앙리 미쇼의 전기와 후기 시에 나타나는 글쓰기의 연속성
La continuité de l’écriture entre la première et la seconde période de la poésie d’Henri Michaux
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초록
Chez Michaux, l’écriture du refus et de la fureur se transforme en celle de la méditation contemplative dans la seconde période de sa vie. Ces deux tendances semblent s’opposer en apparence, mais elles découlent de la même aspiration à la connaissance profonde de l’être. L’univers michaudien se caractérise par deux éléments : l’intérieur de l’être et l’observation. Michaux écrit pour se parcourir. Il choisit l’espace du dedans pour champ de recherche poétique. Et le regardement est une action primordiale pour le poète qui est à la fois observateur, spectateur, contemplateur. Sur ce point, la poésie de Michaux se trouve près de la méditation bouddhiste qui consiste à acquérir “une meilleure connaissance de la façon dont l’esprit fonctionne et une perception plus juste de la réalité.”Si l’imaginaire, plein de créatures étranges et de fables extraordinaires où s’expriment la souffrance et le malheur, etc., représente le paysage de l’intérieur tumultueux de l’homme, la poésie de la contemplation et de la sagesse montre le principe et la structure de la conscience qui sous-tend tous les phénomènes sentimentaux. Dans cette perspective, le Michaux de ses dernières années n’a ni abandonné la révolte de sa jeunesse, ni succombé à un compromis facile. Par contre, il développe et approfondit sa tentative de découvrir l’intérieur de l’être. Ainsi Michaux poursuit sa propre voie pendant toute la durée de sa création artistique de façons différentes tantôt mouvementées tantôt sereines. C’est sous cet angle que les fonctions de l’écriture comme l’acte d’hygiène, le coup de l’exorcisme et le mouvement de séparations et de réparations de la conscience révèlent la cohérence de l’écriture de Michaux malgré leur caractère singulier et hétérogène.
Abstract
Chez Michaux, l’écriture du refus et de la fureur se transforme en celle de la méditation contemplative dans la seconde période de sa vie. Ces deux tendances semblent s’opposer en apparence, mais elles découlent de la même aspiration à la connaissance profonde de l’être. L’univers michaudien se caractérise par deux éléments : l’intérieur de l’être et l’observation. Michaux écrit pour se parcourir. Il choisit l’espace du dedans pour champ de recherche poétique. Et le regardement est une action primordiale pour le poète qui est à la fois observateur, spectateur, contemplateur. Sur ce point, la poésie de Michaux se trouve près de la méditation bouddhiste qui consiste à acquérir “une meilleure connaissance de la façon dont l’esprit fonctionne et une perception plus juste de la réalité.”Si l’imaginaire, plein de créatures étranges et de fables extraordinaires où s’expriment la souffrance et le malheur, etc., représente le paysage de l’intérieur tumultueux de l’homme, la poésie de la contemplation et de la sagesse montre le principe et la structure de la conscience qui sous-tend tous les phénomènes sentimentaux. Dans cette perspective, le Michaux de ses dernières années n’a ni abandonné la révolte de sa jeunesse, ni succombé à un compromis facile. Par contre, il développe et approfondit sa tentative de découvrir l’intérieur de l’être. Ainsi Michaux poursuit sa propre voie pendant toute la durée de sa création artistique de façons différentes tantôt mouvementées tantôt sereines. C’est sous cet angle que les fonctions de l’écriture comme l’acte d’hygiène, le coup de l’exorcisme et le mouvement de séparations et de réparations de la conscience révèlent la cohérence de l’écriture de Michaux malgré leur caractère singulier et hétérogène.
참고문헌 (15)
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