본문 바로가기
KERD
논문KCI 등재

영화 속의 해항도시 - <도시는 고요하다 La Ville est tranquille>, <바이 바이 Bye-bye>에 나타난 “마르세이유 Marseille”

Port maritime dans le cinéma - Marseille dans La Ville est tranquille et Bye-bye

0

조회

0

다운로드

2

인용

0

참고문헌

키워드

초록

Plus que n'importe quel autre art, le cinéma est en mesure de capter ou de reconstituer l'écoulement des temps urbains. Ainsi, la réflexion sur la ville est indissociable de celle sur le cinéma. Sous cet égard, les représentations urbaines dans les films se trouvent comme reflet des préoccupations d'une époque. La Ville est tranquille, film de Robert Guédiguian, et Bye-bye, celui de Karim Dridi nous illustrent les réflexions de nos deux cinéastes sur Marseille, 1erport maritime méditerranéen, porte ouverte vers l'autre continent. Dans ces films, Guédiguian et Dridi sont ainsi attachés à un endroit en particulier, la ville de Marseille. Les lieux, qui sont pourtant les mêmes géographiquement, sont différents d'un film àl'autre. Pour ce qui est de La ville est tranquille, Marseille est divisée àplusieurs niveaux du fait de l’existence d’une lutte des classes entraînant des clivages entre les riches et les pauvres, mais aussi d’une xénophobie latente à l’origine de clivages raciaux. Pour ce film,Marseille est partagé entre les quartiers pauvres et les quartiers riches. Cette situation sociale du film empêche les individus entre les différentes classes et les diverses races de se communiquer ou se regrouper. Par contre, Bye-bye invite les spectateurs à visiter Marseille sous les signes de métissage. Tous les élément constituant cette ville comme les bruits et les couleurs, sont toujours bigarrés, vivants et métissés. Tout cela situe cette ville aux contours incertains e t au t emps infini. Dans La ville est tranquille, Guédiguian représente les racines culturelles des personnages et essaie de transmettre à ceux-ci la mémoire collective d’une communauté malgré leur indifférence et leur isolement. Guédiguian propose une possibilité d'identité locale marseillaise dans son film. D'autre part, Dridi représente Marseille comme un espace où les différentes culture se mêlent et permettent de se créer un certain aspect cohésif. Dans ces deux films, les lieux construisent des gens autant que les gens construisent symboliquement ces lieux. Chacun selon un point de vue différent pourtant similaire, nos deux cinéastes permettent àMarseille, souvent malentendue, maltraitée injustement, de retrouver son vrai visage.

Abstract

Plus que n'importe quel autre art, le cinéma est en mesure de capter ou de reconstituer l'écoulement des temps urbains. Ainsi, la réflexion sur la ville est indissociable de celle sur le cinéma. Sous cet égard, les représentations urbaines dans les films se trouvent comme reflet des préoccupations d'une époque. La Ville est tranquille, film de Robert Guédiguian, et Bye-bye, celui de Karim Dridi nous illustrent les réflexions de nos deux cinéastes sur Marseille, 1erport maritime méditerranéen, porte ouverte vers l'autre continent. Dans ces films, Guédiguian et Dridi sont ainsi attachés à un endroit en particulier, la ville de Marseille. Les lieux, qui sont pourtant les mêmes géographiquement, sont différents d'un film àl'autre. Pour ce qui est de La ville est tranquille, Marseille est divisée àplusieurs niveaux du fait de l’existence d’une lutte des classes entraînant des clivages entre les riches et les pauvres, mais aussi d’une xénophobie latente à l’origine de clivages raciaux. Pour ce film,Marseille est partagé entre les quartiers pauvres et les quartiers riches. Cette situation sociale du film empêche les individus entre les différentes classes et les diverses races de se communiquer ou se regrouper. Par contre, Bye-bye invite les spectateurs à visiter Marseille sous les signes de métissage. Tous les élément constituant cette ville comme les bruits et les couleurs, sont toujours bigarrés, vivants et métissés. Tout cela situe cette ville aux contours incertains e t au t emps infini. Dans La ville est tranquille, Guédiguian représente les racines culturelles des personnages et essaie de transmettre à ceux-ci la mémoire collective d’une communauté malgré leur indifférence et leur isolement. Guédiguian propose une possibilité d'identité locale marseillaise dans son film. D'autre part, Dridi représente Marseille comme un espace où les différentes culture se mêlent et permettent de se créer un certain aspect cohésif. Dans ces deux films, les lieux construisent des gens autant que les gens construisent symboliquement ces lieux. Chacun selon un point de vue différent pourtant similaire, nos deux cinéastes permettent àMarseille, souvent malentendue, maltraitée injustement, de retrouver son vrai visage.

참고문헌 (14)

  1. ARISTARCO,Guido, "La ville,les possibilités du cinéma et les films", Sociologie et sociétés, 8(1) (1976)
  2. BARILLET,Julie, "La ville au cinéma" (2005), Artois Presses Université
  3. BELMANS,Jacques, "La Ville dans le cinéma:De Fritz Lang à Alain Resnais" (1977), A.Colin
  4. BONILLO,J-L.,Marseille, "ville & port" (1992), Parenthèses
  5. CAMBERLEIN, Anne-Laure, "Je suis devenu l'archiviste de Marseille in L'Express" (2008), L'Express
  6. CONTRUCCI, Jean, "Marseille, 2600 ans d'histoire" (1998), Fayard
  7. FERRAS,Robert, "Ville paraître, être à part" (1994), Reclus
  8. JOUSSE,Thierry, "La ville au cinéma" (2005), Cahiers du cinéma
  9. KATINAKIS, Nathalie, "Marseille : Une Communauté imaginée dans le cinéma de Marcel Pagnol et Robert Guédiguian", pp.2006
  10. PERRATON, Charles, "Un nouvel art de voir la ville et de faire du cinéma : Du cinéma et des restes urbains" (2003), L'Harmattan
  11. PITOT, Pierre, "Ville et cinéma. «coll». Espaces et sociétés" (1996), L'Harmattan

관련 논문AI추천

이 간행물의 다른 논문 (20건)