마리보의 『어머니들의 학교』와『친구 같은 어머니』 속에 나타난 모녀관계
Rapports mère-fille dans L'Ecole des mères et La Mère confidente de Marivaux
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초록
A partir de 1732, Marivaux qui avait commencé à écrire des oeuvres dramatiques en 1714 a augmenté le rôle des parents, surtout celui de la mère dans ses pièces. Il a écrit huit pièces comportant une mère, veuve en plus, et élargi la dimension de son rôle dramatique. Parmi ces pièces, c'est dans L'Ecole des mères(1732) et La Mère confidente(1735) que se trouvent les mères dont le caractère et l'importance du rôle attirent notre attention. Ces mères constituent une famille avec leurs filles sans personnages masculins. Celle de L'Ecole des mères est autoritaire et exigeante envers sa fille tandis que celle de La Mère confidente tient à entretenir un rapport tendre avec sa fille, même si ceci n'est pas évident. Quant à leurs filles, elles sont élevées et éduquées de façon à être obéissantes avec leurs mères. Cette structure familiale nous évoque le complexe d'OEdipe parce qu'il y a une certaine oppression de la part du parent envers son enfant. La relation entre la mère et sa fille dans ces deux pièces ne constitue pourtant pas une relation de rivalité, qui est un élément essentiel dans le complexe d'OEdipe. Le conflit entre les générations s'amorce au moment où la fille connaît un jeune homme par un heureux hasard et tombe amoureuse de lui. Sa mère considère que ce jeune homme dépourvu du pouvoir menace la vie calme de sa fille. Elle veut marier sa fille avec un homme “raisonable”; remplaçant du père qui détient le pouvoir dans la société bourgeoise. Les filles sont éduquées de manière à refouler leurs désirs et se taire. Angélique de L'Ecole des mères connaît même un désarroi psychologique devant sa mère puisqu'elle subit une domination morale. Pourtant, en face de son jeune amant Eraste, elle avoue son amour avec une franchise étonnante. Son aventure amoureux arrive à une fin heureuse grâce à l'intervention brusque du père de son amant. Tout en promettant de céder son pouvoir et son bien à son fils, le père d'Eraste force madame Argante, la mère à donner l'autorisation du mariage. Ce n'est ni par le consentement ni par la réconciliation d'entre la fille et sa mère que le mariage se décide. Le rapport entre la mère et la fille reste ambigu sans trouver une forme déterminée. Par contre, une autre madame Argante dans La Mère confidente cherche à entretenir une relation amicale avec une autre Angélique sa fille, en niant même son nom de mère. Elle devient confidente de sa fille. La fille, “sage et innocente”, croit la tendresse de sa mère et avoue son amour pour le jeune homme que la mère considère dangereux pour la vie d'une jeune fille dans la société bourgeoise. En jouant le rôle de la confidente de sa fille, la mère devient à un moment une véritable amie. Au lieu de dissuader sa fille de l'amour nuisible à la réputationi, elle cherche un autre chemin pour résoudre le problème. Elle organise une scène de confrontation avec le jeune homme en jouant une petite comédie. Sous le masque de la tante, elle le blame en tant que mère d'Angélique. Ce jeune amant se rend et même renonce à son amour en faveur de la fille. La force maternelle triomphe. La mère autorise enfin l'amour des jeunes. Ceux-ci sont satisfaits; la mère les domine toujours. Pourtant l'autorité maternelle s'exerce non par l'interdiction, mais par la tendresse. La mère promet d'essayer de comprendre le choix de sa fille. Leurs rapports nous rappellent les rapports heureux de Déméter et sa fille Perséphone dans le mythe grec.
