네그리튀드의 태동 : 할렘 르네상스로부터 네그리튀드까지
Naissance de la négritude.
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초록
Cette étude a pour but d'examiner par quelles voies la négritude s'organise. On dit que les premières décennies du XXe siècle voient l'éveil de la conscience noire. Bien de voix se font écho pour affirmer la singularité nègre en Amérique, aux Antilles et à Paris. Il faut dire d'abord que dans les milieux artistiques parisiens, on découvre un intérêt à la culture africaine. Par exemple, de grands peintres tels que Picasso, Braque y trouvent une source de leur inspiration artistique. Mais c'est d'abord en Amérique, puis aux Antilles que les Noirs prennent la parole pour affirmer leur différence et leur valeur. Autour des années 1920, des intellectuels noirs de Harlem se constituent en groupe. Ils se donnent un nom - la négro renaissance ou Harlem renaissance. Ils veulent vivre sans concessions leur identité noire. Tandis que le mouvement de la négro renaissance s'amplifie à New York, René Maran, en France, fait un scandale avec son premier roman, Batouala, dans les milieux littéraires traditionnels. Il apporte un point de vue nouveau, celui du Noir colonisé sur l'homme blanc. Le mouvement américain de Harlem et le roman de René Maran influencent profondément les intellectuels noirs à Paris par qui les trois revues fondatrices de la négritude voient le jour : Légitime Défense, Revue du Monde Noir et Etudiant Noir. Dans Légitime Défense, se trouvent exprimées toutes les idées d'où va germer la renaissance culturelle des Noirs d'expression française : critique du rationalisme occidental, souci de reconquérir une personnalité originale, refus d'un art asservi aux modèles européens. Lorsqu'on recense les articles de la Revue du Monde Noir, on remarque la polarisation sur quelques problèmes : la conscience de race, le racisme aux États Unis, la situation des Noirs à Cuba, etc. Les stratégies de rupture avec le système établi, exposées dans Légitime défense, y sont encore valables. Quand à l'Étudaint Noir, Damas définit la fonction du journal : «l'Étudiant noir, journal corporatif et de combat, avait pour objectif la fin de la tribalisation, du système clanique en vigueur au quartier Latin ! On cessait d'être étudiant martiniquais, guadeloupéen, guyanais, africain et malgache, pour n'être qu'un seul et même étudiant noir.» C'est aussi dans ce journal où a été écrit pour la première fois le mot 'négritude'. Enfin, on peut dire que la notion de la négritude se forme à travers ces trois revues.
Abstract
Cette étude a pour but d'examiner par quelles voies la négritude s'organise. On dit que les premières décennies du XXe siècle voient l'éveil de la conscience noire. Bien de voix se font écho pour affirmer la singularité nègre en Amérique, aux Antilles et à Paris. Il faut dire d'abord que dans les milieux artistiques parisiens, on découvre un intérêt à la culture africaine. Par exemple, de grands peintres tels que Picasso, Braque y trouvent une source de leur inspiration artistique. Mais c'est d'abord en Amérique, puis aux Antilles que les Noirs prennent la parole pour affirmer leur différence et leur valeur. Autour des années 1920, des intellectuels noirs de Harlem se constituent en groupe. Ils se donnent un nom - la négro renaissance ou Harlem renaissance. Ils veulent vivre sans concessions leur identité noire. Tandis que le mouvement de la négro renaissance s'amplifie à New York, René Maran, en France, fait un scandale avec son premier roman, Batouala, dans les milieux littéraires traditionnels. Il apporte un point de vue nouveau, celui du Noir colonisé sur l'homme blanc. Le mouvement américain de Harlem et le roman de René Maran influencent profondément les intellectuels noirs à Paris par qui les trois revues fondatrices de la négritude voient le jour : Légitime Défense, Revue du Monde Noir et Etudiant Noir. Dans Légitime Défense, se trouvent exprimées toutes les idées d'où va germer la renaissance culturelle des Noirs d'expression française : critique du rationalisme occidental, souci de reconquérir une personnalité originale, refus d'un art asservi aux modèles européens. Lorsqu'on recense les articles de la Revue du Monde Noir, on remarque la polarisation sur quelques problèmes : la conscience de race, le racisme aux États Unis, la situation des Noirs à Cuba, etc. Les stratégies de rupture avec le système établi, exposées dans Légitime défense, y sont encore valables. Quand à l'Étudaint Noir, Damas définit la fonction du journal : «l'Étudiant noir, journal corporatif et de combat, avait pour objectif la fin de la tribalisation, du système clanique en vigueur au quartier Latin ! On cessait d'être étudiant martiniquais, guadeloupéen, guyanais, africain et malgache, pour n'être qu'un seul et même étudiant noir.» C'est aussi dans ce journal où a été écrit pour la première fois le mot 'négritude'. Enfin, on peut dire que la notion de la négritude se forme à travers ces trois revues.
참고문헌 (16)
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