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『오렐리아』와 『악마의 묘약』에 나타난 ‘분신’

Le Double dans Aurélia et dans Les Elixirs du Diable

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Notre étude sera consacrée à la comparaison entre Gérard de Nerval et E.T.A. Hoffmann en ce qui concerne le thème du double envahissant toutes leurs oeuvres. Presque toutes les oeuvres de Gérard de Nerval sont influencées par le romantisme allemand, et surtout par Hoffmann. Nerval est devenu un des introducteurs du romantisme allemand en traduisant les oeuvres allemandes. Nous avons essayé de trouver les figures du thème du double chez Nerval qui se sont puisées de chez Hoffmann. C'est une réflexion sur ‘Doppelgänger' et sur 'double', pris dans le sens très large d'inhibiteur-mortifère, qui se rencontre à plusieurs niveaux dans Aurélia et Les Élixirs du Diable où le narrateur affronte l'obstacle de rivaux. Chez Hoffmann, la vision de 'Doppelgänger' naît de l'angoisse métaphysique. Il croyait voir son double ou le spectre déguisé de son propre moi. L'univers bipolaire de Hoffmann - antithèse romantique du rêve et de la réalité a influencé propondément Nerval. Nous pouvons tirer les figures angoissantes des doubles qui se situent dans un cadre au-delà de rêve, proche du rêve. Nerval a rencontré ce 'double' au fur et à mesure qu‘il se confrontait aux problèmes de la scission de l'être, aux conflits métaphysiques. Pour combattre le fantôme de son double, finalement pour percer le mystère de la vie, il a exploré ses propres rêves : "Je résolus de fixer le rêve et d'en connaître le secret." Comme Nerval, Hoffmann a cherché à forcer par la voie du rêve les portes du monde invisible, armé de toute sa volonté. Le monde apparaît double, comme la vie humaine, partagée entre vie et songe, avec la qualité d'indécision. La figure du double, personnage réel/iréel, qui est à la fois l'illusion et la vérité de son double apparaît dans le cadrage très incertain : "Ici a commencé pour moi ce que j'appellerai l'épanchement du songe dans la vie réelle."Dans Aurélia, le narrateur va revivre deux fois le même événement, la première fois en tant que double, lui n'étant alors que spectateur ; la seconde étant la seule 'réelle', selon ses amis venus le chercher. 'le moi' se perd dans la présence à soi le fantôme qui l'habite, lui interdisant l'autonomie et la liberté, le plongeant dans un monde qui n'est pas 'sien' et qui le déchire. Le double de la première apparition est comme tiré de soi, de son intimité, comme une sorte d'ectoplasme, qui vient happer une réalité spirituelle et culturelle ; Et l'apparition du double provoque "l'inquiétante étrangeté". La seconde apparition du double, fait intervenir les même éléments, dans le rituel récitatif du texte. Au moment où il tente de rêver de son amoureux, cet 'esprit' apparaît. Le narrateur se désigne ici vaincu d'avance par une culpabilité qui le place en situation expiatoire. Enfin, le narrateur s'est accusé d'avoir perdu et oublié Aurélia : son geste sera alors réitéré par son double, consommant la perte de son amour; et dans un second temps, c'est lui-même qui prononcera la parole d'orgueil qui sera sa perte et celle de son amour ; Enfin, "Une seconde fois perdue!"Nerval ait été fortement impressionné par Les Elixirs du Diable d'Hoffmann, à qui Nerval emprunte le nom de l'héroïne, indiquant qu'il identifie par là leur destin. Médard se voit Aurélie disputée par son double, frère Victorin, et est partagé lui-même entre des désirs bons et des instincts qui le poussent au mal, sous l'influence du fameux 'élixir'. Il prend la place de Victorin et Victorin prétend être Médard. La scène essentielle du 'mariage mystique' a impressionné - du moins littérairement - Nerval. C'est une double scène, qui représente un double mariage raté à chaque fois, à cause justement de l'intervention du double. La première fois, le double, sur lequel il a cru décharger tous les instincts défendus de sa nature, ce bouc émissaire, ce double qui s'est chargé de ses désirs 'diaboliques', passe sous les fenêtres de la fiancée pour être tué en expiation des crimes qu'on lui attribue à tort, alors qu'ils sont bien entendu le fait du héros Médard. Le deuxième mariage va consacrer Aurélie au Seigneur, et mérite seul pour cela le nom de mariage mystique ; mais, si Médard résiste à ce désir sauvage, son double, Victorin vient réclamer sa 'fiancée' dans un délire homicide. Le double ressemble trait pour trait au héros, dans sa voix, dans son habillement. Ce double contrarie toujours les entreprises du héros et généralement c'est à propos d'une femme qu‘éclate la catastrophe, qui est souvent le suicide, par la voie détournée de l'assassinat du persécuteur abhorré. Pour échapper à la division de son être, provoquée par l'apparition de son double, Nerval aspire à la fusion des âmes par sympathie; cette fusion intime des consciences, Nerval la réalise en communiquant avec l'âme d'un aliéné(un autre double) et en le délivrant de son mutisme. Nerval finit par "dompter cette chimère attrayante et redoutable": de l'inquiétante étrangeté à l'envoûtante étrangeté.

