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19세기 사진 복제를 통한 개인 식별

L’identification des individus par la multiplication des photographies au 19ème siècle

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Les enquêtes judiciaires nécessitent souvent l’identification d’un individu soupçonnénon pas par un seul agent de police, mais par plusieurs agents ou par un grand nombre de personnes dans le public. Il s’agit de multiplier les informations sur un individu recherchéet de mettre ces multiples informations sous les yeux du plus grand nombre, et donc de démultiplier ainsi les possibilités de reconnaissance de cet individu. Avant 1880, quand il s’agissait d’identifier un criminel très dangereux,mais dont l’identité restait encore inconnue, la police avait recours soit àl’exposition de cet individu dans les différentes prisons de Paris, devant tous les gardiens et détenus réunis, soit à sa promenade, encadré par deux agents, dans les principaux garnis de Paris, où il était dévisagé par tous les indicateurs. La photographie l’emporta donc sur ces deux méthodes primitives au point de vue de l’identification de l’individu par le public. Avec la photographie, il n’était plus nécessaire de déplacer l’homme lui-même par l’exhiber successivement en différents lieux, il suffisait de diffuser simultanément ces représentations iconiques qui comportaient une ressemblance absolue par rapport au criminel recherchéune même «» par conséquent pouvait être montrée simultanément en plusieurs lieux. En outre,l’obtention d’un grand nombre d’exemplaires photographiques était très aisée,car la photographie est intrinsèquement un système multiplicatif. En effet, le système photographique permet, par l’intermédiaire du négatif, de répliquer,de multiplier d’une manière indéfinie l’image de la matrice, en conservant une parfaite similitude entre les multiples exemplaires. C’est grâce à ses deux propriétés combinées, c’est-à-dire l’exactitude et la multiplicabilité, que la photographie a capté immédiatement tout l’intérêt du criminaliste dans sa recherche d’un moyen de faire reconnaître un individu par le grand public. C’est donc grâce à l’utilisation du système multiplicatif de la photographie (négatif-positif) et du papier, plus sensible (papier albuminé), que les portraits judiciaires ont pu être reproduits suffisamment aisément, donc suffisamment rapidement en relativement grande quantité (quelques douzaines) pour pouvoir être distribués aux différentes directions de la police. C’est vers 1880, grâce à l’invention du papier couché au gélatino-bromure d’argent, que la photographie devient le véritable moyen de faire reconnaître un individu en rendant son visage visible à de nombreuses personnes. Pour diffuser donc le portrait photographique du criminel de manière encore plus ubiquitaire et encore plus rapide, autrement dit pour pouvoir le mettre simultanément sous les yeux de tous, c’est-à-dire non pas de vingt mille, mais de cent milles ou d’un million d’individus au moins, la photographie doit pouvoir s’intégrer au journal, qui est, à la fin du XIXe siècle, le plus grand moyen de diffusion des messages écrits et iconiques. C’est-à-dire que la photographie, qui peut déjà être multipliée sous sa forme argentique, doit pouvoir encore être remultipliée par cette autre grande technique multiplicative qu’est l’impression typographique, afin de pouvoir atteindre ce grand nombre, en atteignant le nombre d’exemplaires qui est celui d’une photographie dans un journal. Cette médiatisation du portrait photographique amènera en effet àune identification d’autant plus sûre que la reproduction de ces portraits dans les journaux sera plus exacte. Autrement dit, l’«exactitude» ou la «» des images multipliées et diffusées dans les journaux est le critère essentiel pour une identification certaine.

