쥘 쉬페르비엘의 작품 속에 나타난 우주적 휴머니즘 - 『중력들 Gravitations』을 중심으로 -
L'humanisme cosmique chez Jules Supervielle - à travers Gravitations -
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초록
Dans le but de déterminer la spécificité du cosmos chez Supervielle, nous avons examiné ce qui caractérisait le ciel, représentédans une fusion imaginaire avec la mer. “Les oiseaux-poissons (…)portent l'écume aux nues” : ce vers du poème “Plein ciel” semble résumer cette fusion entre le dessous et le dessus à la frontière de l'horizon. Le ciel, dont l'image se confond avec celle de la mer, est empli des âmes des défunts, tel un “cimetière aérien”. Le ciel étoiléde la nuit éternelle et du silence symbolise le caractère infini de l'univers qui détruit tout repère pour l'homme, et par suite, écrase ce dernier comme une poussière. Nous pourrions ici associer l'univers infini à la figure révoltaire d'un loup qui creuse “la nuit solide de ses griffes et de ses dents”. Le loup féroce “périra multiplié/par le haut mal des univers” mais il demeurera à l'univers imaginaire oùl'apparition du coeur joue un rôle important. Face au “mal des univers”, le coeur voué à la mémoire humaine restitue l'univers cosmique de Supervielle. Son “coeur astrologue”conçoit l'univers tout à fait différemment de l'astronome. Il s'épanche par rapport à sa rêverie humaine ; dans cette perspective, Supervielle confère à l'univers un goût profond d'intimité, univers qu'il a tendance à humaniser : “l'éther [est]sensible de tout le sillage humain”. Supervielle confère un caractère humain au cosmos où le coeur humain, sa mémoire et son rêve restent plongés, grâce à l'image de la maison. Bachelard a décrit, dans La poétique de l'espace, l'intimitéde la maison comme “notre premier univers”, “notre coin du monde”; cette intimité de la maison permet de dépeindre l'univers, chez Supervielle, comme une “table aérienne”. Dans cet univers intime, si l'on voit s'ouvrir “une porte toute seule”, “une fenêtre toute seule” qui a “pour chambranle un souvenir”, l'imaginaire s'attendrit grâce à un humanisme profond et transforme l'univers infini de la nuit éternelle,qui provoque généralement l'effroi chez l'homme, en un “léger soupir” rassurant. L'intimité cosmique qui évoque la douceur de la maison nous invite également à examiner le corps conçu, chez Supervielle, comme la plus petite maison de l'homme. L'univers se projette dans le corps humain, à la fois aussi proche et aussi inconnu que des phénomènes cosmiques. Le corps est ainsi un autre espace du dedans,“microcosme”. “La peau est franchie” et “nous sommes toujours sous le coup de cette immensité intérieure”. Le cosmos fait de vie et de mort, marqué par l'image de la mer et du ciel, cet univers supervillien s'ouvre vers un autre univers à travers “le chambranle” de la mémoire, du coeur et du rêve comme la fable. Dans cet univers imaginaire cohabitent la vie et la mort, le souvenir terrestre, le rêve et la prière. Au delà, le cosmos supervillien est pulvérisé par “des explosions d'irréel”. Il est un espace intime qui s'ouvre vers un autre espace, encore plus vaste. Nous pourrions définir cet espace comme l'espace d'un humanisme poétique, un espace qui rêve à l'homme et qui garde “des aveux de sa pensée spacieuse”. Cela rappelle “les colonnes étonnés” et la “ville avec les arches respirantes de ses ponts”. C'est peut-être ce que Supervielle aurait aimé construire pour nous... Et nous vous reconstruirons Chaque ville avec les arches respirantes de ses ponts,La campagne avec le vent Et le soleil au milieu de ses frères se levant. “Oloron-Sainte-Marie”
Abstract
