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보리스 비앙의 단편 『안개 Le Brouillard』에 나타난 잃어버린 자아 탐구

La découverte de l'â me perdu dans Le Brouillard de Boris Vian

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Dans le Brouillard, nombreuses sont les images qui sont étroitement liées à la découverte de l'âme perdue: le regard, des bruits, le grouillement d'animaux, le retentissement oscillatoire, des horloges, la pendule, l'ancre… Elles appellent une perception imaginaire par où se produit le jeu imaginaire qui fait le lien entre elles et le délire d'un personnage, André. Cette substitution analogique est aggravée. Parce que ce dernier voit sur le mur toutes les empreintes imperceptibles des rayures solaires. Ce dessin estompé de la lumière oriente vers l'étage au-dessous le regard d'André qui descend. En cela, le changement du paysage extérieur, André le remarque. Il descend à l'intérieur du moi profond. C'est sans doute la perception du désordre d'une tuile qui correspond à la conscience qu'il prend du trouble de son âme. Le comportement infantile d'André engendré par son amnésie et par ses troubles mentaux étroitement liés au couple parental du coït n'est pas étranger à l'image du ventre maternel. Et l'espace désastreux de la maison voisine lui rappelle le bruit du bombardement qui avait provoqué la regression du comportement. L'image de destruction révèle le grouillement d'animaux obscures et le retentissement profond de la nuit. André ne voit pas la maison sous son aspect réel, mais son aspect imaginaire. Aussi entend-il un bruit réel et imaginaire. Un son régulier retient son attention. La sonnerie des horloges appelle en effet une réciprocité entre écho qu'elles produisent et le bruit du bombardement. La sonnerie des horloges permet à André de pénétrer plus profondément dans les ténèbres psychiques. Parvenu jusqu'aux profondeurs obscures du moi, ce retentissement oscillatoire exprime seulement le commencement de son délire. Le cri profond s'élève. La pendule restitue la perte de mémoire dont André est la victime, le moment où André voyait l'ancre invisible, ancre qui révèle imaginairement l'organe du sexe masculin, coïncide avec le bruit du bombardement qui fait tourner la tête. Sa chute dans l'escalier jusqu'à la cave creuse de son âme, chute qui cause l'ancrage auquel se rattache cet homme perdu. André est consterné par le bruit oscillatoire et par la forme et la force qui révèlent l'organe du sexe masculin. Ces battements de la pendule en forme d'ancre résonnent dans son coeur comme le temps qui s'enfuit, se fixe en lui. C'est la raison pour laquelle André veux s'approprier la pendule de l'avocat qui habite à l'étage au-dessous. Posséder cette ancre du temps, c'est immobiliser l'oscillation de la pendule et échapper à la fuite du temps. Et encore c'est libérer du complexe psychique lié au couple parental du coït. Résonance, rumeurs sourdes et lumière forcent André à crier désespérément. Mais pourtant il doit franchir, pour obtenir son ancre, la porte fermée de l'avocat. Sorti de sa chambre et pénétrant dans des ténèbres de l'escalier, André descend à l'étage du dessous. L'odeur de la vie quotidienne le fait passer d'un souvenir à un autre. Le sens tactile prédomine sur les autres. Le contact de la concavité et la convexité de la matière fait frissonner André. Il fait écho au fond de son âme. Cherchant à s'approprier l'ancre du temps, il faut tuer l'avocat pour dissiper en lui l'obsession de l'ancre temporelle, ombre psychique d'André qui s'avère comme un noyau du complexe d'Oedipe: superposition de la conscience à l'événement. Après la mort imaginaire de l'avocat, André s'approprie l'ancre. La pendule s'immobilise. André s'est libéré de l'obsession sexuelle. Et le grouillement intérieur s'est calmé. André échappe au sentiment lié au temps qui s'enfuit, c'est-à-dire au fantasme d'une scène originaire. Mais après cette libération ou ce défoulement, il n'est pas possible de vivre dans le rythme du temps. Il se suicide dans le fleuve du temps.

