레진 로뱅의 『라 퀘벡쿠아트』에 나타난 디아스포라적 글쓰기
L'écriture diasphorique dans La Québécoite de Régine Robin
0
조회
0
다운로드
2
인용
0
참고문헌
키워드
초록
Régine Robin est une écrivaine québécoise, juive polonaise, née en France, émigrée au Québéc. Historienne, sociologue, linguiste,elle a publié des ouvrages de fiction de même que des ouvrages d'histoire et de sociologie portant principalement sur les thèmes de l'identité, de la mémoire collective, de l'Histoire et de la judéité. Son roman La Qébécoite, publié en 1983 est au coeur des problématiques de l’écriture migrante et de la spécificité de l’écrivain québécois depuis les années 1970 et 1980. Le roman est la succession de trois de l'immigration au Québéc autour d'une intellectuelle française d'origine juive polonaise, proche à maints égards de la romancière elle-même. Chacun des trois récits,écrit au conditionnel, raconte une version possible de cette migration,chacune accrochée à une histoire d'amour différente et à un quartier de Montréal. En ce qui concerne l'identité, nous trouvons dans ce roman un sujet du type ; l'Autre hybride', sujet dont l'identité est incertaine, mouvante et fragmentée, qui contient donc les notions d'altérité et d'hybridité. Ils se présentent avant tout dans la forme et dans le sens du texte. D'autre part si Montréal est la ville de l'incontournable étrangetépour la narratrice, c'est parce qu'elle se greffe continuellement à des temporalités et à des espaces différents. En effet à Montréal se greffent d'autres espces mémoriels, en particulier Paris, le lieu des souvenirs enfouis d'une enfance traumatique, mais aussi, encore plus loin dans la mémoire, Budapest et Jitomir. Pourtant les transitions spatiales n'existant pas, la narratrice erre véritablement d'un espace àun autre, réel et mémoriel, parisien et montréalais en faisant des détours à New York et en Pologne. Confondant le passé et le présent, l'ailleurs et d'ici, ou pour le dire autrement, errant dans ces spaces et ces temporalités diverses pour raviver la mémoire, elle se retrouve dans un non-lieu. Nous trouvons que l'expérience de l'altérité de la narratrice provient notamment de son identité juive. Il est question de la mémoire individuelle dans ce roman, mais l’insertion d’une mémoire collective n’est pas pour autant négligée. Il y a en effet présence de cette mémoire collective sous les traits d’une judéité incessamment oubliée et reconquise. D'ailleurs on remarque l'inscription de sa judéité dans les discours de l'Histoire. Or la narratrice essaie de parvenir à appréhender la réalitécomplexe de Montréal où la mémoire individuelle et collective s'introduisent, par le biais de l'écriture. Régine Robin construit ce roman comme un exemple de “court-circuitage de sens”, caractéristique des textes de la postmodernité, marqués par le fractionnaement,l'aléatoire, le discontinu, établissant l'incertitude comme idée de base. Ainsi, hybride, fragmenté, cette écriture diasphorique qui se présente comme la seule forme de mémoire collective, comme lieu de la parole de l'Autre hybride, de l'Histoire, il s'agit également d'une postmodernité après Auschwits et d'une écriture migrante d'origine juive. En effet, inventant une forme inspirée du patchwork pour montrer la migration La Québécoite concerne les ambitions de l'écriture migrante.
