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베르나르-마리 콜테스의 『숲에 이르기 직전의 밤』에서의 독백에 대한 연구

Etude sur le monologue dans La Nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès

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La Nuit juste avant les forê̂ts de Koltès est une pièce composée entièrement du monologue d'un personnage. Mais le monologue chez Koltès est différent de celui du théâ̂tre classique dans la mesure où il suit le flux de conscience. Nous appelons ce type de monologue monologue intérieur. Le monologue intérieur chez Koltès est en général plus ou moins long et suit une progression irrationnelle. En particulier, dans La Nuit juste avant les forê̂ts, le monologue intérieur se déroule sous forme de dialogue intériorisé entre le narrateur et les interlocuteurs absents ou son moi. Le narrateur, personnage unique et solitaire, s'adresse à quelqu'un qui tourne le coin de la rue la nuit sous la pluie. Le narrateur l'appelle 'tu' et celui qui tourne le coin de la rue est le interlocuteur principal du narrateur. Le narrateur lui parle en discours direct de ceux qu'il a rencontrés auparavent, et dans l'histoire qu'il raconte en discours direct ceux-ci deviennent les interlocuteurs absents du narrateur. Ils sont, par exemple, la fille sur le pont qui s'appelle mama ou la femme aux cheveux blonds qui lui a proposé la chasse aux rats. Il y a également des dialogues imaginaires qui se passent entre toi et les troisièmes personnes. Le narrateur imagine les dialogues qui devaient se passer entre celui qui tourne le coin de la rue et les troisièmes personnes. Ensuite, le narrateur cite en discours direct les dialogues qui se sont passés entre les troisièmes personnes comme le dialogue entre une vieille prostituée et celle qui est morte après avoir avalé de la terre du cimetière. De plus, il y a des monologues intérieurs quand le narrateur s'adresse à lui-mê̂me. Cela reflète la conscience du soi de l'homme contemporain et en mê̂me temps la solitude et la difficulté de la communication. En fin de compte, nous constatons que cette pièce menée par un seul personnage est pleine des dialogues intériorisés. Le monologue intérieur est récurrent dans d'autres pièces de Koltès et il est mê̂me la caractéristque principale de ses oeuvres. Le monologue intérieur constitue également un courant du théâ̂tre contemporain français depuis le théâ̂tre de l'absurde des années 50. A part Koltès, Jean-Luc Lagarce et Yasmina Reza emploient également ce type d'écriture et Normand Chaurette, auteur québécois, se joint aussi à ce courant d'écriture. Une autre caractéristique de cette pièce, c'est que l'auteur utilise plusieurs symboles et allégories dans le monologue. Koltès n'est pas de ceux qui aiment dévoiler directement ses idées, mais il préfère que les choses restent ambiguë̈s et polysémiques. Dans cette pièce, la pluie, la nuit, le vent, le rat, la chambre sont tous employés au sens figuré, et nous devons donc les déchiffrer pour comprendre leur vrai sens. Quant à l'histoire de la chasse aux rats et à celle d'un général du Nicaragua, elles sont des allégories de la société inégale ou de celle uniforme et despotique. Il n'est pas difficile de deviner le vrai sens de ces allégories, mais dans d'autres pièces on trouve des symboles et des allégories plus difficiles à comprendre, comme ceux de Dans la solitude des champs de coton. Koltès développe le monologue intérieur dans ses pièces suivantes.

