퀘벡의 이주문학에 나타난 정체성 연구 - 잉 첸의 『부동Immobile』을 중심으로
Etudes sur l'identité dans la littérature migrante au Québec - Autour d'Immobile d'Ying Chen
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초록
Le quatrième roman de l'écrivain sino-québécoise Ying Chen, Immobile, est une monologue d'une femme errant telle une morte-vivante dans un monde moderne qui lui semble totalement étranger. Conjointe d'un archéologue, la narratrice y est réincarnée de sa propre volonté pour payer les dettes de sa vie antérieure où elle chanta jusqu'à l'âge de 28 ans dans une troupe d'opéra ambulante avant d'être achetée par un prince. Cependant en confrontation entre deux époques et deux ordres culturels distincts, celle-ci est déchirée entre plusieurs existences à force de ses multiples incarnations. Il en résulte une identité fragmentée où le temps n'a pour elle aucun arrimage ni point d'attache. Et dans l'époque à laquelle appartient son mari, A..., elle ne sait comment se conduire et se révèle, à cause de son intemporalité, complètement anachronique. Témoin de sa propre naissance et de sa propre mort, la narratrice est son propre ancêtre et son propre descendant. Sans père, ni mère, elle n'a que la mémoire de ses vies antérieures et un corps que nul ne peut reconnaître et sur lequel il est impossible d'identifier les moindre signes distinctifs d'une lignée. Elle ne mentionne d'ailleurs jamais son nom, et les autres sont désignés simplement par leur fonction. Une désignation altérée qui est une marque d'une impersonnalité. Ainsi, à force de ne pas pouvoir appartenir à un lieu ni à un social réseau, est-elle condamnée à une vie de diaspora. L'identité pour elle n'est donc pas une chose procurée par son appartenance sociale, mais elle se forme par la narration de ses multiples existences qui lui reviennent sans cesse en mémoire. Son histoire racontée est une porte de secours au problème de l'identité fragmentée du fait que sa vie d'errante se transforme en une vie épurée et clarifiée par les effets cathartiques de sa narration.
Abstract
Le quatrième roman de l'écrivain sino-québécoise Ying Chen, Immobile, est une monologue d'une femme errant telle une morte-vivante dans un monde moderne qui lui semble totalement étranger. Conjointe d'un archéologue, la narratrice y est réincarnée de sa propre volonté pour payer les dettes de sa vie antérieure où elle chanta jusqu'à l'âge de 28 ans dans une troupe d'opéra ambulante avant d'être achetée par un prince. Cependant en confrontation entre deux époques et deux ordres culturels distincts, celle-ci est déchirée entre plusieurs existences à force de ses multiples incarnations. Il en résulte une identité fragmentée où le temps n'a pour elle aucun arrimage ni point d'attache. Et dans l'époque à laquelle appartient son mari, A..., elle ne sait comment se conduire et se révèle, à cause de son intemporalité, complètement anachronique. Témoin de sa propre naissance et de sa propre mort, la narratrice est son propre ancêtre et son propre descendant. Sans père, ni mère, elle n'a que la mémoire de ses vies antérieures et un corps que nul ne peut reconnaître et sur lequel il est impossible d'identifier les moindre signes distinctifs d'une lignée. Elle ne mentionne d'ailleurs jamais son nom, et les autres sont désignés simplement par leur fonction. Une désignation altérée qui est une marque d'une impersonnalité. Ainsi, à force de ne pas pouvoir appartenir à un lieu ni à un social réseau, est-elle condamnée à une vie de diaspora. L'identité pour elle n'est donc pas une chose procurée par son appartenance sociale, mais elle se forme par la narration de ses multiples existences qui lui reviennent sans cesse en mémoire. Son histoire racontée est une porte de secours au problème de l'identité fragmentée du fait que sa vie d'errante se transforme en une vie épurée et clarifiée par les effets cathartiques de sa narration.
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