본문 바로가기
KERD
논문KCI 등재

『인간 짐승』 혹은 모호한 진보

La Bête humaine ou le progrès ambigu

0

조회

0

다운로드

4

인용

0

참고문헌

키워드

초록

Emile Zola croit que l’avenir de l’humanité est dans le progrès de la raison par la science. Il exprime souvent cet optimisme quasi ‘scientiste’ dans ses oeuvres littéraires et critiques. Mais ses oeuvres grouillent aussi d’images animales qui semblent témoigner de l’angoisse de Zola liée à la bestialité humaine et à la décadence de la civilisation. La Bête humaine, à la fois roman de la violence et roman du rail, nous aide à comprendre cette ambiguïté zolienne par rapport au problème du progrès de la civilisation humaine. Nous avons examiné la pulsion meurtrière de Jacques Lantier du point de vue du concept freudien du “malaise dans la civilisation” et du ”retour du refoulé”. A travers le personnage hanté par cette pulsion qui se manifeste par la forme de la foule et de la misogynie et à travers la dissolution de son individualité, Zola représente l’effondrement du sujet moderne et l’erreur profonde de son siècle qui ne cesse de rationnaliser par le savoir scientifique ou philosophique sa terreur du retour de l’archaïque. Le train, c’est-à-dire la machine à vapeur par l’artificiel de laquelle on espère la libération de la condition humaine, et surtout l’institution judiciaire, une autre machine qui a la fonction de refréner la bestialité humaine, se décrivent, d’abord, comme d’autres bêtes humaines. L’instinct des machines est fort proche de l’instinct de mort, et l’énergie qui les anime ne cherche que le chemin le plus court vers la dissolution. Cependant, Zola n’arrête pas d’y opposer le train comme symbole du progrès qui passe devant la bête humaine déchaînée, comme si l’instinct de mort pouvait être conjuré par la fêlure même où il avait été transporté dans la condition humaine. La force du roman zolien, c’est la volonté de supporter vigoureusement les parties contradictoires sans se laisser aller à la tentation de les suturer par convention.

Abstract

Emile Zola croit que l’avenir de l’humanité est dans le progrès de la raison par la science. Il exprime souvent cet optimisme quasi ‘scientiste’ dans ses oeuvres littéraires et critiques. Mais ses oeuvres grouillent aussi d’images animales qui semblent témoigner de l’angoisse de Zola liée à la bestialité humaine et à la décadence de la civilisation. La Bête humaine, à la fois roman de la violence et roman du rail, nous aide à comprendre cette ambiguïté zolienne par rapport au problème du progrès de la civilisation humaine. Nous avons examiné la pulsion meurtrière de Jacques Lantier du point de vue du concept freudien du “malaise dans la civilisation” et du ”retour du refoulé”. A travers le personnage hanté par cette pulsion qui se manifeste par la forme de la foule et de la misogynie et à travers la dissolution de son individualité, Zola représente l’effondrement du sujet moderne et l’erreur profonde de son siècle qui ne cesse de rationnaliser par le savoir scientifique ou philosophique sa terreur du retour de l’archaïque. Le train, c’est-à-dire la machine à vapeur par l’artificiel de laquelle on espère la libération de la condition humaine, et surtout l’institution judiciaire, une autre machine qui a la fonction de refréner la bestialité humaine, se décrivent, d’abord, comme d’autres bêtes humaines. L’instinct des machines est fort proche de l’instinct de mort, et l’énergie qui les anime ne cherche que le chemin le plus court vers la dissolution. Cependant, Zola n’arrête pas d’y opposer le train comme symbole du progrès qui passe devant la bête humaine déchaînée, comme si l’instinct de mort pouvait être conjuré par la fêlure même où il avait été transporté dans la condition humaine. La force du roman zolien, c’est la volonté de supporter vigoureusement les parties contradictoires sans se laisser aller à la tentation de les suturer par convention.

참고문헌 (30)

  1. Zola (Emile), "La Bête humaine, folio" (2001), Gallimard
  2. Zola (Emile), "La Bête humaine, Bibliothèque de la Pléiade" (1966), Gallimard
  3. Zola (Emile), "L’Assommoir, folio" (1978), Gallimard
  4. Zola (Emile), "Germinal, folio" (1978), Gallimard
  5. Zola (Emile), "Le Docteur Pascal, Bibliothèque de la Pléiade" (1967), Gallimard
  6. Zola (Emile), "Lourdes, folio" (1995), Gallimard
  7. Becker (Colette), "Les critiques de notre temps et Zola" (1972), Garnier
  8. Borie (Jean), "Zola et les mythes" (2003), Le Livre de Poche
  9. Counter (Andrew), "The Legacy of the Beast : partrilinearity and rupture in Zola’s La Bête humaine and Freud’s Totem and Taboo", French Studies, 62(1), Oxford University Press
  10. Deleuze (Gilles), "La Bête humaine, folio" (2001), Gallimard
  11. Gaillard (Françoise), "L’homme-foule", Romantisme, (98) (1997)
  12. Gaillard (Françoise), "Mimesis et Semiosis, Littérature et représentation, Miscellanées offertes à Henri Mitterand" (1992), Nathan
  13. Hamon (Philippe), "La Bête humaine d’Emile Zola, foliothèque" (1994), Gallimard
  14. Lanoux (Armand), "Emile Zola et Les Rougon Macquart, Bibliothèque de la Pléiade, t.I" (1960)
  15. Le Bon (Gustave), "Psychologie des foules, Quadrige" (1995), Puf
  16. Mitterand (Henri), "Zola, L’histoire et la fiction" (1990), PUF
  17. Maupassant (Guy de), "Contes cruels et fantastiques, La Pochothèque" (2004), Le Livre de Poche
  18. Nelson (Brian), "Zola and the Bourgeosie" (1983), The Macmillan Press
  19. Noiray (Jacques), "Le Romancier et la Machine I. L’Univers de Zola" (1981), José Corti
  20. Niess (Robert J.), "Le thème de la violence dans Les Rougon-Macquart", Les Cahiers naturalistes, 42 (1971)
  21. Serres (Michel), "Feux et signaux de brume, Zola" (1975), Grasset
  22. 가브리엘 타르드, "모방의 법칙" (2013), 문예출판사
  23. Th. W. 아도르노, "계몽의 변증법" (2001), 문학과지성사
  24. 정신과 물질, "생명이란 무어인가", pp.2007, 에르빈 슈뢰딩거
  25. 애드거 앨런 포, "애드거 앨런 포 단편선" (2013), 민음사
  26. 정명환, "문학을 찾아서" (1994), 민음사
  27. 정명환, "졸라와 자연주의" (1982), 민음사
  28. 지그문트 프로이트, "문명 속의 불만" (2003), 열린책들
  29. 지그문트 프로이트, "종교의 기원" (1997), 열린책들
  30. 허버트 마르쿠제, "에로스와 문명" (1989), 나남

관련 논문AI추천

이 간행물의 다른 논문 (19건)