프랑스 연극의 지방 분산화와 연극적 실천에 대한 고찰 (1) - Jean Vilar와 Roger Planchon의 초기 극단을 중심으로 -
Une Etude sur la Décentralisation du Théâtre français et La Pratique théâtrale(Ⅰ)
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초록
La décentralisation théâtrale à ses debuts présente deux visages; les premiers centres dramatiques, implantés dès 1947 hors de Paris, et l'expérience du Théâtre National Populaire menée par Jean Vilar dès 1951. D'abord, nous exposerons les principales caractéristiques de ces deux politiques de développement théâtral, qui s'inscrivent après-guerre dans la continuité des expériences de Copeau et du Cartel. Après avoir posé cette double référence, nous nous intéresserons au travail de Roger Planchon, du Théâtre de la Comédie, exemple qui constitue le coeur de la première décentralisation. 1936, Le Front populaire accorde son aide financière à un mouvement de démocratisation du théâtre par le biais d'un service public fondé sur les troupes. Après la guerre, ce mouvement trouve un aboutissement dans la création de Centres Dramatiques Nationaux. Dans la condition de la disparition des troupes permanentes en province, la direction des Arts et des Lettres impose des choix ou des parrainages qui privilégient la filiation à Copeau et au Cartel ou la reconnaissance parisienne, plutôt que l'origine locale des candidateurs. Sur le plan de la mise en scène, les animateurs de troupe adoptent naturellement les valeurs de fidélité aux auteurs professées par leurs aînés du Cartel. Le répertoire qui s'élabore dans ces conditions est tourné vers les classiques. Cette approche des débuts de la décentralisation permet de rappeler que l'implantation de la permanence en province a été laborieuse et qu'elle s'est appuyée sur des forces en partie parisiennes. Vilar réalise un travail similaire en banlieue parisienne avant d'assumer une entreprise sédentaire de conquête du public de la capitale. Sous la bannière du théâtre populaire, lui et ses collaborateurs révolutionnent les conditions d'accès au théâtre et mettent sur pied un répertoire qui remporte un succès triomphal au milieu des années cinquante, transformant de fait le TNP en référence théâtrale incontournable. Vilar s'efforce de remettre en question la notion même de théâtre populaire en la ramenant à ce qu'il estime ê tre sa mission: travailler à renouveler le répertoire en l'enrichissant les questionnements de l'époque présente. Mais la volonté d'entraîner le public dans une nouvelle aventure ne peut que basculer dans l'utopie. Au moment où Vilar démissionne, Planchon prend pied dans l'institution en obtenant le statut de Centre Dramatique National à Lyon. L'histoire de la décentralisation théâtrale à Lyon se confond en grande partie avec le parcours de Planchon. Implantée à Lyon à partir de la fin de 1952, la compagnie de Planchon prend le nom de Théâtre de la Comédie. Planchon a besoin d'un lieu pour répéter, et l'ambition de proposer au public un authentique théâtre d'essai. D'abord, deux auteurs contemporains inconnus sont offerts au public. Consacré meilleur spectacle théâtral de la saison par la presse lyonnaise, ces théâtres sont aussi applaudi par des journalistes parisiens. Désormais, le Théâtre de la Comédie ne consente plus d'un rôle d'épigone lyonnais par rapport aux théâtres de création parisiens. Un répértoire uniquement sur un théâtre d'essai présentant des pièces contemporaines inconnues ne peut pas satisfaire un objectif d'implantation dans une ville. Dès le départ, Planchon recourt à toutes les formes d'organisation du public pour faire connaître l'activité du sa troupe et lui assurer une audience suffisante. Ce travail entrepris avec les spectateurs est d'un précieux secours pour aider à remplir le théâtre au moment des représentations de la pièce de Brecht. La dernière saison, en 1956, le Théâtre de la Comédie est devenu une institution culturelle lyonnaise. Cette saison confirme maturité acquise, que ce soit dans burlesque où la troupe dépense son énergie dans un style qu'elle maîtrise, ou sur les textes contemporains dont elle parvient à rendre les univers surprenants. Mais nous ne devez pas oublier que les contraintes économiques de l'artisanat, la politique culturelle de théâtre populaire et le discours artistique forment une réalité qu'on ne peut pas englober d'un seul regard. Le Théâtre de la Comédie reposait sur un état de permanence révélateur d'une relation particulière entre l'économique, le politique et l'artistique. La structure artisanale subit une profonde transformation après son déménagement à Villeurbanne, où elle prend le nom de Théâtre de la Cité.
