인지주의와 발효문화 - 인지주의의 접근방법에 의한 언어와 문화의 관련성 연구
Cognitivisme et culture de fermentation - approche cognitive sur la relation entre langage et culture
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Cette étude vise, du point de vue cognitif, à dégager l'universalité et la spécificité de la «culture de fermentation» à travers de l'analyse des langues française et coréenne : lexique, expression idiomatique, proverbe. Pour ce faire, nous examinons la relation entre langage et culture par l'approche linguistique en collaboration avec l’anthropologie culturelle. D'abord, nous essayons de voir en anthropologie une culture axée sur des aliments de fermentation. Dans cette partie, nous nous intéressons à la relation entre le principe de fermentation et la pensée humaine. En réalité, les aliments fermentés ne sont ni cuits ni pourris, mais ils comprennent «le temps culturel et humain» de l'attente et du mûrissement. La culture de fermentation est, du coup, une culture de mûrissement établie à travers du temps de l'attente. Et nous proposons une structure de trois dimensions pour la fermentation, à la différence de C. Lévi-Strauss, anthropologue française à qui les aliments de fermentation échappent, lors de la considération des aliments. En fondant sur les caractéristiques des aliments de fermentation ainsi relevées, nous analysons par l'approche de la sémantique cognitive les lexiques, expressions idiomatiques et proverbes du coréen et du français pour démontrer le sens et la valeur culturelle de la fermentation. Dans cette partie, nous remarquons également que A.-M. Diller, linguiste française comme anthropologue Lévi-Strauss, ne prend pas en considération les aliments de fermentation lors de l'établissement du schéma cognitif des aliments à des fins d'étude de la métaphore conceptuelle. Dans l'examen des deux langues, la chose la plus frappante en tant que point commun de la «culture de fermentation» des deux pays la Corée et la France a été relevée par l'analyse des proverbes. Malgré la différence du genre des aliments de fermentation que les coréens et les français prennent tous dans leur vie quotidienne, nous trouvons un certain nombre de proverbes des deux langues comprenant «la valeur du temps d’attente et de mûrissement». Il en résulte que le temps d'attente et de mûrissement pour la fermentation est considéré comme valeur universel au moins dans ces deux pays. Au niveau du lexique, les verbes français et coréens qui signifient fermenter ont en commun aussi bien un sens originaire qu'un sens figuré. En fait, le sens originaire des deux langues est le même qui indique le phénomène réel de la fermentation, mais le sens figuré est différent : celui du français correspond à l'action de microbes dans le processus de fermentation, alors que celui du coréen est centré sur son résultat obtenu. Ceci peut se présenter d'une manière de l'analyse de la métaphore conceptuelle basée sur les deux domaines cognitifs : domaine-source et domaine-cible. Le fait le plus saillant pour ce qui concerne la différence des deux langues est l'existence ou non du lexique de «kamch'ilmat» (umami en japonais), ce qui indique un goût concret issu de la fermentation. A la différence de la langue française dans laquelle le sens propre de ce mot «kamch'ilmat» n'existe pas, il prend en coréen un lexique, en plus son sens figuré qui prend une dimension abstraite. Et l'image particulière du «kamch'ilmat» pourrait avoir un lien fort avec la tradition culturelle de la Corée comme la résonnance de la musique traditionnelle et la ligne courbée de la maison et des vêtements traditionnels. Par conséquent, ce terme marque la spécificité de la culture de fermentation coréenne, et celle-ci est plus développée par rapport à la culture française. Enfin, il est possible d’ajouter une «nouvelle» fonction dynamique aux fonctions passives de du langage : la conservation et la transmission de la culture. En effet, le langage participe activement aux changement et création de la culture, étant donnée que les lexiques analysés ici sont élaborés en prenant chacun son sens figuré, et que celui-ci est différent en deux langues données. Nous voyons donc que le langage et la culture s'influencent l'un à l'autre et se développent.
Abstract
Cette étude vise, du point de vue cognitif, à dégager l'universalité et la spécificité de la «culture de fermentation» à travers de l'analyse des langues française et coréenne : lexique, expression idiomatique, proverbe. Pour ce faire, nous examinons la relation entre langage et culture par l'approche linguistique en collaboration avec l’anthropologie culturelle. D'abord, nous essayons de voir en anthropologie une culture axée sur des aliments de fermentation. Dans cette partie, nous nous intéressons à la relation entre le principe de fermentation et la pensée humaine. En réalité, les aliments fermentés ne sont ni cuits ni pourris, mais ils comprennent «le temps culturel et humain» de l'attente et du mûrissement. La culture de fermentation est, du coup, une culture de mûrissement établie à travers du temps de l'attente. Et nous proposons une structure de trois dimensions pour la fermentation, à la différence de C. Lévi-Strauss, anthropologue française à qui les aliments de fermentation échappent, lors de la considération des aliments. En fondant sur les caractéristiques des aliments de fermentation ainsi relevées, nous analysons par l'approche de la sémantique cognitive les lexiques, expressions idiomatiques et proverbes du coréen et du français pour démontrer le sens et la valeur culturelle de la fermentation. Dans cette partie, nous remarquons également que A.-M. Diller, linguiste française comme anthropologue Lévi-Strauss, ne prend pas en considération les aliments de fermentation lors de l'établissement du schéma cognitif des aliments à des fins d'étude de la métaphore conceptuelle. Dans l'examen des deux langues, la chose la plus frappante en tant que point commun de la «culture de fermentation» des deux pays la Corée et la France a été relevée par l'analyse des proverbes. Malgré la différence du genre des aliments de fermentation que les coréens et les français prennent tous dans leur vie quotidienne, nous trouvons un certain nombre de proverbes des deux langues comprenant «la valeur du temps d’attente et de mûrissement». Il en résulte que le temps d'attente et de mûrissement pour la fermentation est considéré comme valeur universel au moins dans ces deux pays. Au niveau du lexique, les verbes français et coréens qui signifient fermenter ont en commun aussi bien un sens originaire qu'un sens figuré. En fait, le sens originaire des deux langues est le même qui indique le phénomène réel de la fermentation, mais le sens figuré est différent : celui du français correspond à l'action de microbes dans le processus de fermentation, alors que celui du coréen est centré sur son résultat obtenu. Ceci peut se présenter d'une manière de l'analyse de la métaphore conceptuelle basée sur les deux domaines cognitifs : domaine-source et domaine-cible. Le fait le plus saillant pour ce qui concerne la différence des deux langues est l'existence ou non du lexique de «kamch'ilmat» (umami en japonais), ce qui indique un goût concret issu de la fermentation. A la différence de la langue française dans laquelle le sens propre de ce mot «kamch'ilmat» n'existe pas, il prend en coréen un lexique, en plus son sens figuré qui prend une dimension abstraite. Et l'image particulière du «kamch'ilmat» pourrait avoir un lien fort avec la tradition culturelle de la Corée comme la résonnance de la musique traditionnelle et la ligne courbée de la maison et des vêtements traditionnels. Par conséquent, ce terme marque la spécificité de la culture de fermentation coréenne, et celle-ci est plus développée par rapport à la culture française. Enfin, il est possible d’ajouter une «nouvelle» fonction dynamique aux fonctions passives de du langage : la conservation et la transmission de la culture. En effet, le langage participe activement aux changement et création de la culture, étant donnée que les lexiques analysés ici sont élaborés en prenant chacun son sens figuré, et que celui-ci est différent en deux langues données. Nous voyons donc que le langage et la culture s'influencent l'un à l'autre et se développent.
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