쉬페르비엘의 시적 여정과 공간적 상상력의 양방향성
L'itinéraire poétique et l'imagination spatiale bidirectionnels de Supervielle
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On peut trouver dans les recueils de Supervielle, Débarcadères et Gravitations, comme suggèrent ces titres, des forces antagonistes qui règnent dans le parcours et l'espace poétiques. Le poète met en scène l'envol par l’appel de l'horizon mais aussi la descente aux profondeurs terrestre ou sous-marine. Par ce décalage entre quête de l'immensité et nostalgie de l'intimité, pentes opposées vers l'espace ouvert et vers le lieu familier, on se rappelle l’antinomie fondamentale de l’Imaginaire,celle-ci se rattache à l'opposition des «exploits ascensionnels» et du «retour à un monde imaginaire féminoïde et maternel». Par ailleurs, cet étude a recours à un autre symbolisme, plutôt géométrique, Il s’agit d’un mouvement ambivalent, centripète et centrifuge. On assiste dans l'espace poétique de Supervielle aux deux mouvements contraires, qui sont, tour à tour, lenvol vers limmensitéhorizontale et le retour intime vers la profondeur verticale. Nous avons analysé cette dialectique liée à l'intinéraire poéique notamment dans des poèmes des deux recueils mentionnés ci-haut. Dans ceux-ci le poète met, d’abord, en scène “voyageur” qui refuse l'intimité ou l'attache de la Terre. Pourtant, malgré ce refus caractérisant les poèmes dans Débarcadères, c’est un voyage de retour que le 'Supervielle-voyageur'accomplit dans Gravitations. Il retourne ou “se tire” vers son “centre” oùs'appaisent la solitude et le sentiment d'errance causés par le désir de l'horizon. Sa poésie est donc marquée par la conversion du mouvement,de la progression au régression, de la dispersion au concentration. L'espace centripète se représente par la profondeur marine, par la caverne, ainsi que par l'espace utérin, espaces profonds et primitifs avant la naissance de la différenciation, dans ceux-ci toutes les choses se fondent perdant leur individualité, et toutes les distinctions s'anéantissent dans les ténèbres. Ce n'est pas sans rapport avec la nostalgie du Moi-Tout: dehors du conflit existentiel. Le monde paradisiaque rêvé par le poète s'ébauche là. Il s'agit d'une utopie cosmique dans laquelle se fondent toutes les contradictions entre horizon et profondeur, entre intérieur et extérieur, voire même entre jour et ténèbres. Malgré les antagonismes et les conflits qui obsèdent la conscience poétique de Supervielle, celle-ci correspond à un grand appel àl’équilibre. On décèle ses efforts pour résoudre ses conflits psychiques et les tensions poétiques en réunifiant les forces antithétiques qui règnent dans son espace poétique. L’itinéraire poétique de Supervielle serait un voyage initiatique pour reconquérir une totalité préexistant à la division.
Abstract
On peut trouver dans les recueils de Supervielle, Débarcadères et Gravitations, comme suggèrent ces titres, des forces antagonistes qui règnent dans le parcours et l'espace poétiques. Le poète met en scène l'envol par l’appel de l'horizon mais aussi la descente aux profondeurs terrestre ou sous-marine. Par ce décalage entre quête de l'immensité et nostalgie de l'intimité, pentes opposées vers l'espace ouvert et vers le lieu familier, on se rappelle l’antinomie fondamentale de l’Imaginaire,celle-ci se rattache à l'opposition des «exploits ascensionnels» et du «retour à un monde imaginaire féminoïde et maternel». Par ailleurs, cet étude a recours à un autre symbolisme, plutôt géométrique, Il s’agit d’un mouvement ambivalent, centripète et centrifuge. On assiste dans l'espace poétique de Supervielle aux deux mouvements contraires, qui sont, tour à tour, lenvol vers limmensitéhorizontale et le retour intime vers la profondeur verticale. Nous avons analysé cette dialectique liée à l'intinéraire poéique notamment dans des poèmes des deux recueils mentionnés ci-haut. Dans ceux-ci le poète met, d’abord, en scène “voyageur” qui refuse l'intimité ou l'attache de la Terre. Pourtant, malgré ce refus caractérisant les poèmes dans Débarcadères, c’est un voyage de retour que le 'Supervielle-voyageur'accomplit dans Gravitations. Il retourne ou “se tire” vers son “centre” oùs'appaisent la solitude et le sentiment d'errance causés par le désir de l'horizon. Sa poésie est donc marquée par la conversion du mouvement,de la progression au régression, de la dispersion au concentration. L'espace centripète se représente par la profondeur marine, par la caverne, ainsi que par l'espace utérin, espaces profonds et primitifs avant la naissance de la différenciation, dans ceux-ci toutes les choses se fondent perdant leur individualité, et toutes les distinctions s'anéantissent dans les ténèbres. Ce n'est pas sans rapport avec la nostalgie du Moi-Tout: dehors du conflit existentiel. Le monde paradisiaque rêvé par le poète s'ébauche là. Il s'agit d'une utopie cosmique dans laquelle se fondent toutes les contradictions entre horizon et profondeur, entre intérieur et extérieur, voire même entre jour et ténèbres. Malgré les antagonismes et les conflits qui obsèdent la conscience poétique de Supervielle, celle-ci correspond à un grand appel àl’équilibre. On décèle ses efforts pour résoudre ses conflits psychiques et les tensions poétiques en réunifiant les forces antithétiques qui règnent dans son espace poétique. L’itinéraire poétique de Supervielle serait un voyage initiatique pour reconquérir une totalité préexistant à la division.
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