Dans le but de déterminer la spécificité du cosmos chez Supervielle, nous avons examiné ce qui caractérisait le ciel, représentédans une fusion imaginaire avec la mer. “Les oiseaux-poissons (…)portent l'écume aux nues” : ce vers du poème “Plein ciel” semble résumer cette fusion entre le dessous et le dessus à la frontière de l'horizon. Le ciel, dont l'image se confond avec celle de la mer, est empli des âmes des défunts, tel un “cimetière aérien”. Le ciel étoiléde la nuit éternelle et du silence symbolise le caractère infini de l'univers qui détruit tout repère pour l'homme, et par suite, écrase ce dernier comme une poussière. Nous pourrions ici associer l'univers infini à la figure révoltaire d'un loup qui creuse “la nuit solide de ses griffes et de ses dents”. Le loup féroce “périra multiplié/par le haut mal des univers” mais il demeurera à l'univers imaginaire oùl'apparition du coeur joue un rôle important. Face au “mal des univers”, le coeur voué à la mémoire humaine restitue l'univers cosmique de Supervielle. Son “coeur astrologue”conçoit l'univers tout à fait différemment de l'astronome. Il s'épanche par rapport à sa rêverie humaine ; dans cette perspective, Supervielle confère à l'univers un goût profond d'intimité, univers qu'il a tendance à humaniser : “l'éther [est]sensible de tout le sillage humain”. Supervielle confère un caractère humain au cosmos où le coeur humain, sa mémoire et son rêve restent plongés, grâce à l'image de la maison. Bachelard a décrit, dans La poétique de l'espace, l'intimitéde la maison comme “notre premier univers”, “notre coin du monde”; cette intimité de la maison permet de dépeindre l'univers, chez Supervielle, comme une “table aérienne”. Dans cet univers intime, si l'on voit s'ouvrir “une porte toute seule”, “une fenêtre toute seule” qui a “pour chambranle un souvenir”, l'imaginaire s'attendrit grâce à un humanisme profond et transforme l'univers infini de la nuit éternelle,qui provoque généralement l'effroi chez l'homme, en un “léger soupir” rassurant. L'intimité cosmique qui évoque la douceur de la maison nous invite également à examiner le corps conçu, chez Supervielle, comme la plus petite maison de l'homme. L'univers se projette dans le corps humain, à la fois aussi proche et aussi inconnu que des phénomènes cosmiques. Le corps est ainsi un autre espace du dedans,“microcosme”. “La peau est franchie” et “nous sommes toujours sous le coup de cette immensité intérieure”. Le cosmos fait de vie et de mort, marqué par l'image de la mer et du ciel, cet univers supervillien s'ouvre vers un autre univers à travers “le chambranle” de la mémoire, du coeur et du rêve comme la fable. Dans cet univers imaginaire cohabitent la vie et la mort, le souvenir terrestre, le rêve et la prière. Au delà, le cosmos supervillien est pulvérisé par “des explosions d'irréel”. Il est un espace intime qui s'ouvre vers un autre espace, encore plus vaste. Nous pourrions définir cet espace comme l'espace d'un humanisme poétique, un espace qui rêve à l'homme et qui garde “des aveux de sa pensée spacieuse”. Cela rappelle “les colonnes étonnés” et la “ville avec les arches respirantes de ses ponts”. C'est peut-être ce que Supervielle aurait aimé construire pour nous... Et nous vous reconstruirons Chaque ville avec les arches respirantes de ses ponts,La campagne avec le vent Et le soleil au milieu de ses frères se levant. “Oloron-Sainte-Marie”
참고문헌 (20)
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- Ray(Alain), "Dictionnaire historique de la langue française" (1992), Robert
- Chevalier (Jean), "Dictionnaire des symboles" (1982), Robert Laffont
- Luminet (Jean Pierre), "Les poèmes et l'univers, Le cherche midi éditeur, coll" (1996), Espaces
- Onimus (Jean), "La maison et corps et âme, Presses Universitaires de France, coll" (1991), Ecriture
- "Tout l'oeuvre peint de Georges de La Tour, documentation et catalogue raisonné par Jacques Thuillier" (1973), Les Classiques de l'Art Flammarion
- 바슐라르, "공간의 시학" (2003), 동문선
