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랭보의 『일뤼미나시옹』 번역론 I : 난해시 번역과 ‘순수언어’ - 「퍼레이드」

Réflexions I sur la traduction des Illuminations de Rimbaud : traduction de la poésie hermétique et ‘pur langage’ - le cas de Parade

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Dans cette étude, nous traitons des problèmes de traduction de la poésie hermétique comme les Illuminations de Rimbaud. Pour les aborder nous avons choisi un poème en prose, intitulé Parade parmi les Illuminations pour suivre la discussion entre André Guyaux et Sergio Sacchi au sujet de l'interprétation de Parade à l'occasion du colloque international sur la traduction de Rimbaud en 1995 àl'Université de Ratisbonne. Parade est connu comme un poème très hermétique dont le sens est multiple et presque indéchiffrable selon le point de vue du lecteur. Surtout la clausule, "J'ai seul la clef de cette parade" suscite des interprétations contradictoires et rend ce poème encore plus mystérieux et incompréhensible. Parce que Parade peut être considéré comme un poème du non-sens, il est impossible aussi de le traduire. Pourtant André Guyaux et Sergio Sacchi voient un sens caché ou tu dans ce poème : la sexualité interdite selon Guyaux ; les frères voyants du mauvais sang selon Sacchi. La poésie hermétique comme Parade ne dit rien à la lecture en en dissimilant et révélant le sens. L'essentiel est caché dans ce poème obscur. Dans ce contexte on le compare à la réflexion sur la traduction de Walter Benjamin qui dit que l'oeuvre d'art ne dit pas l'essentiel du sens au lecteur. La poésie ne garde pas de sens et n'a rien de communicable. Encore ce qui est plus important chez Benjamin c'est que la traduction de la poésie n'est pas "imitation,copie de l'original". On dirait que le rôle de la traduction ne consiste pas à perpétuer l'original mais plutôt à élargir l'horizon des langages. De ce point de vue on constate que le langage de l'original comporte des défauts par rapport au visé. Selon Benjamin, les langages sont imparfaits parce qu'ils visent la même chose, "une seule et même chose", ce qui est visé. Les langages se complètent par le pur langage, langage de tous ces langages qui existent comme idiomes,ou bien langage de "tous ces modes de visée". Donc, le langage de l'original est un fragment du pur langage comme l'est le langage de la traduction. Tous ces fragments linguistiques complètent le pur langage. Donc la traduction ne vise pas au langage de l'original mais au pur langage. La poésie hermétique est traduisible si l'on essaie de traduire son pur langage. Selon le commentaire d'Antoine Bermann sur "La tâche du traducteur" de Benjamin le pur langage est "le non-dit". En ce sens la vraie traduction est "la fidélité assurée par la littéralité", car "la vraie traduction est transparente, elle ne cache pas l'original, ne l'éclipse pas, mais laisse, d'autant plus pleinement,tomber sur l'original le pur langage". La littéralité est la plus importante dans la traduction. Dans Parade quel peut être le pur langage, c'est-à-dire le non-dit? Il concerne quelques problèmes du poème : le sens du parade, le regard du locuteur sur les protagonistes, l'énigme du "J'ai seul la clef de cette parade sauvage",la solitude et le silence du locuteur dans cette parade irréelle. A propos de la traduction des Illuminations, il est important de garder à l'esprit quelques réflexions : on doit traduire le pur langage de la poésie qui fait partie du non-dit plutôt que le communicable de l'original ; pour traduire le pur langage il faut suivre la littéralitépleinement ; l'interprétation du poème doit être accompagnée du commentaire du traducteur sur le poème ; le pur langage suppose la pluralité de la traduction.

