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H. Barbusse의『포화』에 대한 소론

Some reflections on Under fire of Henri Barbusse

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초록

Bien que la Seconde Guerre Mondiale ait engendré six fois plus de victimes que la Première, cette dernière est considérée par les Français comme la Grande Guerre. La raison est imputable à l'atrocité inouïe provoquée par les machines de guerre modernes. Les civils, devenus soldats sans préparation tant au niveau physique que psychologique, demeurent tous traumatisés par cette expérience de mort en masse et surtout par la vie quotidienne dans les tranchées. Des écrivains, comme Henri Barbusse, ont voulu témoigner de cette réalité de la guerre. Le feu de H. Barbusse donne la parole aux soldats inconnus qui n'ont normalement pas les moyens d’exprimer leurs souffrances. D'où l'importance d’une écriture réaliste qui, éventuellement, peut contredire la version officielle de la guerre. Toutefois, la réalité de la guerre, comme toute réalité, n’est jamais simple. La question de la véracité des faits se pose quant à la perception du réel. La guerre plonge les soldats de bonne foi dans le désarroi, voire même la confusion la plus totale. Les déflagrations des bombes, les corps transpercés par les balles, et la peur permanente déforment la perception de la réalité. Les repères spatio-temporels disparaissent et les soldats perdent facilement le sens de l'orientation. En dépit de cette réalité confuse, le narrateur décrit la guerre dans ses moindres détails, en particulier ce qui touche à la vie quotidienne des poilus. Mobilisés des quatre coins de la France, ils diffèrent de par leurs d'origines et leurs personnalités. Mais au-delà de la différence d’âge et de classe sociale, ils restent soudés par un destin commun. Ils partagent la même souffrance et la même peur de la mort. Au cours de la guerre, ils se sont aperçus que les embusqués, privilégiés de la société, mènent une vie confortable qui n’est aucunement affectée par la guerre, et que seule la classe ouvrière en est victime. Le contraste entre la solidarité des soldats du front et l’égoïsme des embusqués frappe H. Barbusse. Outre la paix et la liberté, l’auteur, communiste, réclame l’égalité devant la souffrance de la guerre. Il est naturel que H. Barbusse participe au mouvement pacifiste alors qu’il est dans le même temps membre du parti communiste. Sur le plan narratif, l’auteur s’est montré novateur vis-à-vis des personnages. Sans privilégier un héros en particulier, il a donné la parole à divers personnages prolétariens auparavant absents de la scène littéraire. Chaque récit fragmentaire est indépendant, mais ne perd pas pour autant le fil directeur : livrer une vérité factuelle de la guerre. Le vocabulaire riche employé donne plus de véracité et accentue l’effet de réalité. La description a pour fonction d’accompagner le récit et de faire passer à postérité la vie quotidienne et les états d’âme des soldats. La réflexion sur le rôle de l’écriture nous invite à remettre en cause la littérature de la guerre en tant que genre.

Abstract

Bien que la Seconde Guerre Mondiale ait engendré six fois plus de victimes que la Première, cette dernière est considérée par les Français comme la Grande Guerre. La raison est imputable à l'atrocité inouïe provoquée par les machines de guerre modernes. Les civils, devenus soldats sans préparation tant au niveau physique que psychologique, demeurent tous traumatisés par cette expérience de mort en masse et surtout par la vie quotidienne dans les tranchées. Des écrivains, comme Henri Barbusse, ont voulu témoigner de cette réalité de la guerre. Le feu de H. Barbusse donne la parole aux soldats inconnus qui n'ont normalement pas les moyens d’exprimer leurs souffrances. D'où l'importance d’une écriture réaliste qui, éventuellement, peut contredire la version officielle de la guerre. Toutefois, la réalité de la guerre, comme toute réalité, n’est jamais simple. La question de la véracité des faits se pose quant à la perception du réel. La guerre plonge les soldats de bonne foi dans le désarroi, voire même la confusion la plus totale. Les déflagrations des bombes, les corps transpercés par les balles, et la peur permanente déforment la perception de la réalité. Les repères spatio-temporels disparaissent et les soldats perdent facilement le sens de l'orientation. En dépit de cette réalité confuse, le narrateur décrit la guerre dans ses moindres détails, en particulier ce qui touche à la vie quotidienne des poilus. Mobilisés des quatre coins de la France, ils diffèrent de par leurs d'origines et leurs personnalités. Mais au-delà de la différence d’âge et de classe sociale, ils restent soudés par un destin commun. Ils partagent la même souffrance et la même peur de la mort. Au cours de la guerre, ils se sont aperçus que les embusqués, privilégiés de la société, mènent une vie confortable qui n’est aucunement affectée par la guerre, et que seule la classe ouvrière en est victime. Le contraste entre la solidarité des soldats du front et l’égoïsme des embusqués frappe H. Barbusse. Outre la paix et la liberté, l’auteur, communiste, réclame l’égalité devant la souffrance de la guerre. Il est naturel que H. Barbusse participe au mouvement pacifiste alors qu’il est dans le même temps membre du parti communiste. Sur le plan narratif, l’auteur s’est montré novateur vis-à-vis des personnages. Sans privilégier un héros en particulier, il a donné la parole à divers personnages prolétariens auparavant absents de la scène littéraire. Chaque récit fragmentaire est indépendant, mais ne perd pas pour autant le fil directeur : livrer une vérité factuelle de la guerre. Le vocabulaire riche employé donne plus de véracité et accentue l’effet de réalité. La description a pour fonction d’accompagner le récit et de faire passer à postérité la vie quotidienne et les états d’âme des soldats. La réflexion sur le rôle de l’écriture nous invite à remettre en cause la littérature de la guerre en tant que genre.

참고문헌 (14)

  1. 뒤프, 조르주, "프랑스 사회사" (2000), 동문선
  2. 바르뷔스, 앙리, "세계문학전집, 84권" (1974), 을유문화사
  3. 존스, 콜린, "케임브리지 프랑스사" (2005), 시공사
  4. classiques, "FolioPlus", pp.2004, Barbusse, Henri
  5. Barbusse, Henri, "Lettres à sa femme 1914-1917", pp.2006, Buchet
  6. Barjot, Dominique, "la guerre, la paix, 1911-1946" (2003), SEDES
  7. Bonnaud-Lamotte, Danielle, "Le feu de Barbusse, un discours social-patriotard?", Mots, (24) (1994)
  8. Hertz, Henri, "Henri Barbusse" (1920), édition du carnet-critique
  9. Hollier, "Denis De la littérature française" (1995), Bordas
  10. LaRochelle, Pierre Drieu, "La comédie de Charleroi", pp.1982, Gallimard
  11. Lemaitre, Pierre, "Au revoir là-haut" (2013), Albin Michel
  12. Mingarelli, Hubert, "Quatre soldats" (2003), Seuil
  13. Prochasson, "Christophe et alias. Vrai et faux dans la grande guerre" (2004), La Découverte
  14. Rasson, Luc, "Ecrire contre la guerre: littérature et pacifismes 1916-1938" (1997), Harmattan

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