고다르의 80년대 영화의 이해 : 치유와 모색의 시기, <할 수 있는 자가 구하라>(1980)와 <열정>(1982)을 중심으로
Une étude sur les films de Jean-Luc Godard des anées 80 : autour des films comme Sauve qui peut (la vie) (1980) et Passion (1982)
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Une étude sur les films de Jean-Luc Godard des anées 80 : autour des films comme Sauve qui peut (la vie) (1980) et Passion (1982)Jean-Luc Godard a élaboré en quarante ans une oeuvre considérable : des textes nombreux, une centaine de films, certains difficiles à voir, d'autres invisibles. Au sein de la production cinématographique ordinaire cette oeuvre fait une figure singulière. Elle comporte des réussites magistrales qui justifient de placer son auteur au rang des quelques cinéastes qui comptent dans l'histoire de l’art du cinéma. Nous proposons un parcours zigzauant à travers deux films comme Sauve qui peut (la vie) (1980) et Passion (1982). Avec Sauve qui peut (la vie), Godard retourne à un cinéma de fiction. Il fait appel à des acteurs célèbres (Jacques Dutronc, Nathalie Baye, Isabelle Huppert, etc.) et revisite les grands figures mythologiques de notre civilisation en les confrontant au monde moderne. Selon les termes mêmes de Godard, Sauve qui peut (la vie) est son « deuxième premier film ». Dans Passion (1982), Jerzy, un metteur en scène polonais, cherche à reconstituer des tableaux célèbres de Rembrandt, Goya, Delacroix, dans un studio. Renvoyée de l’usine toute proche, une jeune ouvrière y provoque une grève. Passion montre le désir de confronter le monde moderne avec des références classiques. Dans notre analyse de deux films, nous prêtrons attention à deux moments filmiques : le moment disséminé et l'arrêt sur image en les considérant en terme de distribution du temps filmique. Celui-là permet de montrer des personnages pluriels, et un monde non synthétisé laissant libre cours à la multiplicité des voix, et des points de vue. Il s'agit de la fragmentation du monde. Tandis que celui-ci permet d'exposer le monde dans sa contradiction, met à jour une nécessité de lien, une possibilité du monde à venir tel que Godard veut nous en faire part. Du cinéma de Godard se dégage par là, une pensée de l'image qui s'éprouve chez le spectateur comme un surgissement. Ce surgissement est celui d'une exigence de grandeur associée à l'arrêt sur image (comme stop motion image et plan tableaux). Celui-ci s'inscrit dans un jeu de tension don't l'autre pôle est le moment disséminé. Avec fragmentation du monde, la vie apparaît sous des aspects disséminés, correspondant à des acmés de l'attention.
Abstract
Une étude sur les films de Jean-Luc Godard des anées 80 : autour des films comme Sauve qui peut (la vie) (1980) et Passion (1982)Jean-Luc Godard a élaboré en quarante ans une oeuvre considérable : des textes nombreux, une centaine de films, certains difficiles à voir, d'autres invisibles. Au sein de la production cinématographique ordinaire cette oeuvre fait une figure singulière. Elle comporte des réussites magistrales qui justifient de placer son auteur au rang des quelques cinéastes qui comptent dans l'histoire de l’art du cinéma. Nous proposons un parcours zigzauant à travers deux films comme Sauve qui peut (la vie) (1980) et Passion (1982). Avec Sauve qui peut (la vie), Godard retourne à un cinéma de fiction. Il fait appel à des acteurs célèbres (Jacques Dutronc, Nathalie Baye, Isabelle Huppert, etc.) et revisite les grands figures mythologiques de notre civilisation en les confrontant au monde moderne. Selon les termes mêmes de Godard, Sauve qui peut (la vie) est son « deuxième premier film ». Dans Passion (1982), Jerzy, un metteur en scène polonais, cherche à reconstituer des tableaux célèbres de Rembrandt, Goya, Delacroix, dans un studio. Renvoyée de l’usine toute proche, une jeune ouvrière y provoque une grève. Passion montre le désir de confronter le monde moderne avec des références classiques. Dans notre analyse de deux films, nous prêtrons attention à deux moments filmiques : le moment disséminé et l'arrêt sur image en les considérant en terme de distribution du temps filmique. Celui-là permet de montrer des personnages pluriels, et un monde non synthétisé laissant libre cours à la multiplicité des voix, et des points de vue. Il s'agit de la fragmentation du monde. Tandis que celui-ci permet d'exposer le monde dans sa contradiction, met à jour une nécessité de lien, une possibilité du monde à venir tel que Godard veut nous en faire part. Du cinéma de Godard se dégage par là, une pensée de l'image qui s'éprouve chez le spectateur comme un surgissement. Ce surgissement est celui d'une exigence de grandeur associée à l'arrêt sur image (comme stop motion image et plan tableaux). Celui-ci s'inscrit dans un jeu de tension don't l'autre pôle est le moment disséminé. Avec fragmentation du monde, la vie apparaît sous des aspects disséminés, correspondant à des acmés de l'attention.
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