환영과 반영, 유배와 해방의 장소 - 클레르 드니 Claire Denis의 <개입자 L'Intrus>에 나타난 도시공간 연구
Lieu d’illusion et de reflet, celui d’exil et de libération - Ville portuaire dans L'Intrus de Claire Denis
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초록
Atypique, iconoclaste et inclassable, Claire Denis est l'une des réalisatrices les plus présentes et emblématiques du cinéma français depuis plus de vingt ans. Cette cinéaste vagabonde, ne cesse de repousser ses propres limites physiques, intellectuelles, plastiques et sensorielles. Dans son univers cinématographique, se brouille la dichotomie Nord/Sud, colons/colonisés. Ainsi, les films de Denis permettent aux spectateurs de découvrir le caractère métissé et dynamique dans les villes comme Busan, Djibouti ou Papeete. Comme dans ses autres oeuvres, les villes de L'Intrus, le plus labyrinthique film de Denis, ne sont pas simplement des décors. Elles se donne comme lieu concret d'une combinaison des êtres, d'une incorporation des existences. Dans ce film, les villes sont les lieux paradoxaux où l'identité et la différence, la mêmeté et l'étrangeté coexistent. Lieux de mémoire, les corps deviennent les lieux où se réfléchit le monde. Ils sont une zone d'indétermination, d'indiscernabilité dont le déploiement dissout toute identité, renverse toute différenciation. Dans L'Intrus, de Genève jusqu'à Papeete, en passant par Busan, les frontières des territoires ne connaissent plus de limites. Les villes dessinent la transgression des limites et témoignent la dévalorisation de l'impérialisme occidental. Cinéma de la marge, de l'incarnation, les films de Claire Denis invitent les spectateurs à revoir le monde, à le capter autrement. Avec L'Intrus notre réalisatrice explore “la mondialisation” à sa manière, de façon très esthétique. Les identités troublantes et les frontières brouillées dévoilent les processus d’altération qui affectent notre être à l'époque post coloniale.
Abstract
Atypique, iconoclaste et inclassable, Claire Denis est l'une des réalisatrices les plus présentes et emblématiques du cinéma français depuis plus de vingt ans. Cette cinéaste vagabonde, ne cesse de repousser ses propres limites physiques, intellectuelles, plastiques et sensorielles. Dans son univers cinématographique, se brouille la dichotomie Nord/Sud, colons/colonisés. Ainsi, les films de Denis permettent aux spectateurs de découvrir le caractère métissé et dynamique dans les villes comme Busan, Djibouti ou Papeete. Comme dans ses autres oeuvres, les villes de L'Intrus, le plus labyrinthique film de Denis, ne sont pas simplement des décors. Elles se donne comme lieu concret d'une combinaison des êtres, d'une incorporation des existences. Dans ce film, les villes sont les lieux paradoxaux où l'identité et la différence, la mêmeté et l'étrangeté coexistent. Lieux de mémoire, les corps deviennent les lieux où se réfléchit le monde. Ils sont une zone d'indétermination, d'indiscernabilité dont le déploiement dissout toute identité, renverse toute différenciation. Dans L'Intrus, de Genève jusqu'à Papeete, en passant par Busan, les frontières des territoires ne connaissent plus de limites. Les villes dessinent la transgression des limites et témoignent la dévalorisation de l'impérialisme occidental. Cinéma de la marge, de l'incarnation, les films de Claire Denis invitent les spectateurs à revoir le monde, à le capter autrement. Avec L'Intrus notre réalisatrice explore “la mondialisation” à sa manière, de façon très esthétique. Les identités troublantes et les frontières brouillées dévoilent les processus d’altération qui affectent notre être à l'époque post coloniale.
참고문헌 (20)
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