Abstract
La décentralisation théâtrale à ses debuts présente deux visages; les premiers centres dramatiques, implantés dès 1947 hors de Paris, et l'expérience du Théâtre National Populaire menée par Jean Vilar dès 1951. D'abord, nous exposerons les principales caractéristiques de ces deux politiques de développement théâtral, qui s'inscrivent après-guerre dans la continuité des expériences de Copeau et du Cartel. Après avoir posé cette double référence, nous nous intéresserons au travail de Roger Planchon, du Théâtre de la Comédie, exemple qui constitue le coeur de la première décentralisation. 1936, Le Front populaire accorde son aide financière à un mouvement de démocratisation du théâtre par le biais d'un service public fondé sur les troupes. Après la guerre, ce mouvement trouve un aboutissement dans la création de Centres Dramatiques Nationaux. Dans la condition de la disparition des troupes permanentes en province, la direction des Arts et des Lettres impose des choix ou des parrainages qui privilégient la filiation à Copeau et au Cartel ou la reconnaissance parisienne, plutôt que l'origine locale des candidateurs. Sur le plan de la mise en scène, les animateurs de troupe adoptent naturellement les valeurs de fidélité aux auteurs professées par leurs aînés du Cartel. Le répertoire qui s'élabore dans ces conditions est tourné vers les classiques. Cette approche des débuts de la décentralisation permet de rappeler que l'implantation de la permanence en province a été laborieuse et qu'elle s'est appuyée sur des forces en partie parisiennes. Vilar réalise un travail similaire en banlieue parisienne avant d'assumer une entreprise sédentaire de conquête du public de la capitale. Sous la bannière du théâtre populaire, lui et ses collaborateurs révolutionnent les conditions d'accès au théâtre et mettent sur pied un répertoire qui remporte un succès triomphal au milieu des années cinquante, transformant de fait le TNP en référence théâtrale incontournable. Vilar s'efforce de remettre en question la notion même de théâtre populaire en la ramenant à ce qu'il estime ê tre sa mission: travailler à renouveler le répertoire en l'enrichissant les questionnements de l'époque présente. Mais la volonté d'entraîner le public dans une nouvelle aventure ne peut que basculer dans l'utopie. Au moment où Vilar démissionne, Planchon prend pied dans l'institution en obtenant le statut de Centre Dramatique National à Lyon. L'histoire de la décentralisation théâtrale à Lyon se confond en grande partie avec le parcours de Planchon. Implantée à Lyon à partir de la fin de 1952, la compagnie de Planchon prend le nom de Théâtre de la Comédie. Planchon a besoin d'un lieu pour répéter, et l'ambition de proposer au public un authentique théâtre d'essai. D'abord, deux auteurs contemporains inconnus sont offerts au public. Consacré meilleur spectacle théâtral de la saison par la presse lyonnaise, ces théâtres sont aussi applaudi par des journalistes parisiens. Désormais, le Théâtre de la Comédie ne consente plus d'un rôle d'épigone lyonnais par rapport aux théâtres de création parisiens. Un répértoire uniquement sur un théâtre d'essai présentant des pièces contemporaines inconnues ne peut pas satisfaire un objectif d'implantation dans une ville. Dès le départ, Planchon recourt à toutes les formes d'organisation du public pour faire connaître l'activité du sa troupe et lui assurer une audience suffisante. Ce travail entrepris avec les spectateurs est d'un précieux secours pour aider à remplir le théâtre au moment des représentations de la pièce de Brecht. La dernière saison, en 1956, le Théâtre de la Comédie est devenu une institution culturelle lyonnaise. Cette saison confirme maturité acquise, que ce soit dans burlesque où la troupe dépense son énergie dans un style qu'elle maîtrise, ou sur les textes contemporains dont elle parvient à rendre les univers surprenants. Mais nous ne devez pas oublier que les contraintes économiques de l'artisanat, la politique culturelle de théâtre populaire et le discours artistique forment une réalité qu'on ne peut pas englober d'un seul regard. Le Théâtre de la Comédie reposait sur un état de permanence révélateur d'une relation particulière entre l'économique, le politique et l'artistique. La structure artisanale subit une profonde transformation après son déménagement à Villeurbanne, où elle prend le nom de Théâtre de la Cité.
참고문헌 (16)
- Abirached, Robert Added, "Serge La Décentralisation théâtrale 1., Le Premier Age(1945-1958)" (1992), Actes Sud
- Borgeal, Clément, "Jacques Copeau" (1960), L'Arche
- Copfermann, Emile, "Théâtre de Roger Planchon" (1977), Générale d'Editions
- Copfermann, Le, "Théâtre populaire, pourquoi?" (1965), Maspero
- Gagneré, Georges, "Permanance Artistique et Pratique théâtrale Lille" (2001)
- Gisselbrecht, André, "Itinéraire de Roger Planchon" (1970), L'Arche
- Gontard, Denis, "La Décentalisation théâtrale" (1973), Sedes
- Jomaron, de Jacqueline, "Le théâtre en France du Moyen âge à nos jours" (1992), Armand Colin
- Perret, Jacques Saez, "Institution et Vie culturelle", La Documentation Française
- Pontier, Jean-Marie Ricci, "Jacques Droit de la Culrure" (1996), Dalloz
- Planchon, Roger, "Apprentissages, Mémoires" (2004), Plon
- Robine, Jean-Jacques, "Introduction aux grandes Théoriés du théâtre" (1990), Bordas
- Temkine, Raymone, "Mettre en scène au présent" (1979), L'Age d'homme
- Vilar, Jean, "Le Théâtre, service public" (1975), Gallimard
- Vilar, Jean, "De la tradition théâtrale" (1975), Gallimard
- Wehle, Philippe, "Le Théâtre populaire selon Jean Vilar" (1981), Avignon Barthelemy
