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졸라의 소설 『나나』에 나타난 남성적 시선과 여성의 이미지

Le Regard masculin et l'Image de la femme dans《Nana》d'Emile Zola

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초록

Dans l'oeuvre de Zola, le regard occupe une place préponderante. Les écrivains réalistes ou naturalistes ont pour but littéraire de représenter le réel tel qu'il est. Pour cela il faut d'abord l'observer attentivement avec son regard, et ensuite de le transcrire en langage. A ce deuxième étape, il se pose encore le problème du regard,c'est-à-dire à travers quel regard de quel personnage décrire le réel observé? C'est la question de la focalisation selon Gerard Genette. A travers Nana, courtisane de la fin du 19e siècle, dans la sociétéparisienne du second empire, Zola a voulu représenter la réalité d'un monde à part de la prostitution telle quelle est. Zola décrit Nana, en employant la technique de la focalisation interne, d'abord du regard collectif des spectateurs du théâtre , ensuite de celui de deux hommes, puis de trois hommes et finalement d'un seul homme, le Comte Muffat. Ainsi dans le premier diptyque de《Nana》composéen 14 chapitres, le regard masculin va du collectif à l'individuel, en pénétrant de plus en plus dans l'espace intime de Nana, en s'approchant de plus en plus près de la nudité de Nana. Dans la description de Nana écrit avec la focalistion interne, on peut lire le fantasme masculin du regard désirant projeté sur son image. Dès le deuxième diptyque, on peut observer 3 exemples du fantasme de la scène primitive freudienne. Dans le chapitre 13, Muffat ouvre la porte du salon où Nana est couchée avec George. Deuxièmement George écoute par hasard devant la porte derrière laquelle son frère Philippe donne les baisers et demande la main àNana. Et troisièmement le comte Muffat ouvre la porte de la chambre où à côtê de Nana nue se trouve son beau père Chouard gâteux. La première scène ne donne pas de grand choc psychique au comte Muffat tandis que les deux autres laissent un désespoir insurmontable aux témoins. George, après cette révélation, tente de se suicider, laissant une trace de sang, comme symbole de l'interdit,devant le seuil de la chambre de Nana. Le comte Muffat, après avoir vu la troisième scène, s'écroule en s'écriant comme Oedipe qu'il ne veut plus rien sentir, rien voir. Ceux qui ont franchi ce seuil, ils meurent tous, physiquement ou moralement. La différence de ces deux cas vient de la relation entre le témoin et l'autre homme embrassant Nana. On peut constater que quand Nana est dans les bras d'un homme dans le cercle familial, frère ou beau-père, donne au témoin un très grand douleur comme à Oedipe. Le fantasme de scène primitive où le sujet subit une expérience d'exclusion, sert en quelque sorte de matrice à la situation triangulaire oedipienne. Il est ainsi le fondement du sentiment de l'identité. L'image de Nana, mangeuse d'hommes ou mouche d'or, révèle le fantasme du regard masculin projeté. Cette image s'apparente à celle de la Méduse, interprétée par Hélène Cixous comme projection de la fascination et de la peur des hommes devant le sexe féminin. Ainsi l'image de Nana peut se lire comme un exemple de l'alarme aux hommes du danger de la fascination de la puissance sexuelle féminine dans la société phallocentrique.

