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장 지오노의 작품에 나타난 동물의 이미지

L'image de l'animal dans l'oeuvre de Jean Giono

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L'imagination de Giono produit un monde où se sont unis tous les êtres: la nature animale, végétale, la matière vivante et non vivante, tout est sensible comme l'homme. De cette harmonie fondamentale entre l'homme et la nature, Giono développe la vision cosmique dont le motif renvoie à un temps primordial. Le monde de Giono présuppose et prolonge donc la cosmologie qui apparaît dans son oeuvre comme une structure archétypale. Or le bestiaire est en relation étroite avec la cosmologie qui est à cet archétype centré sur l'univers des origines. Car l'animal a toujours occupé une place de choix dans la mentalité collective comme dans la rêverie d'individuelle. L'imagination sur l'animal permet ainsi la reconstitution de la pensée premitive. Dans cette perspective, nous examinons l'image animale qui devient pour Giono l'hormone de l'imagintion et donne à son oeuvre les diverses figures de la cosmogonie. Notre premier chapitre est alors consacré à l'étude de la symbolique animale qui est porteuse d'une figure apocalyptique du monde gionien. Pour faire éclore dans son oeuvre cette figure triste d'un drame cosmique, Giono n'oublie pas d'établir le cadre désordonné dans lequel semble être effacée la trace du monde. C'est par cette image du cataclysme que l'animal gionien participe à construire un monde apocalyptique. Ainsi, liée aux images dépressives du monde, les animaux maléfiques de Giono sont d'abord doués d'un sens particulier par lequel ils arrivent à connaître certains secrets de la nature mystérieuse; ils apparaissent donc comme un visionnaire qui se comporte surtout en annonciateur d'un monde catastrophique. Et ensuite, les animaux évoqués par Giono jouent un rôle destructeur qui dirige la mort dans un monde assimilé au chaos apocalyptique: la mise en jeu de ces animaux exploite la symbolique universelle du mal qui dévaste le monde que punit le ciel. Mais assumée par la valorisation négative de l'animal, la figure apocalyptique ne provoque pas chez Giono seulement le désordre, elle est aussi indispensable à l'ordre. Elle opère en quelque sorte une conversion de toutes les forces néfastes, orientées vers le néant ou le chaos, en énergie positive, moteur de naissance et de résurrection. Nous arrivons donc à prolonger la cosmogonie où l'animal joue son rôle de l'animation intime du monde. Ainsi, le monde gionien se réveille avec une vigueur cosmique et, pour évoquer cette intuition de la vie originelle ou de la vie renouvelée, Giono utilise la symbolique des animaux épiques: cheval, serpent, taureau, chèvre, cerf et le reste. Or évoqué par l'image emblématique de ces animaux, le monde de Giono s'attache au visage de l'Univers où tous les êtres semblent animés par un même élan vital. Nous découvrons en somme une vision du monde gionien: la mise en place de son monde se réalise grâce à l'harmonie parfaite qui se soumet à la loi de Pan; cette harmonie est une affirmation totale de la vision cosmique qui constitue la symbolique de la roue, assimilée à la création continuelle du monde et à l'image idéale du triomphe de la vie.