Abstract

Dans le Brouillard, nombreuses sont les images qui sont étroitement liées à la découverte de l'âme perdue: le regard, des bruits, le grouillement d'animaux, le retentissement oscillatoire, des horloges, la pendule, l'ancre… Elles appellent une perception imaginaire par où se produit le jeu imaginaire qui fait le lien entre elles et le délire d'un personnage, André. Cette substitution analogique est aggravée. Parce que ce dernier voit sur le mur toutes les empreintes imperceptibles des rayures solaires. Ce dessin estompé de la lumière oriente vers l'étage au-dessous le regard d'André qui descend. En cela, le changement du paysage extérieur, André le remarque. Il descend à l'intérieur du moi profond. C'est sans doute la perception du désordre d'une tuile qui correspond à la conscience qu'il prend du trouble de son âme. Le comportement infantile d'André engendré par son amnésie et par ses troubles mentaux étroitement liés au couple parental du coït n'est pas étranger à l'image du ventre maternel. Et l'espace désastreux de la maison voisine lui rappelle le bruit du bombardement qui avait provoqué la regression du comportement. L'image de destruction révèle le grouillement d'animaux obscures et le retentissement profond de la nuit. André ne voit pas la maison sous son aspect réel, mais son aspect imaginaire. Aussi entend-il un bruit réel et imaginaire. Un son régulier retient son attention. La sonnerie des horloges appelle en effet une réciprocité entre écho qu'elles produisent et le bruit du bombardement. La sonnerie des horloges permet à André de pénétrer plus profondément dans les ténèbres psychiques. Parvenu jusqu'aux profondeurs obscures du moi, ce retentissement oscillatoire exprime seulement le commencement de son délire. Le cri profond s'élève. La pendule restitue la perte de mémoire dont André est la victime, le moment où André voyait l'ancre invisible, ancre qui révèle imaginairement l'organe du sexe masculin, coïncide avec le bruit du bombardement qui fait tourner la tête. Sa chute dans l'escalier jusqu'à la cave creuse de son âme, chute qui cause l'ancrage auquel se rattache cet homme perdu. André est consterné par le bruit oscillatoire et par la forme et la force qui révèlent l'organe du sexe masculin. Ces battements de la pendule en forme d'ancre résonnent dans son coeur comme le temps qui s'enfuit, se fixe en lui. C'est la raison pour laquelle André veux s'approprier la pendule de l'avocat qui habite à l'étage au-dessous. Posséder cette ancre du temps, c'est immobiliser l'oscillation de la pendule et échapper à la fuite du temps. Et encore c'est libérer du complexe psychique lié au couple parental du coït. Résonance, rumeurs sourdes et lumière forcent André à crier désespérément. Mais pourtant il doit franchir, pour obtenir son ancre, la porte fermée de l'avocat. Sorti de sa chambre et pénétrant dans des ténèbres de l'escalier, André descend à l'étage du dessous. L'odeur de la vie quotidienne le fait passer d'un souvenir à un autre. Le sens tactile prédomine sur les autres. Le contact de la concavité et la convexité de la matière fait frissonner André. Il fait écho au fond de son âme. Cherchant à s'approprier l'ancre du temps, il faut tuer l'avocat pour dissiper en lui l'obsession de l'ancre temporelle, ombre psychique d'André qui s'avère comme un noyau du complexe d'Oedipe: superposition de la conscience à l'événement. Après la mort imaginaire de l'avocat, André s'approprie l'ancre. La pendule s'immobilise. André s'est libéré de l'obsession sexuelle. Et le grouillement intérieur s'est calmé. André échappe au sentiment lié au temps qui s'enfuit, c'est-à-dire au fantasme d'une scène originaire. Mais après cette libération ou ce défoulement, il n'est pas possible de vivre dans le rythme du temps. Il se suicide dans le fleuve du temps.

참고문헌 (13)

  1. VIAN Boris, "Le Brouillard", ~ (1982)
  2. BENS Jacques, "Boris Vian", Bordas, ~ (1980)
  3. BURGOS Jean, "Pour une poétique de l'Imaginaire" (1982), Seuil
  4. CLANCIER Anne, "Qu'est-ce qui fait courir Boris Vian", Colloque de Cerisy, 2, pp.49~85 (1977)
  5. COSTES Alain, "Pour une esthétique vianesque du contraste", Boris Vian de A à Z, 8, pp.53~68 (1976)
  6. DELEUZE Gilles, "Différence et répétition", ~ (1985)
  7. DICKHOFF Herbert, "Approche discrète des nouvelles de Boris Vian", Colloque de Cerisy, 1, pp.333~345 (1977)
  8. FAURE Michel, "Les vies posthumes de Boris Vian", UGE, ~ (1975)
  9. GRODDECK Georg, "La maladie, l'art et le symbole" (1969), Gallimard
  10. GRODDECK Georg, "Le livre du Ça", Gallimard, ~ (1973)
  11. LAPLANCHE J., "Vocabulaire de la psychanalyse", ~ (1992)
  12. LEWINTER Roger, "L'art de l'enfance", Gallimard, ~ (1973)
  13. MANSUY Michel, "Gaston Bachelard et les éléments", José Corti, ~ (1976)

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