Abstract
A partir de 1732, Marivaux qui avait commencé à écrire des oeuvres dramatiques en 1714 a augmenté le rôle des parents, surtout celui de la mère dans ses pièces. Il a écrit huit pièces comportant une mère, veuve en plus, et élargi la dimension de son rôle dramatique. Parmi ces pièces, c'est dans L'Ecole des mères(1732) et La Mère confidente(1735) que se trouvent les mères dont le caractère et l'importance du rôle attirent notre attention. Ces mères constituent une famille avec leurs filles sans personnages masculins. Celle de L'Ecole des mères est autoritaire et exigeante envers sa fille tandis que celle de La Mère confidente tient à entretenir un rapport tendre avec sa fille, même si ceci n'est pas évident. Quant à leurs filles, elles sont élevées et éduquées de façon à être obéissantes avec leurs mères. Cette structure familiale nous évoque le complexe d'OEdipe parce qu'il y a une certaine oppression de la part du parent envers son enfant. La relation entre la mère et sa fille dans ces deux pièces ne constitue pourtant pas une relation de rivalité, qui est un élément essentiel dans le complexe d'OEdipe. Le conflit entre les générations s'amorce au moment où la fille connaît un jeune homme par un heureux hasard et tombe amoureuse de lui. Sa mère considère que ce jeune homme dépourvu du pouvoir menace la vie calme de sa fille. Elle veut marier sa fille avec un homme “raisonable”; remplaçant du père qui détient le pouvoir dans la société bourgeoise. Les filles sont éduquées de manière à refouler leurs désirs et se taire. Angélique de L'Ecole des mères connaît même un désarroi psychologique devant sa mère puisqu'elle subit une domination morale. Pourtant, en face de son jeune amant Eraste, elle avoue son amour avec une franchise étonnante. Son aventure amoureux arrive à une fin heureuse grâce à l'intervention brusque du père de son amant. Tout en promettant de céder son pouvoir et son bien à son fils, le père d'Eraste force madame Argante, la mère à donner l'autorisation du mariage. Ce n'est ni par le consentement ni par la réconciliation d'entre la fille et sa mère que le mariage se décide. Le rapport entre la mère et la fille reste ambigu sans trouver une forme déterminée. Par contre, une autre madame Argante dans La Mère confidente cherche à entretenir une relation amicale avec une autre Angélique sa fille, en niant même son nom de mère. Elle devient confidente de sa fille. La fille, “sage et innocente”, croit la tendresse de sa mère et avoue son amour pour le jeune homme que la mère considère dangereux pour la vie d'une jeune fille dans la société bourgeoise. En jouant le rôle de la confidente de sa fille, la mère devient à un moment une véritable amie. Au lieu de dissuader sa fille de l'amour nuisible à la réputationi, elle cherche un autre chemin pour résoudre le problème. Elle organise une scène de confrontation avec le jeune homme en jouant une petite comédie. Sous le masque de la tante, elle le blame en tant que mère d'Angélique. Ce jeune amant se rend et même renonce à son amour en faveur de la fille. La force maternelle triomphe. La mère autorise enfin l'amour des jeunes. Ceux-ci sont satisfaits; la mère les domine toujours. Pourtant l'autorité maternelle s'exerce non par l'interdiction, mais par la tendresse. La mère promet d'essayer de comprendre le choix de sa fille. Leurs rapports nous rappellent les rapports heureux de Déméter et sa fille Perséphone dans le mythe grec.
참고문헌 (11)
- MARIVAUX, "Théâtre complet in : Bibliothèque de la Pléiade" (1993), Gallimard
- BEAUVOIR Simone de, "Le deuxième sexe" (1976), Gallimard
- BROUARD-ARENDS Isabelle, "«Le théâtre, école des mères», Vie et images maternelles dans la littérature française du dix-huitième siècle" (1991), The Voltaire foundation
- DESVIGNES Lucette, "Marivaux et l'Adolescence", Revue Marivaux, (3) (1992), Société Marivaux
- GILOT Michel, "Deux formes d'approche du “coeur”: L'Ecole des mères et La Mère confidente", Revue Marivaux, (3) (1992), Société Marivaux
- HOWELLS Robin, "La Force maternelle: L'Ecole des mères et La Mère confidente", Revue Marivaux, (3) (1992), Société Marivaux
- IRIGARAY, Luce, "Le Temps de la différence in : Livre de Poche" (1989), Librairie Générale Française
- LESSANA Marie-Magdeleine, "Entre mères et filles: un ravage" (2000), Fayard
- RIVARA Annie, "L'Ecole des mères, comédie “moderne”", Bulletin de liaison et d'information, (13) (1992), Société française et littérature générale et comparée
- VERHOEFF Han, "Manupulation ou thérapie: les aléas de la confidence dans La Mère confidente", Revue Marivaux, (3) (1992), Société Marivaux
- VERHOEFF Han, "Marivaux ou le dialogue avec la femme, Une psycholecture de ses comédies et de ses journaux" (1994), Paradigme
