마르그리트 뒤라스와 박완서 작품 속에 나타난 유년의 정체성과 장소
Identité de l'enfance et Lieux dans les oeuvres de Marguerite Duras et de Pak Wanso
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초록
L'évocation de l'enfance dans l'écriture autobiographique de Marguerite Duras et de Pak Wanso révèle l'oeuvre entière, où cette évocation ne cesse d'être présente, à travers les transformations incessantes qu'elle subit à chaque nouveau texte: Un barrage contre le Pacifique, L'Amant de la Chine du Nord chez Marguerite Duras, et Le piquet de ma mère 1, Qui a mangé tant de singa? chez Pak Wanso. L'enfance n'a en effet, naturellement, jamais cessé d'ê̂tre représeentée dans l'univers romanesque de nos deux auteurs. Des figures enfantines se côtoient ou se croisent constamment dans l'évocation plus ou moins explicite du vécu de l'enfance, ici en Indochine, là d'abord dans une province proche - et pourtant cruellement devenue maintenant un lieu inaccessible-, puis à Séoul dans les années quarante. Le traitement de cette enfance dans les oeuvres de Marguerite Duras et de Pak Wanso n'échappe pas toujours à une certaine séduction de la représentation, à un certain sentimentalisme, ni à la reprise d'une imagerie assez romantique de l'enfance. Les deux auteurs mêlent leur imaginaire à leurs souvenirs dans la perspective analogue d'un bonheur enfantin devenu paradis perdu, d'où elles ont été chassées par la prise de conscience, à l'adolescence, de la misère familiale. Par ailleurs, nous trouvons comme une hiérarchie entre les lieux mentionnés explicitement tout au long des récits que nous avons retenus, même si les noms géographiques changent au fur à mesure que l'enfant grandit: Kam-Pakchok sont décrits d'abord isolément en tant que pays natal; Ram-Cholen-Songdo le sont en tant que villes de taille moyenne, avant l'arrivée à la grande ville et par opposition au pays natal; Grande ville-Saigon-Séoul sont présentés comme la grande ville lumineuse. Le lieu, en tant que simple étape, n'est qu'une transition vers un ailleurs. Cette progression d'un lieu à un autre signale donc une évolution, évolution menant d'un espace fermé et petit à petit un espace plus ouvert, agrandi, comme un parcours de formation de leur identité: nos héroïnes s'avancent en un monde de plus en plus rationnalisé et ordonné, mê̂me si l'injustice et l'inégalité s'étalent sous leurs yeux.
Abstract
L'évocation de l'enfance dans l'écriture autobiographique de Marguerite Duras et de Pak Wanso révèle l'oeuvre entière, où cette évocation ne cesse d'être présente, à travers les transformations incessantes qu'elle subit à chaque nouveau texte: Un barrage contre le Pacifique, L'Amant de la Chine du Nord chez Marguerite Duras, et Le piquet de ma mère 1, Qui a mangé tant de singa? chez Pak Wanso. L'enfance n'a en effet, naturellement, jamais cessé d'ê̂tre représeentée dans l'univers romanesque de nos deux auteurs. Des figures enfantines se côtoient ou se croisent constamment dans l'évocation plus ou moins explicite du vécu de l'enfance, ici en Indochine, là d'abord dans une province proche - et pourtant cruellement devenue maintenant un lieu inaccessible-, puis à Séoul dans les années quarante. Le traitement de cette enfance dans les oeuvres de Marguerite Duras et de Pak Wanso n'échappe pas toujours à une certaine séduction de la représentation, à un certain sentimentalisme, ni à la reprise d'une imagerie assez romantique de l'enfance. Les deux auteurs mêlent leur imaginaire à leurs souvenirs dans la perspective analogue d'un bonheur enfantin devenu paradis perdu, d'où elles ont été chassées par la prise de conscience, à l'adolescence, de la misère familiale. Par ailleurs, nous trouvons comme une hiérarchie entre les lieux mentionnés explicitement tout au long des récits que nous avons retenus, même si les noms géographiques changent au fur à mesure que l'enfant grandit: Kam-Pakchok sont décrits d'abord isolément en tant que pays natal; Ram-Cholen-Songdo le sont en tant que villes de taille moyenne, avant l'arrivée à la grande ville et par opposition au pays natal; Grande ville-Saigon-Séoul sont présentés comme la grande ville lumineuse. Le lieu, en tant que simple étape, n'est qu'une transition vers un ailleurs. Cette progression d'un lieu à un autre signale donc une évolution, évolution menant d'un espace fermé et petit à petit un espace plus ouvert, agrandi, comme un parcours de formation de leur identité: nos héroïnes s'avancent en un monde de plus en plus rationnalisé et ordonné, mê̂me si l'injustice et l'inégalité s'étalent sous leurs yeux.
참고문헌 (17)
- Ahlstedt, Eva, "Le "Cycle du barrage" dans l'oeuvre de Marguerite Duras" (2003), Actauniversitatis Gothoburgensis
- Armel, Aliette, "l'autobiographie" (1990), Le Castor Astral, Paris
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- Cassirame, Brigitte, "Marguerite Duras: Les lieux du ravissement" (2004), L'Harmattan, Paris
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- Duras, Marguerite, "Un barrage contre le Pacifique, Gallimard, Paris" (1984), L'Amant, Les Editions de Minuit, Paris
- Duras, Marguerite, "Un barrage contre le Pacifique" (1991), Gallimard
- Duras, Marguerite, "Gauthier, Xavière, Les Parleuses, Les Editions de Minuit" (1974), Paris
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- 권영민, "박완서론" (1991), 삼인행
- 박완서, "엄마의 말뚝1, In 엄마의 말뚝" (1994), 세계사
- 박완서, "그 많던 싱아는 누가 다 먹었을까" (1992), 웅진닷컴
- 이경호, "박완서 문학 길찾기: 박완서 문학 30년 기념비평집" (2000), 세계사
- 이선, "박완서 소설연구: 분단의 시대경험과 소설의 형식" (2004), 깊은샘
