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18세기 오페라 패러디극 연구 - 발루아 도르빌의 「아를르캥-테세우스」와 파바르의 「테세우스」를 중심으로

Les parodies dramatiques de l'opéra du XVIIIe siècle - Étude sur 「Arlequin-Thésée」 de Valois d'Orville et 「Thésée」 de Favart

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Le phénomène de la parodisation de grands œuvres atteint son paroxysme au XVIIIe siècle en France. Tout succès de scène générait systématiquement ses doubles parodiques, souvent en grands nombre. Ainsi, l'opéra de Quinault et Lully(「Thésée」, 1675) fait l'objet de deux parodies dramatiques, l'une 「Arlequin Thésée」(1745) par Valois d'Orville, l'autre 「Thésée」(1745) par Favart, Laujon et Parvi. L'objet de notre étude dans ces pages est de présenter quelques observations sur l'écriture parodique de Valois d'Orville et Favart. La comparaison de 「Thésée」 de Lully et de deux parodies fait ressortir l'importance des interprètes pour lesquels écrivent les parodistes. L'essor prodigieux des parodies s'explique généralement par leur force comique. Nous avons d'abord remarqué que Valois d'Orville et Favart s'attachent au texte de Quinault sur le plan de l'intrigue principale, le lieu, les personnages. Cependant, ils se distinguent par leur manière d'exploiter toutes potentialités comiques des situations ou des caractères en conservant les personnages et les incidents. La charge provient de la réduction en miniature du héros et de sa formation en un portrait grotesque. Valois d'Orville et Favart pensent leur pièce pour Arlequin de la Comédie-Italienne et donnent des héros mythiques une image critique, où l'on retrouve les variations comiques d'humeur des types de la commédia dell'arte les plus populaires dans la France du XVIIIe siècle. Les textes parodiques visent ainsi à établir dans l'esprit du spectateur un climat de dérision vis-à-vis du genre tragique. Au niveau de la structure musicale, Valois d'Orville et Favart ne parodient pas la musique de l'opéra, mais le livret. Ils reprennent les vaudevilles dont le rôle est fondamental pour l'effet comique. Le caractère foncier du vaudeville se trouve dans sa gaieté fondamentale, sa légèreté de ton, son usage de refrains comiques ou onomatopéiques. Souscrivant à une telle approche des parodies, nous pouvons conclure que les parodies participent à la création d'un lien de connivence avec le public. Il est évident que ces jeux exigent du spectateur une bonne connaissance du texte originel. La parodie est un divertissement de connaisseur d'abord. Elle participe du plaisir de l'opéra et devient un hommage au créateur. L'art lulliste est devenu aussi classique que les chefs-d'œuvre de la littérature : repris en vaudeville, les airs de Lully chantent de la cour au peuple, de Paris à la province. Dans ce sens, la parodie de l'opéra met à la contribution à la popularité de l'opéra. Les parodies de Valois d'Orville et Favart sont la comédie en musique qui s'oppose à la tragédie en musique crée par Lully et Quinault. Né en dehors d'un système théâtral fondé sur les privilèges des troupes royales, les deux auteurs foraines répliquent aux poursuites par des innovations qui modèlent peu à peu le genre nouveau, c'est-à-dire, l'opéra-comique. La parodie peut être une manière de manifester son refus de conventions littéraires, mais aussi une manière d'affirmer son originalité en rejetant ce que la tradition conserve.

Abstract

Le phénomène de la parodisation de grands œuvres atteint son paroxysme au XVIIIe siècle en France. Tout succès de scène générait systématiquement ses doubles parodiques, souvent en grands nombre. Ainsi, l'opéra de Quinault et Lully(「Thésée」, 1675) fait l'objet de deux parodies dramatiques, l'une 「Arlequin Thésée」(1745) par Valois d'Orville, l'autre 「Thésée」(1745) par Favart, Laujon et Parvi. L'objet de notre étude dans ces pages est de présenter quelques observations sur l'écriture parodique de Valois d'Orville et Favart. La comparaison de 「Thésée」 de Lully et de deux parodies fait ressortir l'importance des interprètes pour lesquels écrivent les parodistes. L'essor prodigieux des parodies s'explique généralement par leur force comique. Nous avons d'abord remarqué que Valois d'Orville et Favart s'attachent au texte de Quinault sur le plan de l'intrigue principale, le lieu, les personnages. Cependant, ils se distinguent par leur manière d'exploiter toutes potentialités comiques des situations ou des caractères en conservant les personnages et les incidents. La charge provient de la réduction en miniature du héros et de sa formation en un portrait grotesque. Valois d'Orville et Favart pensent leur pièce pour Arlequin de la Comédie-Italienne et donnent des héros mythiques une image critique, où l'on retrouve les variations comiques d'humeur des types de la commédia dell'arte les plus populaires dans la France du XVIIIe siècle. Les textes parodiques visent ainsi à établir dans l'esprit du spectateur un climat de dérision vis-à-vis du genre tragique. Au niveau de la structure musicale, Valois d'Orville et Favart ne parodient pas la musique de l'opéra, mais le livret. Ils reprennent les vaudevilles dont le rôle est fondamental pour l'effet comique. Le caractère foncier du vaudeville se trouve dans sa gaieté fondamentale, sa légèreté de ton, son usage de refrains comiques ou onomatopéiques. Souscrivant à une telle approche des parodies, nous pouvons conclure que les parodies participent à la création d'un lien de connivence avec le public. Il est évident que ces jeux exigent du spectateur une bonne connaissance du texte originel. La parodie est un divertissement de connaisseur d'abord. Elle participe du plaisir de l'opéra et devient un hommage au créateur. L'art lulliste est devenu aussi classique que les chefs-d'œuvre de la littérature : repris en vaudeville, les airs de Lully chantent de la cour au peuple, de Paris à la province. Dans ce sens, la parodie de l'opéra met à la contribution à la popularité de l'opéra. Les parodies de Valois d'Orville et Favart sont la comédie en musique qui s'oppose à la tragédie en musique crée par Lully et Quinault. Né en dehors d'un système théâtral fondé sur les privilèges des troupes royales, les deux auteurs foraines répliquent aux poursuites par des innovations qui modèlent peu à peu le genre nouveau, c'est-à-dire, l'opéra-comique. La parodie peut être une manière de manifester son refus de conventions littéraires, mais aussi une manière d'affirmer son originalité en rejetant ce que la tradition conserve.

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