Abstract

L'imagination de Giono produit un monde où se sont unis tous les êtres: la nature animale, végétale, la matière vivante et non vivante, tout est sensible comme l'homme. De cette harmonie fondamentale entre l'homme et la nature, Giono développe la vision cosmique dont le motif renvoie à un temps primordial. Le monde de Giono présuppose et prolonge donc la cosmologie qui apparaît dans son oeuvre comme une structure archétypale. Or le bestiaire est en relation étroite avec la cosmologie qui est à cet archétype centré sur l'univers des origines. Car l'animal a toujours occupé une place de choix dans la mentalité collective comme dans la rêverie d'individuelle. L'imagination sur l'animal permet ainsi la reconstitution de la pensée premitive. Dans cette perspective, nous examinons l'image animale qui devient pour Giono l'hormone de l'imagintion et donne à son oeuvre les diverses figures de la cosmogonie. Notre premier chapitre est alors consacré à l'étude de la symbolique animale qui est porteuse d'une figure apocalyptique du monde gionien. Pour faire éclore dans son oeuvre cette figure triste d'un drame cosmique, Giono n'oublie pas d'établir le cadre désordonné dans lequel semble être effacée la trace du monde. C'est par cette image du cataclysme que l'animal gionien participe à construire un monde apocalyptique. Ainsi, liée aux images dépressives du monde, les animaux maléfiques de Giono sont d'abord doués d'un sens particulier par lequel ils arrivent à connaître certains secrets de la nature mystérieuse; ils apparaissent donc comme un visionnaire qui se comporte surtout en annonciateur d'un monde catastrophique. Et ensuite, les animaux évoqués par Giono jouent un rôle destructeur qui dirige la mort dans un monde assimilé au chaos apocalyptique: la mise en jeu de ces animaux exploite la symbolique universelle du mal qui dévaste le monde que punit le ciel. Mais assumée par la valorisation négative de l'animal, la figure apocalyptique ne provoque pas chez Giono seulement le désordre, elle est aussi indispensable à l'ordre. Elle opère en quelque sorte une conversion de toutes les forces néfastes, orientées vers le néant ou le chaos, en énergie positive, moteur de naissance et de résurrection. Nous arrivons donc à prolonger la cosmogonie où l'animal joue son rôle de l'animation intime du monde. Ainsi, le monde gionien se réveille avec une vigueur cosmique et, pour évoquer cette intuition de la vie originelle ou de la vie renouvelée, Giono utilise la symbolique des animaux épiques: cheval, serpent, taureau, chèvre, cerf et le reste. Or évoqué par l'image emblématique de ces animaux, le monde de Giono s'attache au visage de l'Univers où tous les êtres semblent animés par un même élan vital. Nous découvrons en somme une vision du monde gionien: la mise en place de son monde se réalise grâce à l'harmonie parfaite qui se soumet à la loi de Pan; cette harmonie est une affirmation totale de la vision cosmique qui constitue la symbolique de la roue, assimilée à la création continuelle du monde et à l'image idéale du triomphe de la vie.

참고문헌 (29)

  1. GIONO Jean, "Oeuvres romanesques complètes tome Ⅰ, Ⅱ" (1972), Gallimard
  2. GIONO Jean, "Colline" (1929), Bernard Grasset
  3. GIONO Jean, "Regain" (1930), Bernard Grasset
  4. GIONO Jean, "Le Grand Troupeau" (1931), Gallimard
  5. GIONO Jean, "Jean le Bleu" (1932), Bernard Grasset
  6. GIONO Jean, "Solitude de la pitié" (1932), Gallimard
  7. GIONO Jean, "Le Chand du monde" (1934), Gallimard
  8. GIONO Jean, "Que ma joie demeure" (1934), Bernard Grasset
  9. GIONO Jean, "Batailles dans la montagne" (1937), Gallimard
  10. GIONO Jean, "Récits et essais" (1988), Gallimard
  11. GIONO Jean, "Le Serpent d'Etoiles" (1933), Bernard Grasset
  12. GIONO Jean, "Les vraies richesses" (1937), Bernard Grasset
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  14. 안영현, "지오노 소설공간의 이원적 구조와 상징성", 프랑스문화예술연구, 28, pp.197~232 (2009), 프랑스문화예술학회
  15. 안영현, "장 지오노의 작품에 나타난 바람의 테마", 프랑스문화예술연구, 36, pp.133~162 (2011), 프랑스문화예술학회
  16. 유재홍, "장 지오노와 우주", 불어불문학연구, 45 (2001), 한국불어불문학회
  17. BACHELARD Gaston, "L'Eau et les rêves" (1942), José Corti
  18. BACHELARD Gaston, "L'Air et les songes" (1943), José Corti
  19. BACHELARD Gaston, "La Terre et les rêveries de la volonté" (1947), José Corti
  20. BACHELARD Gaston, "La Terre et les rêveries du repos" (1948), José Corti
  21. CHEVALIER Jean, "Dictionnaire des symboles" (1973), Jupiter
  22. CHONEZ Claudine, "Giono par lui-même" (1956), Seuil
  23. CLAYTON Alan J., "Sur un procédé descriptif: la table rase annonciatrice, In Giono: lecture plurielle, “Etudes littéraires”" (1982), Les Presses de l'Université Laval
  24. DURAND Gilbert, "Les structures anthropologiques de l'imaginaire" (1984), Bordas
  25. FOURCAUT Laurent, "Déluges dans Batailles dans la montagne, In Giono aujourd'hui" (1982), Edisud
  26. FOURCAUT Laurent, "Pan, Paon, serpent à plumes, In GIONO L'ENCHANTEUR" (1996), Grasset et Fasquelle
  27. FOURCAUT Laurent, "Commente Le chant du monde de Jean Giono" (1996), Gallimard
  28. PLANTIER René, "La poétique du fleuve dans Le Chant du monde", Jean Giono, Bulletin, (17) (1982)
  29. RICATTE Luce, "Notice de Colline, In Oeuvres romanesques complètes tome I" (1971)

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