랭보와 파리 코뮌 -1871년 5월의 시 분석-
Rimbaud et la Commune de Paris -une étude sur les poèmes de mai 1871-
0
조회
0
다운로드
1
인용
0
참고문헌
키워드
초록
Faut-il interpréter les poèmes écrits en mai 1871 dans le cadre de la Commune de Paris? Ou ces poèmes dépassent-ils cet événement historique pour atteindre la poétique rimbaldienne à travers laquelle ils pourraient être considérés non seulement comme oeuvres de la littérature d'actualité, mais aussi comme celles de la modernitélittéraire? Pour cet examen nous allons analyser trois poèmes : “Le coeur supplicié”, “Chant de guerre Parisien” et “L'Orgie parisienne ou Paris se repeuple”. En envoyant “Le coeur supplicié” à Izambard dans la lettre du 13mai 1871, Rimbaud l'a appelé “de la fantaisie” : cela dit que ce poème est un ouvrage où l'on a suivi son caprice et son imagination en s'affranchissant des règles. De cette fantaisie, on a aisément relevéles expériences de Rimbaud sur son séjour dans la caserne des communards. Une telle interprétation ne saurait pourtant expliquer les mots tels que la “poupe”, les “flots”. Ne peut-on pas y voir Rimbaud à la “poupe” en souhaitant que son “coeur volé” soit “sauvé” et purifié dans les “flots”? On pourrait donc considérer “Le coeur supplicié” comme le pré-texte du “Bateau ivre”. Par contre, le “Chant de guerre Parisien” expédié à Demeny dans la lettre du 15 mai est sûrement un “psaume d'actualité”, d'après l'expression de Rimbaud luim̂eme. C'est un poème inspiré par les caricatures sur les politiciens réactionnaires du gouvernement de Versailles tels que Thiers, Picard et Favre. Rimbaud y critique aussi les “Ruraux”, identifiés par les Versaillais. “L'Orgie parisienne ou Paris se repeuple” dépasse largement le cadre de la Commune de Paris. Même si ce poème parle des scènes affreuses de Paris juste après la Semaine sanglante,il devient une poétique rimbaldienne : le “Poète” décrit Paris comme la “putain” et s'écrit ses vengeances aux “lâches” ou aux “Vainqueurs”. Paris est une femme-poésie ― une fleur du mal baudelairienne, un être que les artistes embrassent au niveau du progrès de la société et finalement un thème de la modernité dans l'ordre de la poétique. Àtravers cette perspective sur les trois poèmes, la relation entre Rimbaud et la Commune de Paris s'établit dans l'historicité de la littérature, en dehors des documents de l'histoire.
Abstract
Faut-il interpréter les poèmes écrits en mai 1871 dans le cadre de la Commune de Paris? Ou ces poèmes dépassent-ils cet événement historique pour atteindre la poétique rimbaldienne à travers laquelle ils pourraient être considérés non seulement comme oeuvres de la littérature d'actualité, mais aussi comme celles de la modernitélittéraire? Pour cet examen nous allons analyser trois poèmes : “Le coeur supplicié”, “Chant de guerre Parisien” et “L'Orgie parisienne ou Paris se repeuple”. En envoyant “Le coeur supplicié” à Izambard dans la lettre du 13mai 1871, Rimbaud l'a appelé “de la fantaisie” : cela dit que ce poème est un ouvrage où l'on a suivi son caprice et son imagination en s'affranchissant des règles. De cette fantaisie, on a aisément relevéles expériences de Rimbaud sur son séjour dans la caserne des communards. Une telle interprétation ne saurait pourtant expliquer les mots tels que la “poupe”, les “flots”. Ne peut-on pas y voir Rimbaud à la “poupe” en souhaitant que son “coeur volé” soit “sauvé” et purifié dans les “flots”? On pourrait donc considérer “Le coeur supplicié” comme le pré-texte du “Bateau ivre”. Par contre, le “Chant de guerre Parisien” expédié à Demeny dans la lettre du 15 mai est sûrement un “psaume d'actualité”, d'après l'expression de Rimbaud luim̂eme. C'est un poème inspiré par les caricatures sur les politiciens réactionnaires du gouvernement de Versailles tels que Thiers, Picard et Favre. Rimbaud y critique aussi les “Ruraux”, identifiés par les Versaillais. “L'Orgie parisienne ou Paris se repeuple” dépasse largement le cadre de la Commune de Paris. Même si ce poème parle des scènes affreuses de Paris juste après la Semaine sanglante,il devient une poétique rimbaldienne : le “Poète” décrit Paris comme la “putain” et s'écrit ses vengeances aux “lâches” ou aux “Vainqueurs”. Paris est une femme-poésie ― une fleur du mal baudelairienne, un être que les artistes embrassent au niveau du progrès de la société et finalement un thème de la modernité dans l'ordre de la poétique. Àtravers cette perspective sur les trois poèmes, la relation entre Rimbaud et la Commune de Paris s'établit dans l'historicité de la littérature, en dehors des documents de l'histoire.
참고문헌 (13)
- Gascar(Pierre), "Rimbaud et la Commune" (1971), Gallimard
- Izambard(Georges), "Rimbaud tel que je l'ai connu" (1963), Mercure de France
- Littré (Émile), "Dictionnaire de la langue française", pp.1966, Gallimard
- Murphy (Steve), "Chant de guerre Parisien, essai d'archéologie symbolique", revue d'études rimbaldiennes, (7) (1991)
- Peyre(Henri), "Rimbaud vu par Verlaine" (1975), Nizet
- Rimbaud, "Oeuvres complètes" (1972), Gallimard
- Rimbaud, "Poésies, Une saison en enfer, Illuminations", pp.1973, Poésie
- Rimbaud, "Oeuvres" (1997), Classiques Garnier
- Rimbaud, "Oeuvres complètes, édition de Pierre Brunel" (1999), Librairie Générale Française
- Rimbaud, "L'oeuvre" (2000), Les éditions Textuel
- Rimbaud, "Oeuvres complètes" (2009), Gallimard
- Ruff(Marcel A.), "Rimbaud" (1968), Hatier
- Thisse (André), "랭보와 나뽈레옹 3세", 프랑스학연구, 16 (1975), 프랑스학회
