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안 에베르의 『최초의 정원』 : 변신과 자아 탐색

Le Premier Jardin d’Anne Hébert : les métamorphoses et la quê̂te de soi

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Flora Fontanges a le mal de vivre: son enfance malheureuse lui a marqué une blessure profonde. Orpheline à la naissance, elle assume des rô̂les multiples dans la vie sous trois noms différents: Pierrette Paul, Marie Eventurel et Flora Fontanges. On l’a nommée Pierrette Paul à l’orphelinat puis Marie Eventurel chez les Eventuel, famille bourgeoise qui l’ont adoptée. Chez les Eventurel elle était obligée à ê̂tre une autre; elle devait apprendre à vivre comme une bourgeoise en changeant de nom et de comportement. Elle devait faire des efforts pour ê̂tre à la hauteur de l’attente de la famille Eventurel. D’où ses métamorphoses forcées. Il était important d’avoir son nom qu’elle peut utiliser pour toujours, mais elle refuse le mariage proposé par les Eventurel et part pour la France. Marie Eventurel, “pétrifiée à la pensée de jamais pouvoir sortir de soi” choisit son nouveau nom qui “la désignera entre tous et lui permettra toutes les métamorphses nécessaires à sa vie.” Cette décision est une manifestation de refus des conventions bourgeoises et de volonté de vivre sa vie et d’ê̂tre elle-mê̂me. Flora Fontanges, devenue comédienne comme elle vouait, se métamorphose sur scène. Pour une métamorphose complète elle doit subir un processus complexe; elle doit s’effacer pour jouer les personnages, mais se rappeler son vécu qu’elle vouait enterrer à jamais pour nourrir ses personnages. Ainsi, à travers ce fragment de soi et la dépossesion de soi s’effectue la qû̂ete de soi. Au retour de son pays natal après 30 ans d’absence, Flora Fontanges affronte son passé douloureux. Elle fait une sorte de ‘réglement de compte’ grâ̂ce à son imagination artistique: elle n’est plus seulement comédienne mais écrivain qui crée des personnages et leur vie. Elle retrace son passé et raconte l’histoire marginale de la colonie de la Nouvelle France. On pourra dire qu’à travers cette ‘mise en scène’ pallallèle de l’histoire personnelle et l’histoire collective elle essaie de se guérir de sa blessure due à l’absence de sa mère, puisqu’elle cherche son origine dans l’histoire de la Nouvelle France, récréée par elle-mê̂me à la base des éléménts évoqués par Raphael, étudiant en histoire. Elle veut ainsi renaî̂tre dans sa terre originelle. Les métamorphoses sont donc importantes à chaque étape de la vie de Flora Fontanges qui est en quê̂te d’identité. Par un jeu complexe de fragmentation de soi, de dépossession de soi et de possession de soi, Flora crée des personnages et leur vie, qui à leur tour, l’aident à retrouver et découvrir son moi. Elle continuera donc à se métamorphoser tant qu’elle est saisie par cet “étrange pouvoir de métamorphose”.

Abstract

Flora Fontanges a le mal de vivre: son enfance malheureuse lui a marqué une blessure profonde. Orpheline à la naissance, elle assume des rô̂les multiples dans la vie sous trois noms différents: Pierrette Paul, Marie Eventurel et Flora Fontanges. On l’a nommée Pierrette Paul à l’orphelinat puis Marie Eventurel chez les Eventuel, famille bourgeoise qui l’ont adoptée. Chez les Eventurel elle était obligée à ê̂tre une autre; elle devait apprendre à vivre comme une bourgeoise en changeant de nom et de comportement. Elle devait faire des efforts pour ê̂tre à la hauteur de l’attente de la famille Eventurel. D’où ses métamorphoses forcées. Il était important d’avoir son nom qu’elle peut utiliser pour toujours, mais elle refuse le mariage proposé par les Eventurel et part pour la France. Marie Eventurel, “pétrifiée à la pensée de jamais pouvoir sortir de soi” choisit son nouveau nom qui “la désignera entre tous et lui permettra toutes les métamorphses nécessaires à sa vie.” Cette décision est une manifestation de refus des conventions bourgeoises et de volonté de vivre sa vie et d’ê̂tre elle-mê̂me. Flora Fontanges, devenue comédienne comme elle vouait, se métamorphose sur scène. Pour une métamorphose complète elle doit subir un processus complexe; elle doit s’effacer pour jouer les personnages, mais se rappeler son vécu qu’elle vouait enterrer à jamais pour nourrir ses personnages. Ainsi, à travers ce fragment de soi et la dépossesion de soi s’effectue la qû̂ete de soi. Au retour de son pays natal après 30 ans d’absence, Flora Fontanges affronte son passé douloureux. Elle fait une sorte de ‘réglement de compte’ grâ̂ce à son imagination artistique: elle n’est plus seulement comédienne mais écrivain qui crée des personnages et leur vie. Elle retrace son passé et raconte l’histoire marginale de la colonie de la Nouvelle France. On pourra dire qu’à travers cette ‘mise en scène’ pallallèle de l’histoire personnelle et l’histoire collective elle essaie de se guérir de sa blessure due à l’absence de sa mère, puisqu’elle cherche son origine dans l’histoire de la Nouvelle France, récréée par elle-mê̂me à la base des éléménts évoqués par Raphael, étudiant en histoire. Elle veut ainsi renaî̂tre dans sa terre originelle. Les métamorphoses sont donc importantes à chaque étape de la vie de Flora Fontanges qui est en quê̂te d’identité. Par un jeu complexe de fragmentation de soi, de dépossession de soi et de possession de soi, Flora crée des personnages et leur vie, qui à leur tour, l’aident à retrouver et découvrir son moi. Elle continuera donc à se métamorphoser tant qu’elle est saisie par cet “étrange pouvoir de métamorphose”.

참고문헌 (8)

  1. HEBERT Anne, "Le Premier jardin" (1988), Seuil
  2. BISHOP Neil, "son oeuvre, leurs exils, Bordeaux" (1993), Presses Universitaires de Bordeaux
  3. BOUCHER-MARCHAND Monique, "La réécriture mytique dans Le Premier Jardin; une épiphanie moderne", pp.43~57 (2000), Université de Sherbrooke
  4. CHEVALIER Jean, "Dictionnaire des symboles", pp.1989, Robert Laffont
  5. FALARDEAU Erick, "Fictionnalisation de l’histoire, Le Premier Jardin d’Anne Hébert", pp.195~205 (2006), Presses de l’université du Québec
  6. FONTENEAU Anne, "Le métaféminisme dans Le Premier Jardin d’Anne Hébert", pp.127~143 (2000), Université de Sherbrooke
  7. LEMMENS Kateri, "La Prose transocéanique: exil et identité dans Le Premier Jardin d’Anne Hébert", pp.161~181 (2000), Université de Sherbrooke
  8. SAINT-MARTIN Lori, "Les premières mères, Le Premier Jardin", pp.207~218 (2006), Presses de l’université du Québec

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