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코트디부아르 내 이주민들의 지역사회에 대한 인식: 아비장 근교의 아그방(Agban) 마을 사례

La perception sociale des immigrés africains sur la communauté indigène en Côté d’Ivoire : le cas du village Agban dans la banlieue d’Abijan

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Pays d’Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire connaît une croissance démographique rapide due aux immigrés et étrangères. La présente étude est développée sur la base de l’analyse du rapport des enquêtes et entretiens réalisés, à la période du 22 juillet et au 10 août 2015, auprès des immigrés du village Agban en Côte d’Ivoire. Le rapport a été élaboré avec la participation d’une assistante locale. L’étude a pour objet de connaître, en premier, la perception des immigrés et étrangères sur la communauté indigène, et d’analyser leur rapport social. Aujourd’hui, dans une société multi-ethnique où les immigrés sont accueillis comme faisant parties intégrale de la population et non pas comme ‘basiliques au milieu de la brousse,’ comme dans les premières périodes de leur arrivée, la perception et les attitudes des immigrés et étrangères envers la communauté indigène jouent un rôle majeur dans l’harmonie de la société. Ce sont également des éléments de baromètre pour évaluer en tant que société démocratique. Or, le réel statut social et le rôle des immigrés dans la société d’accueil exercent directement et indirectement une influence sur le progrès des interactions entre différentes ethnies. La présente étude a par ailleurs permis de constater que dans le villages traditionnel Agban, dont la majorité des habitant sont des immigrés, la propension d’une ethnie ou d’un peuple de conserver sa région excluant d’autres ethnies s’est estompée. Pour les immigrés, leur intégration culturelle à la communauté indigène ne s’avère cependant pas facile. En effet, l’étude a montré que la tendance de la communauté indigène à vouloir se distinguer ‘ethniquement’ de la population immigrée demeure toujours. Autrement dit, aux yeux des indigènes, les immigrés ne font pas partie des villageois mais d’une autre ethnie (bien que non menaçante). Or, la question de savoir si les immigrés du village Agban, qui représentent la majorité de la population, peuvent être considérés comme étant de véritables membres du village Agban semble dépendre tout d’abord de l’évolution de l’hostilité régnant sur la société d’accueil.

Abstract

Pays d’Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire connaît une croissance démographique rapide due aux immigrés et étrangères. La présente étude est développée sur la base de l’analyse du rapport des enquêtes et entretiens réalisés, à la période du 22 juillet et au 10 août 2015, auprès des immigrés du village Agban en Côte d’Ivoire. Le rapport a été élaboré avec la participation d’une assistante locale. L’étude a pour objet de connaître, en premier, la perception des immigrés et étrangères sur la communauté indigène, et d’analyser leur rapport social. Aujourd’hui, dans une société multi-ethnique où les immigrés sont accueillis comme faisant parties intégrale de la population et non pas comme ‘basiliques au milieu de la brousse,’ comme dans les premières périodes de leur arrivée, la perception et les attitudes des immigrés et étrangères envers la communauté indigène jouent un rôle majeur dans l’harmonie de la société. Ce sont également des éléments de baromètre pour évaluer en tant que société démocratique. Or, le réel statut social et le rôle des immigrés dans la société d’accueil exercent directement et indirectement une influence sur le progrès des interactions entre différentes ethnies. La présente étude a par ailleurs permis de constater que dans le villages traditionnel Agban, dont la majorité des habitant sont des immigrés, la propension d’une ethnie ou d’un peuple de conserver sa région excluant d’autres ethnies s’est estompée. Pour les immigrés, leur intégration culturelle à la communauté indigène ne s’avère cependant pas facile. En effet, l’étude a montré que la tendance de la communauté indigène à vouloir se distinguer ‘ethniquement’ de la population immigrée demeure toujours. Autrement dit, aux yeux des indigènes, les immigrés ne font pas partie des villageois mais d’une autre ethnie (bien que non menaçante). Or, la question de savoir si les immigrés du village Agban, qui représentent la majorité de la population, peuvent être considérés comme étant de véritables membres du village Agban semble dépendre tout d’abord de l’évolution de l’hostilité régnant sur la société d’accueil.

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