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아프리카 작가들과 언어 문제 -프랑스어 사용 작가들을 중심으로-

Les Écrivains d'Afrique noire et le problème des langues - Le cas des écrivains francophones-

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En ce qui concerne l‘usage de la langue, trois directions s’ouvrent aux écrivains africains d'expression française. D'abord ils continuent d'écrire en français, comme le font L. S. Senghor, Cheikh Hamidou Kane, A. Waberi, Georges Ngal, Henri Lopes ou Calixthe Beyala, avec des aménagements sans doute, si nécessaire, mais sans quitter la norme d‘une langue qu’il se sont totalement appropriée. La littérature africaine demeure dans les strictes limites d‘une langue classique jusqu’après l‘indépendance. Les écrivains pratiquent une syntaxe impeccable et, au niveau du lexique, se contentent d’introduire des mots locaux désignant des objets, ou des rôles précis. Il y a ensuite des écrivains qui vont coloniser le français en le créolisant ou en l‘africanisant au maximum. A ce sujet, il faut citer A. Kourouma ou Sony Labou Tansi. Ils se lancent dans une négrification ou indigénisation progressive du langage écrit. Ils brisent le mur de la langue française Leur travail est de subvertir le français, de le bousculer, de faire des bâtards à la langue française et enfin s'attaquer à l'oppresseur.,Enfin, quelques romanciers écrivent directement dans leurs langues maternelles. Pour une population pauvre, plurilingue et de tradition orale, les livres ne constituent pas une priorité. Et pourtant, les écrivains africains s’exprimant dans leurs langues nationales sont de plus en plus nombreux. La raison en est très simple. Parce qu'ils sont conscients que c'est aux Africains à défendre leurs langues et leurs cultures. Par exemple, après une riche production en français, le romancier sénégalais Boubacar Boris Diop décide d’écrire en wolof, sa langue maternelle. Il avoue qu'il a été corrompu par le français. Son acte décrire en sa langue maternelle est de retrouver son identité nationale.

Abstract

En ce qui concerne l‘usage de la langue, trois directions s’ouvrent aux écrivains africains d'expression française. D'abord ils continuent d'écrire en français, comme le font L. S. Senghor, Cheikh Hamidou Kane, A. Waberi, Georges Ngal, Henri Lopes ou Calixthe Beyala, avec des aménagements sans doute, si nécessaire, mais sans quitter la norme d‘une langue qu’il se sont totalement appropriée. La littérature africaine demeure dans les strictes limites d‘une langue classique jusqu’après l‘indépendance. Les écrivains pratiquent une syntaxe impeccable et, au niveau du lexique, se contentent d’introduire des mots locaux désignant des objets, ou des rôles précis. Il y a ensuite des écrivains qui vont coloniser le français en le créolisant ou en l‘africanisant au maximum. A ce sujet, il faut citer A. Kourouma ou Sony Labou Tansi. Ils se lancent dans une négrification ou indigénisation progressive du langage écrit. Ils brisent le mur de la langue française Leur travail est de subvertir le français, de le bousculer, de faire des bâtards à la langue française et enfin s'attaquer à l'oppresseur.,Enfin, quelques romanciers écrivent directement dans leurs langues maternelles. Pour une population pauvre, plurilingue et de tradition orale, les livres ne constituent pas une priorité. Et pourtant, les écrivains africains s’exprimant dans leurs langues nationales sont de plus en plus nombreux. La raison en est très simple. Parce qu'ils sont conscients que c'est aux Africains à défendre leurs langues et leurs cultures. Par exemple, après une riche production en français, le romancier sénégalais Boubacar Boris Diop décide d’écrire en wolof, sa langue maternelle. Il avoue qu'il a été corrompu par le français. Son acte décrire en sa langue maternelle est de retrouver son identité nationale.

참고문헌 (11)

  1. Blachère, J-C., "Négritures, les écrivains d'Afrique noire et la langue française" (1993), L'Harmattan
  2. Brindeau, Serge, "La Poésie contemporaine de langue française depuis 1945, Paris", ~ (1973)
  3. Chevrier, Jacques, "La littérature nègre" (2003), Armand Colin
  4. Daff, Moussa, "Vers une francophonie africaine de la copropriété et de la cogestion linguistique et littéraire, dans Glottopol, n.3, janvier", ~ (2004)
  5. Gikandi, Simon, "Encyclopedia of African Literature" (2003), Routledge
  6. Jules-Rosette, Bennetta, "Black Paris" (1998), University of Illinois Press
  7. Kesteloot, Lilyan, "Histoire de la littérature négro-africaine" (2001), Karthala
  8. Kourouma, Ahmadou, "Écrire en français, penser dans sa langue maternelle", Études françaises, 33(1), pp.115~118 (1997)
  9. Makouta-Mboukou, J-P., "Introduction à l'étude du roman négro-africain de langue française Dakar, NEA", ~ (1980)
  10. Mateso, Locha, "La littérature africaine et sa critique" (1986), ACCT-Karthala
  11. Ngal, Georges, "Création et rupture en littérature africaine" (1994), Harmattan

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