'백조의 소네트'와 말라르메의 공간의 변용
‘Le sonnet du cygne’ et la métamorphose de l'espace mallarméen
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초록
La lourdeur est une des caractéristiques des poèmes de Stéphane Mallarmé. Son obscurité indéchiffrable est liée à cette lourdeur. L'espace du Sonnet du cygne, c'est la répétition des ombres d'Igitur où règne l'écriture phénoménologique des ombres. Le même thème se répète dans Un Coup de Dés, mais il existe dans cet achromatisme une importante différence. Dans Le Sonnet du cygne et Igitur, tous s'abîment dans les ombres du temps et du moi. Toutefois, 'les lignes dures' d'Igitur, résultats de l'anéantissement, préparent un autre espace. La ligne, remplaçant les faces alourdies des ténèbres, pourrait redessiner un 'jeune paysage.' Après l'élimination et l'anéantissement extrêmes, subsiste encore une ligne réversible qui dissipe toute l'ombre presque innée du moi. Tous ne sont donc pas abîmés définitivement dans les ténèbres. Le poète a déjà suggéré cette réversibilité dans Las de l'amer repos..., pour recréer le 'jeune paysage'. Par cet itinéraire de reconstruction d‘'aujourd'hui' le poète arrive à une juste balance. Dans Un Coup de Dés, l'abîme et l'espace vide préparent une apparition des lumières. À la manière chinoise, avec la maîtrise la plus adéquate de la plume, le poète a pu écrire en caractères gras la plus grande espérance, au-delà de l'obscurité. Si le chant du cygne n'est pas chanté qu'au moment de la mort, on pourra dire qu‘Un Coup de Dés s'approche le mieux de ce chant. Le plumage qui a été pris dans 'le plus pur glacier,' préparait cette métamorphose des obscurités, n'en laissant qu’une empreinte vide d'un signe. Cette vacuité est enfin transformée en blanc qui ouvre la possibilité de la lecture ininterrompue des paysages.
Abstract
La lourdeur est une des caractéristiques des poèmes de Stéphane Mallarmé. Son obscurité indéchiffrable est liée à cette lourdeur. L'espace du Sonnet du cygne, c'est la répétition des ombres d'Igitur où règne l'écriture phénoménologique des ombres. Le même thème se répète dans Un Coup de Dés, mais il existe dans cet achromatisme une importante différence. Dans Le Sonnet du cygne et Igitur, tous s'abîment dans les ombres du temps et du moi. Toutefois, 'les lignes dures' d'Igitur, résultats de l'anéantissement, préparent un autre espace. La ligne, remplaçant les faces alourdies des ténèbres, pourrait redessiner un 'jeune paysage.' Après l'élimination et l'anéantissement extrêmes, subsiste encore une ligne réversible qui dissipe toute l'ombre presque innée du moi. Tous ne sont donc pas abîmés définitivement dans les ténèbres. Le poète a déjà suggéré cette réversibilité dans Las de l'amer repos..., pour recréer le 'jeune paysage'. Par cet itinéraire de reconstruction d‘'aujourd'hui' le poète arrive à une juste balance. Dans Un Coup de Dés, l'abîme et l'espace vide préparent une apparition des lumières. À la manière chinoise, avec la maîtrise la plus adéquate de la plume, le poète a pu écrire en caractères gras la plus grande espérance, au-delà de l'obscurité. Si le chant du cygne n'est pas chanté qu'au moment de la mort, on pourra dire qu‘Un Coup de Dés s'approche le mieux de ce chant. Le plumage qui a été pris dans 'le plus pur glacier,' préparait cette métamorphose des obscurités, n'en laissant qu’une empreinte vide d'un signe. Cette vacuité est enfin transformée en blanc qui ouvre la possibilité de la lecture ininterrompue des paysages.
참고문헌 (19)
- Stéphane Mallarmé, "Oeuvres Complètes, la Pléiade" (1974), Gallimard
- Stéphane Mallarmé, "Oeuvres Complètes I, la Pléiade" (1998), Gallimard
- Stéphane Mallarmé, "Un Coup de Dés Jamais N'Abolira le Hasard" (1998), Gallimard
- Stéphane Mallarmé, "Igitur" (1925), Gallimard
- Stéphane Mallarmé, "한 번의 주사위 던지기는 결코 우연을 폐기하지 못하리라 in 외국문학" (1997), 열음사
- "Documents Stéphane Mallarmé VI", présentés par C.-P. Barbier, Nizet, ~ (1977)
- Paul Bénichou, "Selon Mallarmé" (1995), Gallimard
- Gardner Davies, "Mallarmé et la 'couche suffisante d'intelligibilité'" (1988), Corti
- Bertrand Marchal, "Lecture de Mallarmé" (1985), Corti
- Charles Mauron, "Mallarmé l'obscur" (1968), Corti
- Charles Mauron, "Mallarmé" (1977), Seuil
- Charles Mauron, "Introduction à la psychanalyse de Mallarmé, La Baconnière" (1978), Neuchâtel
- Robert L. Mitchell, "Valéry : Stanford French and Italian Studies 23, Saratoga" (1981), Anma Libri
- Jean-Luc Steinmetz, "Stéphane Mallarmé - l'absolu au jour le jour" (1998), Fayard
- Simonne Verdin, "Stéphane Mallarmé Le presque contradictoire précédé d'une Étude de Variantes" (1975), Nizet
- 김경란, "말라르메, 시간의 시학과 공간의 시학" (1992), 홍익대학교 대학원
- 김경란, "Entre le Néant et l'Écriture", Université de Paris XII, ~ (1995)
- 김경란, "La certitude en l'ombre in A. Rimbaud et S. Mallarmé", 한국랭보연구회, ~ (1999)
- 김경란, "Deux faces de l'épuisement - autour du Las de l'amer repos... in A. Rimbaud et des Poètes modernistes coréens", 한국랭보연구회, ~ (2000)