Abstract

La Nuit juste avant les forê̂ts de Koltès est une pièce composée entièrement du monologue d'un personnage. Mais le monologue chez Koltès est différent de celui du théâ̂tre classique dans la mesure où il suit le flux de conscience. Nous appelons ce type de monologue monologue intérieur. Le monologue intérieur chez Koltès est en général plus ou moins long et suit une progression irrationnelle. En particulier, dans La Nuit juste avant les forê̂ts, le monologue intérieur se déroule sous forme de dialogue intériorisé entre le narrateur et les interlocuteurs absents ou son moi. Le narrateur, personnage unique et solitaire, s'adresse à quelqu'un qui tourne le coin de la rue la nuit sous la pluie. Le narrateur l'appelle 'tu' et celui qui tourne le coin de la rue est le interlocuteur principal du narrateur. Le narrateur lui parle en discours direct de ceux qu'il a rencontrés auparavent, et dans l'histoire qu'il raconte en discours direct ceux-ci deviennent les interlocuteurs absents du narrateur. Ils sont, par exemple, la fille sur le pont qui s'appelle mama ou la femme aux cheveux blonds qui lui a proposé la chasse aux rats. Il y a également des dialogues imaginaires qui se passent entre toi et les troisièmes personnes. Le narrateur imagine les dialogues qui devaient se passer entre celui qui tourne le coin de la rue et les troisièmes personnes. Ensuite, le narrateur cite en discours direct les dialogues qui se sont passés entre les troisièmes personnes comme le dialogue entre une vieille prostituée et celle qui est morte après avoir avalé de la terre du cimetière. De plus, il y a des monologues intérieurs quand le narrateur s'adresse à lui-mê̂me. Cela reflète la conscience du soi de l'homme contemporain et en mê̂me temps la solitude et la difficulté de la communication. En fin de compte, nous constatons que cette pièce menée par un seul personnage est pleine des dialogues intériorisés. Le monologue intérieur est récurrent dans d'autres pièces de Koltès et il est mê̂me la caractéristque principale de ses oeuvres. Le monologue intérieur constitue également un courant du théâ̂tre contemporain français depuis le théâ̂tre de l'absurde des années 50. A part Koltès, Jean-Luc Lagarce et Yasmina Reza emploient également ce type d'écriture et Normand Chaurette, auteur québécois, se joint aussi à ce courant d'écriture. Une autre caractéristique de cette pièce, c'est que l'auteur utilise plusieurs symboles et allégories dans le monologue. Koltès n'est pas de ceux qui aiment dévoiler directement ses idées, mais il préfère que les choses restent ambiguë̈s et polysémiques. Dans cette pièce, la pluie, la nuit, le vent, le rat, la chambre sont tous employés au sens figuré, et nous devons donc les déchiffrer pour comprendre leur vrai sens. Quant à l'histoire de la chasse aux rats et à celle d'un général du Nicaragua, elles sont des allégories de la société inégale ou de celle uniforme et despotique. Il n'est pas difficile de deviner le vrai sens de ces allégories, mais dans d'autres pièces on trouve des symboles et des allégories plus difficiles à comprendre, comme ceux de Dans la solitude des champs de coton. Koltès développe le monologue intérieur dans ses pièces suivantes.

참고문헌 (15)

  1. 자크 라캉, "욕망이론" (1994), 문예출판사
  2. 안치운, "베르나르-마리 콜테스 : 독백과 운문의 귀향" (2011), 문학과지성사
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  6. Bernard-Marie KOLTÈS, "La Nuit juste avant les forêts, Paris" (1988), Les Editions de Minuit
  7. Jean DECOCK, "Entretien avec Patrice Chéreau sur Koltès et les autres", The French Review, 71(1), pp.85~92 (1997)
  8. David FANCY, "'L'Affaire Koltès': A Contextualization", Contemporary Theatre Review, 18(4), pp.487~496 (2008)
  9. Olivier GOETZ, "Bernard-Marie Koltès" (2007), L’Avant-Scène Théâtre
  10. Tadeusz KOWZAN, "Sémiologie du théâtre" (1992), Nathan
  11. Patrice PAVIS, "Dictionnaire du théâtre" (1996), Dunod
  12. Matthieu PROTIN, "Bernard-Marie Koltès", pp.18~21 (2007), L’Avant-Scène Théâtre
  13. Jean-Pierre RYNGAERT, "Lire le théâtre contemporain" (1993), Dunod
  14. Anne UBERSFELD, "Lire le théâtre III: Le dialogue de théâtre" (1996), Belin
  15. Anne UBERSFELD, "Bernard-Marie Koltès" (1999), Actes Sud

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