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‘되찾은 시간’의 의미와 언어의 오솔길(1)– M. 프루스트의 『잃어버린 시간을 찾아서』에 대한 P. 리쾨르의 해석으로부터

Sens du «temps retrouvé» et sentiers du langage (1)– A partir de l’interprétation ricoeurienne sur le roman A la recherche du temps perdu de M. Proust

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La présente étude a pour but d’accéder à la transversalité du grand roman A la recherche du temps perdu, oeuvre de M. Proust, en en examinant l’interprétation chez P. Ricoeur. Ce qui constituera la première partie d’un ensemble plus complet, dans lequel seront incluses les argumentations de G. Deleuze (Proust et les signes) et de A. Compagnon(Proust entre deux siècles). Dans le cadre d’une réflexion sur le temps, Ricoeur essaie de déchiffrer à sa propre manière la signification proustienne du «temps retrouvé». Pour cela, il suppose trois notions méthodologiques: les «signes de la retrouvaille du temps», les «moyens narratifs précis» et le rapport du «temps retrouvé» avec le «temps perdu». Au moyen de telles notions, il parvient à considérer cette oeuvre tout entière comme un récit de vocation. C’est la raison pour laquelle, à la fin, le héros a pris la décision d’écrire une oeuvre littéraire, après avoir médité sur ce qu’est l’essence de l’art. Mais, P. Ricoeur se garde de basculer dans l’explication du monde des essences, dans la mesure où il est sûr qu’il s’agit là du temps plutôt que de la vérité. C’est parce que son interprétation reste fidèle à sa logique ontologique, c’est-à-dire à celle du sujet existentiel. Alors, de bout en bout se maintient le cadre du récit de fiction, car, au départ, il a pour dessein de réfléchir sur la temporalité, par l’intermédiaire de la narrativité. De ce point de vue, il limite l’extra-temporel qui nous aide cependant, à résister à la destruction du temps, en soulignant son instantanéité et son aspect non-durable. D’après Ricoeur, le temps retrouvé proustien montre «tantôt l’extra-temporel, tantôt l’acte de retrouver le temps perdu.»Comment échapper à cette limite-là? «Seule la décision d’écrire» rend cela possible. Et maintenant, P. Ricoeur en vient à la délibération sur la question de métaphore et de style. Entrés en relation avec l’impression, la métaphore et le style proustiens lui servent de lien entre temps et langage, en d’autres termes entre impression et expression. La compréhension des deux concepts conduit à chercher le mot juste. Voilà ce qui a inspiré sa conception de la juste mémoire, comme illustrée dans La mémoire, l’histoire, l’oubli. En ce sens, on peut estimer que l’oeuvre de Proust aurait ouvert un nouveau sentier du langage chez le dernier Ricoeur.

Abstract

La présente étude a pour but d’accéder à la transversalité du grand roman A la recherche du temps perdu, oeuvre de M. Proust, en en examinant l’interprétation chez P. Ricoeur. Ce qui constituera la première partie d’un ensemble plus complet, dans lequel seront incluses les argumentations de G. Deleuze (Proust et les signes) et de A. Compagnon(Proust entre deux siècles). Dans le cadre d’une réflexion sur le temps, Ricoeur essaie de déchiffrer à sa propre manière la signification proustienne du «temps retrouvé». Pour cela, il suppose trois notions méthodologiques: les «signes de la retrouvaille du temps», les «moyens narratifs précis» et le rapport du «temps retrouvé» avec le «temps perdu». Au moyen de telles notions, il parvient à considérer cette oeuvre tout entière comme un récit de vocation. C’est la raison pour laquelle, à la fin, le héros a pris la décision d’écrire une oeuvre littéraire, après avoir médité sur ce qu’est l’essence de l’art. Mais, P. Ricoeur se garde de basculer dans l’explication du monde des essences, dans la mesure où il est sûr qu’il s’agit là du temps plutôt que de la vérité. C’est parce que son interprétation reste fidèle à sa logique ontologique, c’est-à-dire à celle du sujet existentiel. Alors, de bout en bout se maintient le cadre du récit de fiction, car, au départ, il a pour dessein de réfléchir sur la temporalité, par l’intermédiaire de la narrativité. De ce point de vue, il limite l’extra-temporel qui nous aide cependant, à résister à la destruction du temps, en soulignant son instantanéité et son aspect non-durable. D’après Ricoeur, le temps retrouvé proustien montre «tantôt l’extra-temporel, tantôt l’acte de retrouver le temps perdu.»Comment échapper à cette limite-là? «Seule la décision d’écrire» rend cela possible. Et maintenant, P. Ricoeur en vient à la délibération sur la question de métaphore et de style. Entrés en relation avec l’impression, la métaphore et le style proustiens lui servent de lien entre temps et langage, en d’autres termes entre impression et expression. La compréhension des deux concepts conduit à chercher le mot juste. Voilà ce qui a inspiré sa conception de la juste mémoire, comme illustrée dans La mémoire, l’histoire, l’oubli. En ce sens, on peut estimer que l’oeuvre de Proust aurait ouvert un nouveau sentier du langage chez le dernier Ricoeur.

참고문헌 (10)

  1. Compagnon(A. ), "Proust entre deux siècles" (1989), Seuil
  2. Deleuze (G.), "Proust et les signes" (1979), PUF
  3. Proust (M.), "A la recherche du temps perdu (Bibliothèque de la Pléiade)" (1954), Editions Gallimard
  4. Ricoeur (P.), "Temps et récit 2. La configuration dans le récit de fiction" (1984), Editions du Seuil
  5. Ricoeur (P.), "Soi-même comme un autre" (1990), Seuil
  6. Ricoeur (P.), "La mémoire, l’histoire, l’oubli" (2000), Seuil
  7. Ricoeur (P.), "Parcours de la reconnaissance" (2004), Stock
  8. Shakespeare(W. ), "Hamlet (Traduction et présentation de Daniel Mesguich)" (2012), Albin Michel
  9. "Temps et récit de Paul Ricoeur en débat" (1990), Les Editions du Cerf
  10. 피에르 바야르, "예상 표절" (2010), 여름언덕

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