블랑쇼에게서 글쓰기와 유대성의 관계
Le rapport entre l'écriture et la judéité chez Maurice Blanchot
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초록
De Kafka à E.Jabès en passant Lévinas et Antelme, la judéité est une référence majeure de l'espace d'écriture de Maurice Blanchot. Selon Philippe Mesnard, pour Blanchot, l'exercice d'écriture se paye en supportant la charge d'une culpabilité écrasante, en ce qui concerne l'antisémitisme et l'événement d'Auschwitz. La honte et le regret subsistent au fond dans l'écriture de Blanchot qui avait été antisémite dans les années 1930. Par l'écriture, il touche sa faute et celle de l'Occident. Si Blanchot se réfère à l'homme juif, il ne se montre que par et en l'écriture. Dans cette optique, il cherche le sens d'être juif. Tout d'abord, être juif est rapporté à l'idée d'exil et d'exode, et enfin à la vérité du passage du nomadisme. La solitude essentielle de l'exilé au dehors, c'est le destin de l'homme juif, et aussi de l'écrivain. Pour l'écrivain, le mouvement de son écriture est celui de passer comme l'exigence d'arrachement, affirmation de la vérité nomade. C'est au point que, dans la pensée blanchotienne, l'écrivain s'identifie à l'homme juif qui est condamné à l'impératif 'il faut passer' qui invite au nomadisme, à l'itinérance. Cela montre le rapport entre l'écriture et la judéité. L'écriture produit le lieu du négatif et de l'oubli, cherche un mode littéraire à être autrement dans le monde. En cela, l'homme juif prend la place de l'autre qui existe autrement. La judéité est investie pour Blanchot, dès son origine, du sens de la responsabilité d'écrire qui s'oriente ver l'Autre. Pour lui, qui avait été antisémite, l'écriture est un parcours de l'antisémitisme à l'impossibilité d'antisémitisme. Ecrire est reprendre sans cesse l'amitié avec l'Autre, c'est-à-dire établir une sorte de communauté. A partir de ce moment, ce qui nous semble le plus original dans le cheminement de la pensée blanchotienne, est le rapport entre l'écriture et le politique. Chez lui, le politique n'est autre que ce rapport avec l'autre qui se fait dans l'espace du dehors, de l'éxtériorité radicale. Chez Blanchot, la communauté ne s'établit que dans l'espace du dehors. Ceux qui entrent dans la communauté sont les survivants d'Auschwitz qui luttent contre l'oubli. La lutte par l'écriture s'accomplit dans le dehors silencieux.
Abstract
De Kafka à E.Jabès en passant Lévinas et Antelme, la judéité est une référence majeure de l'espace d'écriture de Maurice Blanchot. Selon Philippe Mesnard, pour Blanchot, l'exercice d'écriture se paye en supportant la charge d'une culpabilité écrasante, en ce qui concerne l'antisémitisme et l'événement d'Auschwitz. La honte et le regret subsistent au fond dans l'écriture de Blanchot qui avait été antisémite dans les années 1930. Par l'écriture, il touche sa faute et celle de l'Occident. Si Blanchot se réfère à l'homme juif, il ne se montre que par et en l'écriture. Dans cette optique, il cherche le sens d'être juif. Tout d'abord, être juif est rapporté à l'idée d'exil et d'exode, et enfin à la vérité du passage du nomadisme. La solitude essentielle de l'exilé au dehors, c'est le destin de l'homme juif, et aussi de l'écrivain. Pour l'écrivain, le mouvement de son écriture est celui de passer comme l'exigence d'arrachement, affirmation de la vérité nomade. C'est au point que, dans la pensée blanchotienne, l'écrivain s'identifie à l'homme juif qui est condamné à l'impératif 'il faut passer' qui invite au nomadisme, à l'itinérance. Cela montre le rapport entre l'écriture et la judéité. L'écriture produit le lieu du négatif et de l'oubli, cherche un mode littéraire à être autrement dans le monde. En cela, l'homme juif prend la place de l'autre qui existe autrement. La judéité est investie pour Blanchot, dès son origine, du sens de la responsabilité d'écrire qui s'oriente ver l'Autre. Pour lui, qui avait été antisémite, l'écriture est un parcours de l'antisémitisme à l'impossibilité d'antisémitisme. Ecrire est reprendre sans cesse l'amitié avec l'Autre, c'est-à-dire établir une sorte de communauté. A partir de ce moment, ce qui nous semble le plus original dans le cheminement de la pensée blanchotienne, est le rapport entre l'écriture et le politique. Chez lui, le politique n'est autre que ce rapport avec l'autre qui se fait dans l'espace du dehors, de l'éxtériorité radicale. Chez Blanchot, la communauté ne s'établit que dans l'espace du dehors. Ceux qui entrent dans la communauté sont les survivants d'Auschwitz qui luttent contre l'oubli. La lutte par l'écriture s'accomplit dans le dehors silencieux.
참고문헌 (21)
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- "Le Livre à venir" (1995), Folio
- "L'Entretien infini" (1980), Gallimard
- "L'Ecriture du désastre" (1980), Gallimard
- "La Communauté inavouable" (1983), Minuit
- "L'Instant de ma mort, Fata Morgana" (1994), Montpellier
- "Pour l'Amitié" (1996), Fourbis
- "“Paix, paix au lointain et au proche”, in Difficile justice dans la trace d'Emmanuel Lévinas" (1998), Albin Michel
- 고재정, "정치평론 1593-1993" (2009), 그린비
- Christophe Bident, "Maurice Blanchot Partenaire invisible" (1998), Champ vallon
- Jacques Derrida, "Demeure" (1986), Galilée
- "Jacques Derrida, “Un témoin de toujours”, Libération, le 24 fév 2003"[URL]
- Jean-Paul Sartre, "Réflexion sur la question juive" (1996), Folio
- Jean-Philippe Miraux, "Maurice Blanchot Quiétude et inquiétude de la littérature" (1998), Nathan
- Laure Himy, "Maurice Blanchot la solitude habitée" (1997), Bertrand-Lacoste
- Philippe Mesnard, "Maurice Blanchot le sujet de l'engagement" (1997), L'Harmattan
- 마리 안느 레스쿠레, "레비나스 평전" (2006), 살림
- 엠마뉘엘 레비나스, "윤리와 무한" (2000), 산글방
- 울리히 하세, "모리스 블랑쇼 침묵에 다가가기" (2008), 앨피
- 자크 데리다, "글쓰기와 차이" (2001)
- 조르쥬 풀레, "비평과 의식" (1990), 탐구당