Abstract

Dans l'oeuvre de Zola, le regard occupe une place préponderante. Les écrivains réalistes ou naturalistes ont pour but littéraire de représenter le réel tel qu'il est. Pour cela il faut d'abord l'observer attentivement avec son regard, et ensuite de le transcrire en langage. A ce deuxième étape, il se pose encore le problème du regard,c'est-à-dire à travers quel regard de quel personnage décrire le réel observé? C'est la question de la focalisation selon Gerard Genette. A travers Nana, courtisane de la fin du 19e siècle, dans la sociétéparisienne du second empire, Zola a voulu représenter la réalité d'un monde à part de la prostitution telle quelle est. Zola décrit Nana, en employant la technique de la focalisation interne, d'abord du regard collectif des spectateurs du théâtre , ensuite de celui de deux hommes, puis de trois hommes et finalement d'un seul homme, le Comte Muffat. Ainsi dans le premier diptyque de《Nana》composéen 14 chapitres, le regard masculin va du collectif à l'individuel, en pénétrant de plus en plus dans l'espace intime de Nana, en s'approchant de plus en plus près de la nudité de Nana. Dans la description de Nana écrit avec la focalistion interne, on peut lire le fantasme masculin du regard désirant projeté sur son image. Dès le deuxième diptyque, on peut observer 3 exemples du fantasme de la scène primitive freudienne. Dans le chapitre 13, Muffat ouvre la porte du salon où Nana est couchée avec George. Deuxièmement George écoute par hasard devant la porte derrière laquelle son frère Philippe donne les baisers et demande la main àNana. Et troisièmement le comte Muffat ouvre la porte de la chambre où à côtê de Nana nue se trouve son beau père Chouard gâteux. La première scène ne donne pas de grand choc psychique au comte Muffat tandis que les deux autres laissent un désespoir insurmontable aux témoins. George, après cette révélation, tente de se suicider, laissant une trace de sang, comme symbole de l'interdit,devant le seuil de la chambre de Nana. Le comte Muffat, après avoir vu la troisième scène, s'écroule en s'écriant comme Oedipe qu'il ne veut plus rien sentir, rien voir. Ceux qui ont franchi ce seuil, ils meurent tous, physiquement ou moralement. La différence de ces deux cas vient de la relation entre le témoin et l'autre homme embrassant Nana. On peut constater que quand Nana est dans les bras d'un homme dans le cercle familial, frère ou beau-père, donne au témoin un très grand douleur comme à Oedipe. Le fantasme de scène primitive où le sujet subit une expérience d'exclusion, sert en quelque sorte de matrice à la situation triangulaire oedipienne. Il est ainsi le fondement du sentiment de l'identité. L'image de Nana, mangeuse d'hommes ou mouche d'or, révèle le fantasme du regard masculin projeté. Cette image s'apparente à celle de la Méduse, interprétée par Hélène Cixous comme projection de la fascination et de la peur des hommes devant le sexe féminin. Ainsi l'image de Nana peut se lire comme un exemple de l'alarme aux hommes du danger de la fascination de la puissance sexuelle féminine dans la société phallocentrique.

참고문헌 (15)

  1. ZOLA, Nana, "Folio classique" (1977), Gallimard
  2. Bafaro Georges, "Ellipses" (2000), Nana
  3. Z, "S", pp.1970, Barthe Roland
  4. Bellalou Gaël, "Regards sur la femme dans l'oeuvre de Zola" (2006), Presse du Midi
  5. BERKEN, Micheline van der, "Zola, le d essous d es f emmes" (2000), Le cri Edition
  6. BERTRAND-JENNINGS Chantal, "l'Eros et la Femme chez Zola: De la Chute au Paradis retrouvé" (1977), Klincksieck
  7. CHEMAMA Roland, "Dictionnaire de la Psychanalyse" (1995), Larousse
  8. CIXOUS Hélène, "Le Rire de la Méduse", L'Arc, (61) (1975)
  9. GENETTE Gérard, "Figures III" (1972), Seuil
  10. KRAKOWSKI Anna, "La Condition de la Femme dans l'Oeuvre de Zola" (1974), Nizet
  11. MITTERAND Henri, "Zola et le naturalisme" (1989), Puf
  12. , Les Cahiers Naturalistes, (66) (1992)
  13. , Les Cahiers naturalistes, (69) (1995)
  14. "Les Critiqiues de notre temps et Zola" (1972), Garnier
  15. GURAL-MIGDAL Anna, "Figure de l'Entre et de L'Autre", Excavatio, VIII (1996)

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