베를렌느의 음악적 시 -'짧은 시행'을 중심으로
La poésie musicale chez Paul Verlaine, — à travers ‘les vers courts’
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Le goût de la musique, chez Paul Verlaine, est acquis d'abord, dans son enfance, par une sorte de 'plaisir d'écouter' à Metz. Il n'a suivi aucun cours sérieux en cette matière, d'où, chez lui, une absence d'importance des genres musicaux. Alors, bercé par les concerts symphoniques et les chants en tout genre, il devînt d'une part un grand amateur d'opéras, d'opérettes et même de chansons, et, de l'autre, un troubadour ensorcelé par la musique. Et, le poète ayant en lui un sentimantalisme inné s'est décidé à ne plus exprimer son âme fugitive que par la chanson grise. En fait, pour lui, en raison du trait “soluble dans l'air”, ses vers ne disent pas, mais plutôt chantent afin de dessiner en douceur le contour flou de ses sentiments. Le dogme du vers français, imposant aux poètes le principe de l'harmonie et de l'équivalence depuis l'âge classique, exige également à Verlaine d'employer “le mètre saint”, c'est-à-dire l'alexandrin, alors qu'il s'adonne à d'autres mètres pour faire chanter son âme envolée. Il arrive enfin à trouver des solutions dans l'héritage de vieilles chansons françaises. Dès lors, il lui reste de faire accepter sa poésie musicale par ses contemporains. Et cela le conduit à démontrer que la sienne est bien ancrée dans la tradition du vers français et qu'il n'a fait que modestement quelques pas de plus. Baudelaire est là, muni de sa théorie de correspondances que Verlaine va utiliser pour son propre compte ; celui-ci tente, dans sa composition des vers, de suggérer la correspondance mystérieuse entre les sensations et les sons ; ce qui va lui servir de base théorique fondamentale. Cependant, il n'y envisage pas un système fixe dans lequel un tel son et un rythme correspondent automatiquement à un tel sentiment. Ce qu'il désire développer, c'est un système assez souple dans lequel le sens rendu sinon changeant s'exprime variablement selon divers sonorités du vers. L'intention hérétique de Verlaine est alors vue et jugée orthodoxe par Mallarmé avec ses compliments. A propos des 'vers à chanter' chez Verlaine, on sait qu'ils étaient des mètres usités dans la poésie ancienne, plus particulièrement dans les chansons, alors que, dans la poésie littéraire, ils étaient strictement hors d'usage d'après l'institution classique. Donc, son élargissement de la discipline métrique dont il se montre assez fier est lié à sa volonté de dislocatin des genres littéraires, jusqu'alors injustement préscrits aux poètes. Mais l'on voit clairement la frontière entre la poésie de Verlaine et la poésie en prose, ouverte par Baudelaire et assurée par Rimbaud. Car Verlaine, reconnaîssant bien la faiblesse du français dont l'accent est si grêle, devrait avouer la limite infranchissable de ses mètres nouveaux, soutenus par des rythmes irréguliers ou inhabituels : le rythme ou la rime enlevés, il n'y aurait pas d'expressivité des vers. Verlaine cherche alors à faire évoluer ses mètres tout en respectant l'essentiel du cadre métrique. Ainsi, même dans sa pratique des vers courts, se montre-t-il toujours ingénieux et original, en leur attribuant une variété saisissante ou un statut digne d'être admiré par leur subtile expressivité des nuances. Bref, Verlaine a, de toutes les vieilles formes, forgé un métal vierge et neuf, de belles lames ; ce que remarque aussitôt Mallarmé.
참고문헌 (12)
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