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유르스나르의 팔랭프세스트 글쓰기 연구 -『인어공주 La Petite Sirène』의 경우

L'Étude sur l'écriture palimpseste yourcenarienne - le cas de La Petite Sirène

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초록

Marguerite Yourcenar est un des écrivains qui s'intéressent à la réécriture. Elle réécrit tantôt ses propres oeuvres pour le perfectionnement littéraire et la méditation intérieure en tant qu'auteur, tantôt les classiques comme un mythe ou un conte en particulier pour évéiller l'inconscience collective de 'nous' au-delà du culte de 'moi'. Notre étude tient avant tout aux classiques réécrits qui instaurent une interaction entre deux (ou trois) textes par la greffe de l'un dans l'autre. Ce phénomène de réécriture est susceptible d'être déterminé comme une écriture palimpseste. Le palimpseste est au sens littéral un manuscrit écrit sur un parchemin préalablement utilisé, et dont on a fait disparaître les inscriptions pour y écrire de nouveau. Son image ressemble à l'écriture intertextuelle qui concerne un travail de transformation et d'intégration de plusieurs textes, et nous désignons celle-ci notamment comme l'écriture palimpseste. Notre étude consiste donc à examiner la réécriture yourcenarienne au sein de la poétique de l'écriture palimpseste. Et pour ce but, nous avons d'abord observé rapidement plusieurs théories et leurs notions différentes sur l'écriture palimpseste. En considérant entre autres les deux axes, c'est-à-dire la productivité textuelle et la réception lectorale, nous sommes entrés dans l'analyse textuelle de La Petite Sirène qui est réécrite en pièce d'après le conte de Hans-Christian Andersen. Cette analyse est composée en deux parties, l'une sur le palimpseste- forme, l'autre sur le palimpseste-mémoire. En premier, nous avons traité la question générique, les paratextes comme le titre et la préface, et divers techniques. De ces résultats, nous avons rendu compte que, par le biais de la métamorphose formelle ou structurale, La Petite Sirène de Yourcenar rehaussait la tension dramatique et qu'elle fournissait un sens de réalité ainsi que l'ironie incisive. Par exemple, la structure opposée de la pièce met en relief l'identité flottante sans voix de la petite Sirène qui ne pourra se détendre nulle part. En outre, les dialogues des personnages secondaires sont âprement stylisés par des expressions grotesques et grossiers. Le monde merveilleux d'Andersen est ainsi transposé dans la réalité satirique par l'écriture palimpseste yourcenarienne. En deuxième, La Petite Sirène révéille la mémoire collective en remettant la co-lecture entre Yourcenar et son lecteur-public. Elle est lue par bien des enfants et, sans doute, avec la voix de leurs proches. Et le plus souvent illustrée même. Par conséquent, il y a plusieurs couches de mémoire dans cette pièce : la mémoire des oeuvres sur Andersen et Shakespeare, celle de la voix de récitation dans l'enfance, celle des images illustrées, etc. La Petite Sirène s'agit de la réécriture reflétée par la mémoire synesthésique comme 'lire', 'écouter' et 'regarder', en y ajoutant la mémoire autobiographique qui provient de la vie américaine, parfois hostile et peu familière. Il est ainsi en faisant revivre et convergeant la mémoire à des plusieurs degrés que La Petite Sirène prolifère, sortant de son oeuvre originale, et ses nouveaux sens se créent tout en jetant l'ancre à l'originel ou l'essence. En l'espèce, nous pouvons remarquer l'originalité de l'écriture palimpseste yourcenarienne. Rappelons une fois pour toutes l'idée de Schlanger que "l'oeuvre importante ressort et continue de briller sur le fond de l'ancien et du familier. Elle ressort comme une expérience de lecture chaque fois neuve."

