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Les apprenants sud-coréens de FLE et leur propre culture une relation dissymétrique au niveau secondaire

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Si l’on prend en considération le rapport contrasté entre la culture cible et la culture propre de l’apprenant, il accuse un certain retard dans la situation pédagogique de l’enseignement du FLE en Corée du Sud. Bien que la méthode communicative et l’approche actionnelle se justifient aujourd’hui dans le contexte d’ouverture et d’échanges entre la Corée et la France, il faut reconnaitre un certain oubli et manque d’envisager l’aspect culturel et la reconnaissance de soi chez les apprenants de FLE. Autour de la contextualisation dans la didactique du FLE, il serait surtout utile d’employer l’expression "décalage horaire" entre l’Occident et la Corée du Sud. Si l’on considère l’évolution des didactiques des langues étrangères, il reste toujours un fossé entre les deux pratiques. Tous les éléments, les enjeux et les circonstances qui conditionnent la création du renouveau didactique en FLE sont conçus de manière très éloignée de la péninsule coréenne. Cependant, en Corée du Sud, la France et la langue française sont très présentes dans tous les secteurs culturels, du savant au quotidien, bien qu’elles soient enfermées dans des images fantasmées. Les images de la civilisation française sont toujours illusionnaires et les représentations en sont stéréotypées en Corée du Sud notamment lorsqu’il s’agit de faits historico-culturels. C’est pour cette même raison que même dans l’enseignement du FLE, les images de cette France fantasmée n’échappent pas à la règle, comme on l’a vu longtemps déjà depuis la méthode Cours de langue et civilisation françaisesG. Mauger, Cours de langue et civilisation françaises, Paris, Hachette, 1967. de G. Mauger. Cependant, on ne peut pas nier le changement des objectifs et l’évolution de la didactique des langues étrangères sur cette question. Et la notion de culture à l’instar de la civilisation s’est imposée graduellement dans le curriculum coréen. Ainsi, aujourd’hui, le terme « culture » est l’un des plus usités et prend le premier rang dans les objectifs de l’enseignement du FLE. Enfin, la culture et son enseignement semblent être au cœur de l’enseignement du FLE en Corée du Sud. Et il va sans dire que les textes en prose littéraire, très prisés dans Mauger, sont remplacés par des dialogues du quotidien et que les thèmes des dialogues tournent autour de la vie de tous les jours dans le cadre de la culture quotidienne. Toutefois, les items culturels sont décrits de manière très floue et confuse dans les manuels scolaires coréens. Les termes concernés font l’amalgame d’éléments culturels issus de diverses sections. De plus, alors que la comparaison culturelle entre la France et la Corée prend de l’importance dans le curriculum, les éléments concernés sont tout à fait absents des textes de dialogues et/ou de présentations. Surtout en ce qui concerne la culture coréenne dans les situations présentées, on ne peut trouver que des noms et prénoms coréens pour les personnages qui, seuls, démontrent de manière neutre une certaine rencontre entre Coréens et Français. Il s’agit donc de demander aux apprenants coréens de dire leur propre culture en français. Mais quoi et comment parler de sa propre culture en français langue étrangère ?

Abstract

Si l’on prend en considération le rapport contrasté entre la culture cible et la culture propre de l’apprenant, il accuse un certain retard dans la situation pédagogique de l’enseignement du FLE en Corée du Sud. Bien que la méthode communicative et l’approche actionnelle se justifient aujourd’hui dans le contexte d’ouverture et d’échanges entre la Corée et la France, il faut reconnaitre un certain oubli et manque d’envisager l’aspect culturel et la reconnaissance de soi chez les apprenants de FLE. Autour de la contextualisation dans la didactique du FLE, il serait surtout utile d’employer l’expression "décalage horaire" entre l’Occident et la Corée du Sud. Si l’on considère l’évolution des didactiques des langues étrangères, il reste toujours un fossé entre les deux pratiques. Tous les éléments, les enjeux et les circonstances qui conditionnent la création du renouveau didactique en FLE sont conçus de manière très éloignée de la péninsule coréenne. Cependant, en Corée du Sud, la France et la langue française sont très présentes dans tous les secteurs culturels, du savant au quotidien, bien qu’elles soient enfermées dans des images fantasmées. Les images de la civilisation française sont toujours illusionnaires et les représentations en sont stéréotypées en Corée du Sud notamment lorsqu’il s’agit de faits historico-culturels. C’est pour cette même raison que même dans l’enseignement du FLE, les images de cette France fantasmée n’échappent pas à la règle, comme on l’a vu longtemps déjà depuis la méthode Cours de langue et civilisation françaisesG. Mauger, Cours de langue et civilisation françaises, Paris, Hachette, 1967. de G. Mauger. Cependant, on ne peut pas nier le changement des objectifs et l’évolution de la didactique des langues étrangères sur cette question. Et la notion de culture à l’instar de la civilisation s’est imposée graduellement dans le curriculum coréen. Ainsi, aujourd’hui, le terme « culture » est l’un des plus usités et prend le premier rang dans les objectifs de l’enseignement du FLE. Enfin, la culture et son enseignement semblent être au cœur de l’enseignement du FLE en Corée du Sud. Et il va sans dire que les textes en prose littéraire, très prisés dans Mauger, sont remplacés par des dialogues du quotidien et que les thèmes des dialogues tournent autour de la vie de tous les jours dans le cadre de la culture quotidienne. Toutefois, les items culturels sont décrits de manière très floue et confuse dans les manuels scolaires coréens. Les termes concernés font l’amalgame d’éléments culturels issus de diverses sections. De plus, alors que la comparaison culturelle entre la France et la Corée prend de l’importance dans le curriculum, les éléments concernés sont tout à fait absents des textes de dialogues et/ou de présentations. Surtout en ce qui concerne la culture coréenne dans les situations présentées, on ne peut trouver que des noms et prénoms coréens pour les personnages qui, seuls, démontrent de manière neutre une certaine rencontre entre Coréens et Français. Il s’agit donc de demander aux apprenants coréens de dire leur propre culture en français. Mais quoi et comment parler de sa propre culture en français langue étrangère ?

참고문헌 (17)

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