장 콕토의 오르페우스 삼부작에서 손의 미장센과 자전적 서명
La mise en scène des mains et la signature autobiographique dans la trilogie orphique chez Jean Cocteau
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초록
Cocteau insiste souvent dans sa poétique sur le rôle de la main dans le travail artistique, lorsqu’il se définit ou définit l’artiste comme un «ébéniste» qui, soumis aux ordres d’une force inconnue, prête ses mains pour donner forme aux rêves. Du Sang d’un poète au Testament d’Orphée, en passant par Orphée,nous remarquons des personnages chez Cocteau qui sont représentés dans leur travail de dessiner, d’écrire, ou même de «ressusciter» des choses. Dans cette représentation de l’activité artistique, Cocteau met l’accent sur les mains du personnage. Il nous montre ainsi dans Le Testament d’Orphée ses propres mains qui s’efforcent de restituer une fleur d’hibiscus en recollant ses lambeaux. Le motif des gants, qui se retrouve de façon récurrente chez Cocteau, pourrait aussi être considéré comme un moyen de mettre en relief les mains des personnages : si l’'héroïne de La Belle et la Bête se sert de gants magiques pour se transporter entre deux mondes différents, les gants de caoutchouc sont de même indispensables,dans Orphée, pour le passage entre la vie et la mort. Par ailleurs, la main est à considérer comme une marque irremplaçable de l’identité personnelle. Pour Cocteau, la main peut autant servir de marque d’identification que le visage. Ainsi met-il en scènes ses propres mains, de façon à dresser son autoportrait en cinéaste-artiste. Chez Cocteau, la mise en scène récurrente des mains des personnages dans la trilogie orphique pourrait donc se traduire comme une allusion à la signature autobiographique de l’auteur, qui crée d'ailleurs une dimension autoréférentielle dans son oeuvre.
Abstract
Cocteau insiste souvent dans sa poétique sur le rôle de la main dans le travail artistique, lorsqu’il se définit ou définit l’artiste comme un «ébéniste» qui, soumis aux ordres d’une force inconnue, prête ses mains pour donner forme aux rêves. Du Sang d’un poète au Testament d’Orphée, en passant par Orphée,nous remarquons des personnages chez Cocteau qui sont représentés dans leur travail de dessiner, d’écrire, ou même de «ressusciter» des choses. Dans cette représentation de l’activité artistique, Cocteau met l’accent sur les mains du personnage. Il nous montre ainsi dans Le Testament d’Orphée ses propres mains qui s’efforcent de restituer une fleur d’hibiscus en recollant ses lambeaux. Le motif des gants, qui se retrouve de façon récurrente chez Cocteau, pourrait aussi être considéré comme un moyen de mettre en relief les mains des personnages : si l’'héroïne de La Belle et la Bête se sert de gants magiques pour se transporter entre deux mondes différents, les gants de caoutchouc sont de même indispensables,dans Orphée, pour le passage entre la vie et la mort. Par ailleurs, la main est à considérer comme une marque irremplaçable de l’identité personnelle. Pour Cocteau, la main peut autant servir de marque d’identification que le visage. Ainsi met-il en scènes ses propres mains, de façon à dresser son autoportrait en cinéaste-artiste. Chez Cocteau, la mise en scène récurrente des mains des personnages dans la trilogie orphique pourrait donc se traduire comme une allusion à la signature autobiographique de l’auteur, qui crée d'ailleurs une dimension autoréférentielle dans son oeuvre.
참고문헌 (18)
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