Abstract

Notre étude sera consacrée à la comparaison entre Gérard de Nerval et E.T.A. Hoffmann en ce qui concerne le thème du double envahissant toutes leurs oeuvres. Presque toutes les oeuvres de Gérard de Nerval sont influencées par le romantisme allemand, et surtout par Hoffmann. Nerval est devenu un des introducteurs du romantisme allemand en traduisant les oeuvres allemandes. Nous avons essayé de trouver les figures du thème du double chez Nerval qui se sont puisées de chez Hoffmann. C'est une réflexion sur ‘Doppelgänger' et sur 'double', pris dans le sens très large d'inhibiteur-mortifère, qui se rencontre à plusieurs niveaux dans Aurélia et Les Élixirs du Diable où le narrateur affronte l'obstacle de rivaux. Chez Hoffmann, la vision de 'Doppelgänger' naît de l'angoisse métaphysique. Il croyait voir son double ou le spectre déguisé de son propre moi. L'univers bipolaire de Hoffmann - antithèse romantique du rêve et de la réalité a influencé propondément Nerval. Nous pouvons tirer les figures angoissantes des doubles qui se situent dans un cadre au-delà de rêve, proche du rêve. Nerval a rencontré ce 'double' au fur et à mesure qu‘il se confrontait aux problèmes de la scission de l'être, aux conflits métaphysiques. Pour combattre le fantôme de son double, finalement pour percer le mystère de la vie, il a exploré ses propres rêves : "Je résolus de fixer le rêve et d'en connaître le secret." Comme Nerval, Hoffmann a cherché à forcer par la voie du rêve les portes du monde invisible, armé de toute sa volonté. Le monde apparaît double, comme la vie humaine, partagée entre vie et songe, avec la qualité d'indécision. La figure du double, personnage réel/iréel, qui est à la fois l'illusion et la vérité de son double apparaît dans le cadrage très incertain : "Ici a commencé pour moi ce que j'appellerai l'épanchement du songe dans la vie réelle."Dans Aurélia, le narrateur va revivre deux fois le même événement, la première fois en tant que double, lui n'étant alors que spectateur ; la seconde étant la seule 'réelle', selon ses amis venus le chercher. 'le moi' se perd dans la présence à soi le fantôme qui l'habite, lui interdisant l'autonomie et la liberté, le plongeant dans un monde qui n'est pas 'sien' et qui le déchire. Le double de la première apparition est comme tiré de soi, de son intimité, comme une sorte d'ectoplasme, qui vient happer une réalité spirituelle et culturelle ; Et l'apparition du double provoque "l'inquiétante étrangeté". La seconde apparition du double, fait intervenir les même éléments, dans le rituel récitatif du texte. Au moment où il tente de rêver de son amoureux, cet 'esprit' apparaît. Le narrateur se désigne ici vaincu d'avance par une culpabilité qui le place en situation expiatoire. Enfin, le narrateur s'est accusé d'avoir perdu et oublié Aurélia : son geste sera alors réitéré par son double, consommant la perte de son amour; et dans un second temps, c'est lui-même qui prononcera la parole d'orgueil qui sera sa perte et celle de son amour ; Enfin, "Une seconde fois perdue!"Nerval ait été fortement impressionné par Les Elixirs du Diable d'Hoffmann, à qui Nerval emprunte le nom de l'héroïne, indiquant qu'il identifie par là leur destin. Médard se voit Aurélie disputée par son double, frère Victorin, et est partagé lui-même entre des désirs bons et des instincts qui le poussent au mal, sous l'influence du fameux 'élixir'. Il prend la place de Victorin et Victorin prétend être Médard. La scène essentielle du 'mariage mystique' a impressionné - du moins littérairement - Nerval. C'est une double scène, qui représente un double mariage raté à chaque fois, à cause justement de l'intervention du double. La première fois, le double, sur lequel il a cru décharger tous les instincts défendus de sa nature, ce bouc émissaire, ce double qui s'est chargé de ses désirs 'diaboliques', passe sous les fenêtres de la fiancée pour être tué en expiation des crimes qu'on lui attribue à tort, alors qu'ils sont bien entendu le fait du héros Médard. Le deuxième mariage va consacrer Aurélie au Seigneur, et mérite seul pour cela le nom de mariage mystique ; mais, si Médard résiste à ce désir sauvage, son double, Victorin vient réclamer sa 'fiancée' dans un délire homicide. Le double ressemble trait pour trait au héros, dans sa voix, dans son habillement. Ce double contrarie toujours les entreprises du héros et généralement c'est à propos d'une femme qu‘éclate la catastrophe, qui est souvent le suicide, par la voie détournée de l'assassinat du persécuteur abhorré. Pour échapper à la division de son être, provoquée par l'apparition de son double, Nerval aspire à la fusion des âmes par sympathie; cette fusion intime des consciences, Nerval la réalise en communiquant avec l'âme d'un aliéné(un autre double) et en le délivrant de son mutisme. Nerval finit par "dompter cette chimère attrayante et redoutable": de l'inquiétante étrangeté à l'envoûtante étrangeté.

참고문헌 (27)

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