Abstract

Les enquêtes judiciaires nécessitent souvent l’identification d’un individu soupçonnénon pas par un seul agent de police, mais par plusieurs agents ou par un grand nombre de personnes dans le public. Il s’agit de multiplier les informations sur un individu recherchéet de mettre ces multiples informations sous les yeux du plus grand nombre, et donc de démultiplier ainsi les possibilités de reconnaissance de cet individu. Avant 1880, quand il s’agissait d’identifier un criminel très dangereux,mais dont l’identité restait encore inconnue, la police avait recours soit àl’exposition de cet individu dans les différentes prisons de Paris, devant tous les gardiens et détenus réunis, soit à sa promenade, encadré par deux agents, dans les principaux garnis de Paris, où il était dévisagé par tous les indicateurs. La photographie l’emporta donc sur ces deux méthodes primitives au point de vue de l’identification de l’individu par le public. Avec la photographie, il n’était plus nécessaire de déplacer l’homme lui-même par l’exhiber successivement en différents lieux, il suffisait de diffuser simultanément ces représentations iconiques qui comportaient une ressemblance absolue par rapport au criminel recherchéune même «» par conséquent pouvait être montrée simultanément en plusieurs lieux. En outre,l’obtention d’un grand nombre d’exemplaires photographiques était très aisée,car la photographie est intrinsèquement un système multiplicatif. En effet, le système photographique permet, par l’intermédiaire du négatif, de répliquer,de multiplier d’une manière indéfinie l’image de la matrice, en conservant une parfaite similitude entre les multiples exemplaires. C’est grâce à ses deux propriétés combinées, c’est-à-dire l’exactitude et la multiplicabilité, que la photographie a capté immédiatement tout l’intérêt du criminaliste dans sa recherche d’un moyen de faire reconnaître un individu par le grand public. C’est donc grâce à l’utilisation du système multiplicatif de la photographie (négatif-positif) et du papier, plus sensible (papier albuminé), que les portraits judiciaires ont pu être reproduits suffisamment aisément, donc suffisamment rapidement en relativement grande quantité (quelques douzaines) pour pouvoir être distribués aux différentes directions de la police. C’est vers 1880, grâce à l’invention du papier couché au gélatino-bromure d’argent, que la photographie devient le véritable moyen de faire reconnaître un individu en rendant son visage visible à de nombreuses personnes. Pour diffuser donc le portrait photographique du criminel de manière encore plus ubiquitaire et encore plus rapide, autrement dit pour pouvoir le mettre simultanément sous les yeux de tous, c’est-à-dire non pas de vingt mille, mais de cent milles ou d’un million d’individus au moins, la photographie doit pouvoir s’intégrer au journal, qui est, à la fin du XIXe siècle, le plus grand moyen de diffusion des messages écrits et iconiques. C’est-à-dire que la photographie, qui peut déjà être multipliée sous sa forme argentique, doit pouvoir encore être remultipliée par cette autre grande technique multiplicative qu’est l’impression typographique, afin de pouvoir atteindre ce grand nombre, en atteignant le nombre d’exemplaires qui est celui d’une photographie dans un journal. Cette médiatisation du portrait photographique amènera en effet àune identification d’autant plus sûre que la reproduction de ces portraits dans les journaux sera plus exacte. Autrement dit, l’«exactitude» ou la «» des images multipliées et diffusées dans les journaux est le critère essentiel pour une identification certaine.

참고문헌 (13)

  1. Aubenas, Sylvie, "La photographie est une estampe: Multiplication et stabilité de l'image, In Nouvelle histoire de la photographie" (1994), Bordas S. A
  2. Bertillon, Alphonse, "L’identité des récidivistes et la loi de relégation, In Annales de démographie internationale" (1883), Masson
  3. Sur le rattachement de la photographie à l’identification –Améliorations apportées, "Bertillon, Alphonse", ~ (1890)
  4. Bertillon, Alphonse, "Photographie judiciaire: A la préfecture de police de paris" (1889), La Nature
  5. Bertillon, Alphonse, "La Photographie judiciaire" (1890), Gautier-Villars
  6. 이경률, "사진적 행위" (2005), 사진마실
  7. Frizot, Michel, "Nouvelle histoire de la photograhie" (1994), Bordas S. A
  8. Frizot, Michel, "Photographier" (2001), Documentation photographique
  9. Lemagny, Jean-Claude, "세계사진사" (2007), 까치
  10. Locard, Edmond, "Traité de criminalistique, tome IV" (1932), Lyon, Desvigne
  11. Reiss, Rudolphe Archibald, "La Photographie judiciaire" (1903), C. Mendel
  12. 박상우, "사진, 닮음, 식별: 베르티옹 사진 연구", AURA, (20), pp.134~147 (2009), 한국사진학회
  13. 박상우, "사진과 언어: 베르티옹의 ‘초상언어’", 프랑스학연구, (48), pp.337~364 (2009), 프랑스학회

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