Abstract

Marguerite Yourcenar est un des écrivains qui s'intéressent à la réécriture. Elle réécrit tantôt ses propres oeuvres pour le perfectionnement littéraire et la méditation intérieure en tant qu'auteur, tantôt les classiques comme un mythe ou un conte en particulier pour évéiller l'inconscience collective de 'nous' au-delà du culte de 'moi'. Notre étude tient avant tout aux classiques réécrits qui instaurent une interaction entre deux (ou trois) textes par la greffe de l'un dans l'autre. Ce phénomène de réécriture est susceptible d'être déterminé comme une écriture palimpseste. Le palimpseste est au sens littéral un manuscrit écrit sur un parchemin préalablement utilisé, et dont on a fait disparaître les inscriptions pour y écrire de nouveau. Son image ressemble à l'écriture intertextuelle qui concerne un travail de transformation et d'intégration de plusieurs textes, et nous désignons celle-ci notamment comme l'écriture palimpseste. Notre étude consiste donc à examiner la réécriture yourcenarienne au sein de la poétique de l'écriture palimpseste. Et pour ce but, nous avons d'abord observé rapidement plusieurs théories et leurs notions différentes sur l'écriture palimpseste. En considérant entre autres les deux axes, c'est-à-dire la productivité textuelle et la réception lectorale, nous sommes entrés dans l'analyse textuelle de La Petite Sirène qui est réécrite en pièce d'après le conte de Hans-Christian Andersen. Cette analyse est composée en deux parties, l'une sur le palimpseste- forme, l'autre sur le palimpseste-mémoire. En premier, nous avons traité la question générique, les paratextes comme le titre et la préface, et divers techniques. De ces résultats, nous avons rendu compte que, par le biais de la métamorphose formelle ou structurale, La Petite Sirène de Yourcenar rehaussait la tension dramatique et qu'elle fournissait un sens de réalité ainsi que l'ironie incisive. Par exemple, la structure opposée de la pièce met en relief l'identité flottante sans voix de la petite Sirène qui ne pourra se détendre nulle part. En outre, les dialogues des personnages secondaires sont âprement stylisés par des expressions grotesques et grossiers. Le monde merveilleux d'Andersen est ainsi transposé dans la réalité satirique par l'écriture palimpseste yourcenarienne. En deuxième, La Petite Sirène révéille la mémoire collective en remettant la co-lecture entre Yourcenar et son lecteur-public. Elle est lue par bien des enfants et, sans doute, avec la voix de leurs proches. Et le plus souvent illustrée même. Par conséquent, il y a plusieurs couches de mémoire dans cette pièce : la mémoire des oeuvres sur Andersen et Shakespeare, celle de la voix de récitation dans l'enfance, celle des images illustrées, etc. La Petite Sirène s'agit de la réécriture reflétée par la mémoire synesthésique comme 'lire', 'écouter' et 'regarder', en y ajoutant la mémoire autobiographique qui provient de la vie américaine, parfois hostile et peu familière. Il est ainsi en faisant revivre et convergeant la mémoire à des plusieurs degrés que La Petite Sirène prolifère, sortant de son oeuvre originale, et ses nouveaux sens se créent tout en jetant l'ancre à l'originel ou l'essence. En l'espèce, nous pouvons remarquer l'originalité de l'écriture palimpseste yourcenarienne. Rappelons une fois pour toutes l'idée de Schlanger que "l'oeuvre importante ressort et continue de briller sur le fond de l'ancien et du familier. Elle ressort comme une expérience de lecture chaque fois neuve."

참고문헌 (38)

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  4. Marguerite Yourcenar, "Denier du rêve (1959), in OEuvres romanesques, Bibliothèque de La Pléiade" (1982), Gallimard
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  6. Marguerite Yourcenar, "Sources II, texte établi et annoté par Elyane Dezon Jones, présenté par Michèle Sarde" (1999), Gallimard
  7. Hans Christian Andersen, "La Petite Sirène" (2005), Flammarion
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  17. Roland Barthes, "텍스트의 즐거움" (1997), 동문선
  18. Italo Calvino, "왜 고전을 읽는가" (2008), 민음사
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  25. Marc Eigeldinger, "Fiction et diction" (1991), Seuil
  26. Marc Eigeldinger, "Seuils" (1987), Seuil
  27. Anne Claire Gignoux, "Initiation à l'intertextualité" (2005), Ellipses Editions Marketing S.A
  28. Wolfgang Iser, "L'Acte de lecture, théorie de l'effet esthétique" (1985), Mardaga
  29. Julia Kristeva, "La Révolution du langage poétique" (1974), Seuil
  30. Daniel Mortier, "Les grands genres littéraires" (2001), Honoré Champion
  31. Nathalie Piégay-Gros, "Introduction à l'intertextualté" (1996), Dunod
  32. Sophie Rabau, "L'intertextualité" (2002), Flammarion
  33. François Rastier, "Sens et textualité" (1989), Hachette
  34. Michaël Riffaterre, "La production du texte" (1979), Seuil
  35. Michaël Riffaterre, "Sémiotique de la poésie" (1983), Seuil
  36. Michaël Riffaterre, "La trace de l'intertexte", La Pensée, (215) (1980)
  37. Tiphaine Samoyault, "L'intertextualité, Mémoire de la littérature" (2001), Nathan
  38. Judith Schlanger, "La mémoire des oeuvres(1992)" (2008), Verdier

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