Abstract
Régine Robin est une écrivaine québécoise, juive polonaise, née en France, émigrée au Québéc. Historienne, sociologue, linguiste,elle a publié des ouvrages de fiction de même que des ouvrages d'histoire et de sociologie portant principalement sur les thèmes de l'identité, de la mémoire collective, de l'Histoire et de la judéité. Son roman La Qébécoite, publié en 1983 est au coeur des problématiques de l’écriture migrante et de la spécificité de l’écrivain québécois depuis les années 1970 et 1980. Le roman est la succession de trois de l'immigration au Québéc autour d'une intellectuelle française d'origine juive polonaise, proche à maints égards de la romancière elle-même. Chacun des trois récits,écrit au conditionnel, raconte une version possible de cette migration,chacune accrochée à une histoire d'amour différente et à un quartier de Montréal. En ce qui concerne l'identité, nous trouvons dans ce roman un sujet du type ; l'Autre hybride', sujet dont l'identité est incertaine, mouvante et fragmentée, qui contient donc les notions d'altérité et d'hybridité. Ils se présentent avant tout dans la forme et dans le sens du texte. D'autre part si Montréal est la ville de l'incontournable étrangetépour la narratrice, c'est parce qu'elle se greffe continuellement à des temporalités et à des espaces différents. En effet à Montréal se greffent d'autres espces mémoriels, en particulier Paris, le lieu des souvenirs enfouis d'une enfance traumatique, mais aussi, encore plus loin dans la mémoire, Budapest et Jitomir. Pourtant les transitions spatiales n'existant pas, la narratrice erre véritablement d'un espace àun autre, réel et mémoriel, parisien et montréalais en faisant des détours à New York et en Pologne. Confondant le passé et le présent, l'ailleurs et d'ici, ou pour le dire autrement, errant dans ces spaces et ces temporalités diverses pour raviver la mémoire, elle se retrouve dans un non-lieu. Nous trouvons que l'expérience de l'altérité de la narratrice provient notamment de son identité juive. Il est question de la mémoire individuelle dans ce roman, mais l’insertion d’une mémoire collective n’est pas pour autant négligée. Il y a en effet présence de cette mémoire collective sous les traits d’une judéité incessamment oubliée et reconquise. D'ailleurs on remarque l'inscription de sa judéité dans les discours de l'Histoire. Or la narratrice essaie de parvenir à appréhender la réalitécomplexe de Montréal où la mémoire individuelle et collective s'introduisent, par le biais de l'écriture. Régine Robin construit ce roman comme un exemple de “court-circuitage de sens”, caractéristique des textes de la postmodernité, marqués par le fractionnaement,l'aléatoire, le discontinu, établissant l'incertitude comme idée de base. Ainsi, hybride, fragmenté, cette écriture diasphorique qui se présente comme la seule forme de mémoire collective, comme lieu de la parole de l'Autre hybride, de l'Histoire, il s'agit également d'une postmodernité après Auschwits et d'une écriture migrante d'origine juive. En effet, inventant une forme inspirée du patchwork pour montrer la migration La Québécoite concerne les ambitions de l'écriture migrante.
참고문헌 (15)
- ROBIN,Régine, "La Québécoite" (1993), XYZ
- ROBIN, "Berlin chantiers" (2001), Stock
- ROBIN, "Le deuil de l'origine" (2003), KIMÉ
- ROBIN, "La mémoire saturée" (2003), Stock
- DÉSY, Caroline, "Une oeuvre indisciplinaire" (2007), Les Presses de l'Université Laval
- FRÉDÉRIC, Madeleine,, "L'écriture mutante dans La Québécoite de Régine Robin", Voix et images, (48) (1991)
- HARÉL,Simon, "Les passages obligés de l'écriture migrante" (2005), XYZ éditeur
- NEPVEU,Pierre, "L'Écologie du réel" (1999), Boréal
- OUELLET,Pierre, "Le soi et l'autre" (2003), Les Presses de l'Université Laval
- M.PATERSON,Janet, "Figures de l'autre dans le roman québécois" (2004), Éditions Nota bene
- LEQUIN, Lucie, "Multi-culture, Multi-Écriture" (1996), L'Harmattan
- 신옥근, "한국과 퀘벡의 다문화주의와 문학 : 이주문학 écriture migrante과 타자의 문제", 프랑스문화예술연구, 26, pp.201~230 (2008), 프랑스문화예술학회
- 심재중, "에두아르 글리상의 문학과 이론", 프랑스어권의 보편주의와 다문화주의,2009 국제학술대회 (2009), 한국불어불문학회
- 이인숙, "퀘벡의 이주문학에 나타난 정체성 연구 - 잉 첸의 『부동Immobile』을 중심으로", 프랑스문화예술연구, 28, pp.341~361 (2009), 프랑스문화예술학회
- 이지순, "「히로시마 내사랑 Hiroshima mon amour」에 나타난 몸과 역사의 증언", 불어불문학연구, (59), pp.225~247 (2004), 한국불어불문학회
