문예지 『자유』와 퀘벡 시문학 운동
The literary review Liberté and the movement of Quebec poetry
0
조회
0
다운로드
0
인용
0
참고문헌
키워드
초록
Le premier numéro de la revue Liberté paraît en 1959. Le comité de rédaction annonce dans la présentation de ce numéro que la revue sera un centre de discussion des problèmes culturels qui compte accueillir toutes les pensées valables et favoriser le dialogue. Mais elle se veut engagée dans la réalité actuelle du Québec à travers les créations littéraires des intellectuels québécois, ce qui influencera les jeunes écrivains qui vont publier le Parti pris ou la Révolution québécoise. Dans ce sens il est important d'analyser les numéros de la Liberté avant les publications de ces deux revues―là. Du premier au numéro 10 Jean-Guy Pilon prend la direction de la revue. Dans cette première période on peut lire les poèmes de Paul-Marie Lapointe, Gaston Miron, Alain Grandbois, ainsi que les proses de Jacques Brault. Ceci signifie que les grands poètes québécois aimaient à y publier leurs oeuvres poétiques à la fois lyriques et épiques. C'est le romancier Jacques Godbout qui est le deuxième directeur du 11 au 16 numéros. À cette époque la revue publie principalement les proses sur les écrivains européens tels que Hölderlin et Yves Bonnefoy, et également les auteurs du ‘nouveau roman’. Mais la Liberté n'oublie pas la réalité colonisée du Québec, tout en publiant les poèmes de Michel Van Schendel et Gaston Miron. La troisième période est celle du directeur Hubert Aquin, plus combattant et plus engagé dans ses oeuvres romancières que ses deux prédécesseurs. Il prend la direction jusqu'au 24 numéros, où on voit l'acte d'un colloque sur l'engagement des écrivains. Mais il publie à juste titre une lettre d'Aimé Césaire, grand auteur martiniquais du postcolonialisme, et également quelques poèmes concernant la situation colonisée du Québec. La revue Liberté voit en 1963 naître “la jeune littérature” autour de la revue Parti pris, et également en 1964 “la jeune révolution” de la Révolution québécoise. On peut estimer que le mouvement du postcolonialisme poétique dans la première moitié des années 1960 développe avec les collaborateurs de la Liberté pour en faire une littérature québécoise.
Abstract
Le premier numéro de la revue Liberté paraît en 1959. Le comité de rédaction annonce dans la présentation de ce numéro que la revue sera un centre de discussion des problèmes culturels qui compte accueillir toutes les pensées valables et favoriser le dialogue. Mais elle se veut engagée dans la réalité actuelle du Québec à travers les créations littéraires des intellectuels québécois, ce qui influencera les jeunes écrivains qui vont publier le Parti pris ou la Révolution québécoise. Dans ce sens il est important d'analyser les numéros de la Liberté avant les publications de ces deux revues―là. Du premier au numéro 10 Jean-Guy Pilon prend la direction de la revue. Dans cette première période on peut lire les poèmes de Paul-Marie Lapointe, Gaston Miron, Alain Grandbois, ainsi que les proses de Jacques Brault. Ceci signifie que les grands poètes québécois aimaient à y publier leurs oeuvres poétiques à la fois lyriques et épiques. C'est le romancier Jacques Godbout qui est le deuxième directeur du 11 au 16 numéros. À cette époque la revue publie principalement les proses sur les écrivains européens tels que Hölderlin et Yves Bonnefoy, et également les auteurs du ‘nouveau roman’. Mais la Liberté n'oublie pas la réalité colonisée du Québec, tout en publiant les poèmes de Michel Van Schendel et Gaston Miron. La troisième période est celle du directeur Hubert Aquin, plus combattant et plus engagé dans ses oeuvres romancières que ses deux prédécesseurs. Il prend la direction jusqu'au 24 numéros, où on voit l'acte d'un colloque sur l'engagement des écrivains. Mais il publie à juste titre une lettre d'Aimé Césaire, grand auteur martiniquais du postcolonialisme, et également quelques poèmes concernant la situation colonisée du Québec. La revue Liberté voit en 1963 naître “la jeune littérature” autour de la revue Parti pris, et également en 1964 “la jeune révolution” de la Révolution québécoise. On peut estimer que le mouvement du postcolonialisme poétique dans la première moitié des années 1960 développe avec les collaborateurs de la Liberté pour en faire une littérature québécoise.
참고문헌 (9)
- "Liberté, Numéro 1-27, 1959-1963", ~
- "Parti pris, Numéro 1, Octobre 1963", ~
- "Révolution québécoise, Numéro 1, Septembre 1964", ~
- Césaire, "Cahier d'un retour au pays natal" (2000), Présence africaine
- Dumont, "La Poésie québécoise" (1999), Les Éditions du Boréal
- Fanon, "Damnés de la terre, Préface de Jean-Paul Sartre (1961)" (2004), La Découverte
- Grandbois, "Les îles de la nuit, édition ornée de cinq dessins originaux d'Alfred Pellan" (1944), Lucien Parizeau & compagnie
- Lapointe, "Le vierge incendié" (1948), Éditions Mythra-Mythe
- Miron, "L’homme rapaillé, Troisième édition, Version définitive" (1998), Préface de Pierre Nepveu