Abstract

Dans cette étude, nous traitons des problèmes de traduction de la poésie hermétique comme les Illuminations de Rimbaud. Pour les aborder nous avons choisi un poème en prose, intitulé Parade parmi les Illuminations pour suivre la discussion entre André Guyaux et Sergio Sacchi au sujet de l'interprétation de Parade à l'occasion du colloque international sur la traduction de Rimbaud en 1995 àl'Université de Ratisbonne. Parade est connu comme un poème très hermétique dont le sens est multiple et presque indéchiffrable selon le point de vue du lecteur. Surtout la clausule, "J'ai seul la clef de cette parade" suscite des interprétations contradictoires et rend ce poème encore plus mystérieux et incompréhensible. Parce que Parade peut être considéré comme un poème du non-sens, il est impossible aussi de le traduire. Pourtant André Guyaux et Sergio Sacchi voient un sens caché ou tu dans ce poème : la sexualité interdite selon Guyaux ; les frères voyants du mauvais sang selon Sacchi. La poésie hermétique comme Parade ne dit rien à la lecture en en dissimilant et révélant le sens. L'essentiel est caché dans ce poème obscur. Dans ce contexte on le compare à la réflexion sur la traduction de Walter Benjamin qui dit que l'oeuvre d'art ne dit pas l'essentiel du sens au lecteur. La poésie ne garde pas de sens et n'a rien de communicable. Encore ce qui est plus important chez Benjamin c'est que la traduction de la poésie n'est pas "imitation,copie de l'original". On dirait que le rôle de la traduction ne consiste pas à perpétuer l'original mais plutôt à élargir l'horizon des langages. De ce point de vue on constate que le langage de l'original comporte des défauts par rapport au visé. Selon Benjamin, les langages sont imparfaits parce qu'ils visent la même chose, "une seule et même chose", ce qui est visé. Les langages se complètent par le pur langage, langage de tous ces langages qui existent comme idiomes,ou bien langage de "tous ces modes de visée". Donc, le langage de l'original est un fragment du pur langage comme l'est le langage de la traduction. Tous ces fragments linguistiques complètent le pur langage. Donc la traduction ne vise pas au langage de l'original mais au pur langage. La poésie hermétique est traduisible si l'on essaie de traduire son pur langage. Selon le commentaire d'Antoine Bermann sur "La tâche du traducteur" de Benjamin le pur langage est "le non-dit". En ce sens la vraie traduction est "la fidélité assurée par la littéralité", car "la vraie traduction est transparente, elle ne cache pas l'original, ne l'éclipse pas, mais laisse, d'autant plus pleinement,tomber sur l'original le pur langage". La littéralité est la plus importante dans la traduction. Dans Parade quel peut être le pur langage, c'est-à-dire le non-dit? Il concerne quelques problèmes du poème : le sens du parade, le regard du locuteur sur les protagonistes, l'énigme du "J'ai seul la clef de cette parade sauvage",la solitude et le silence du locuteur dans cette parade irréelle. A propos de la traduction des Illuminations, il est important de garder à l'esprit quelques réflexions : on doit traduire le pur langage de la poésie qui fait partie du non-dit plutôt que le communicable de l'original ; pour traduire le pur langage il faut suivre la littéralitépleinement ; l'interprétation du poème doit être accompagnée du commentaire du traducteur sur le poème ; le pur langage suppose la pluralité de la traduction.

참고문헌 (13)

  1. Charles Baudelaire, "OEuvres complètes I, texte établi, présenté et annoté par Claude Pichois" (1975), Gallimard
  2. Walter Benjamin, "La tâche du traducteur, Oeuvres I" (2000), Gallimard
  3. Antoine Berman, "La tâche du traducteur de Walter Benjamin, un commentaire, texte établi par Isabelle Berman avec la collaboration de Valentina Sommella" (2008), Presses Universitaires de Vincennes
  4. Pierre Brunel, "Eclats de la violence, pour une lecture comparatiste des Illuminations d'Arthur Rimbaud, édition critique commentée" (2004), José Corti
  5. Thomas Klinkert, "Traduction=interprétation, interprétation=traduction. L'exemple Rimbaud", Actes du Colloque international organisé par l'Institut de Romantique de l'Université de Ratisbonne (21-23 septembre 1995) (1995)
  6. Inês Oseki-Dépré, "De Walter Benjamin à nos jours... (Essais de traductologie)" (1998), Honoré Champion
  7. Arthur Rimbaud, "Complete Works, Selected Letters" (1966), The University of Chicago Press
  8. Rimbaud, "OEuvres complètes. Poésies, prose et correspondance" (1999), Librairie Générale Français
  9. 발터 벤야민, "번역자의 과제" (2008), 길
  10. 발터 벤야민, "언어일반과 인간의 언어에 대해여 ; 번 역자의 과제 외" (2008), 길
  11. 발터 벤야민, "발터 벤야민 선집 6" (2008), 길
  12. A.랭보, "랭보詩전집" (2000), 숭실대학교 출판부
  13. A.랭보, "나쁜 혈통" (2005), 밝은세상

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