보리스 비앙의 『모든 이를 위한 각뜨기』에 나타난 인간조건, 혹은 전쟁의 모습
Une condition générale de l'homme, ou l'image de la guerre dans l'Equarrissage pour tous de Boris Vian
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초록
Dans l'Equarrissage pour tous, la puanteur, le bruit, l'appellation du prénom, la grossesse incertaine, le mariage irréalisé qui leur confèrent aspect et puissance, parachevant l'image d'une réalité sans issue, c'est la condition générale de l'homme dans l'état de guerre. Dans la double figure de puanteur et de bruit, l'image n'évoque pas seulement la vie bouleversante. Les personnages contemplent leur visage tragique, leur identité confuse ou perdue, même si parfois leur espoir émerge; parfois aussi, une laideur répugnante s'empare de leur être, cependant que, devant la menace meurtrière, ils acquièrent le goût de joueur, surtout de jeu d'enfance. Là encore, l'état de guerre entre dans le processus du changement. Répondant à la condition générale de la vie humaine en guerre, le jeu aux cartes, le jeu de la guerre, le pari cherchent dans la confusion du moi et de l'ennemi à élargir sa suggestion. Une qualité humaine se laisse mesurer dans ces jeux. Ces derniers répondent immédiatement à une question posée sur l'homme en guerre, et son ambiance leur réplique. Ils définssent, déterminent et singularisent la vie humaine. C'est partout la déchéance. Les personnages recherchent leur sécurité. Ils désirent éloigner le danger, car le bruit et la puanteur sont menace soudaine et brutale. La sûreté de la vie disparaît. L'existence s'engouffre dans l'insûreté. Une autre vie apparaît, gonflée d'angoisses, de peurs; le monde de la vie nouvelle, c'est-à-dire la grossesse incertaine et le mariage cavalesque et irréalisé sont soumis à l'espoir de la vie dans l'état de guerre. Mais pourtant, cet espoir n'a pas accompli. Dans l'Equarrissage pour tous s'étalent l'obsession de la mort et la crise d'angoisse. La puanteur et le bruit comportent de la farce et de la dérision sous la menace de supplice. Les personnages agissent profondément. Tout espoir se déforme dans le jeu des chatouilles. Ces dernières sont le symptôme du déchirement de la vie humaine. Celui-là est situation déchéante et grave qui sape toute la vie au coeur d'un hurlement sado-masochiste, celui-ci donne un comportement rigide, une attitude de soumission ou au contraire de défi permanent. Ainsi nous appréhendons la vie militaire, la vie quotidienne, une condition générale de la vie humaine. C'est la raison pour laquelle nous avons affaire à la réunion de l'angoisse et d'un danger sous l'image de la puanteur, du bruit, de la grossesse incertaine, du mariage cavalesque et irréalisé et de l'appellation chaotique du prénom.
Abstract
Dans l'Equarrissage pour tous, la puanteur, le bruit, l'appellation du prénom, la grossesse incertaine, le mariage irréalisé qui leur confèrent aspect et puissance, parachevant l'image d'une réalité sans issue, c'est la condition générale de l'homme dans l'état de guerre. Dans la double figure de puanteur et de bruit, l'image n'évoque pas seulement la vie bouleversante. Les personnages contemplent leur visage tragique, leur identité confuse ou perdue, même si parfois leur espoir émerge; parfois aussi, une laideur répugnante s'empare de leur être, cependant que, devant la menace meurtrière, ils acquièrent le goût de joueur, surtout de jeu d'enfance. Là encore, l'état de guerre entre dans le processus du changement. Répondant à la condition générale de la vie humaine en guerre, le jeu aux cartes, le jeu de la guerre, le pari cherchent dans la confusion du moi et de l'ennemi à élargir sa suggestion. Une qualité humaine se laisse mesurer dans ces jeux. Ces derniers répondent immédiatement à une question posée sur l'homme en guerre, et son ambiance leur réplique. Ils définssent, déterminent et singularisent la vie humaine. C'est partout la déchéance. Les personnages recherchent leur sécurité. Ils désirent éloigner le danger, car le bruit et la puanteur sont menace soudaine et brutale. La sûreté de la vie disparaît. L'existence s'engouffre dans l'insûreté. Une autre vie apparaît, gonflée d'angoisses, de peurs; le monde de la vie nouvelle, c'est-à-dire la grossesse incertaine et le mariage cavalesque et irréalisé sont soumis à l'espoir de la vie dans l'état de guerre. Mais pourtant, cet espoir n'a pas accompli. Dans l'Equarrissage pour tous s'étalent l'obsession de la mort et la crise d'angoisse. La puanteur et le bruit comportent de la farce et de la dérision sous la menace de supplice. Les personnages agissent profondément. Tout espoir se déforme dans le jeu des chatouilles. Ces dernières sont le symptôme du déchirement de la vie humaine. Celui-là est situation déchéante et grave qui sape toute la vie au coeur d'un hurlement sado-masochiste, celui-ci donne un comportement rigide, une attitude de soumission ou au contraire de défi permanent. Ainsi nous appréhendons la vie militaire, la vie quotidienne, une condition générale de la vie humaine. C'est la raison pour laquelle nous avons affaire à la réunion de l'angoisse et d'un danger sous l'image de la puanteur, du bruit, de la grossesse incertaine, du mariage cavalesque et irréalisé et de l'appellation chaotique du prénom.
참고문헌 (10)
- Vian Boris, "L'Equarrissage pour tous, in Boris Vian Theâtre" (1972), Jean-Jacques Pauvert éditeur
- Anglard Véronique, "Vian" (1992), Nathan
- Arnaud Noel, "Les vies parallèles de Boris Vian" (1981), Christian Bourgois Editeur
- Baudin Henri, "Boris Vian: la poursuite de la vie totale" (1966), Ed. du Centurion
- Bens Jacques, "Boris Vian" (1976), Bordas
- Burgos Jean, "Pour une poétique de l'Imaginaire" (1982), Seuil
- Fauré Michel, "Les Vies posthumes de Boris Vian" (1975), UGE
- Noakes David, "Boris Vian" (1964), Universitaires
- Pestureau Gilbert, "Boris Vian, les amerlauds et les godrons" (1978), UGE
- Rybalka Michel, "Boris Vian: essai d'interprétation et de documentation" (1969), Minard
