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3D 영화와 완전 영화를 향한 꿈

Cinéma en 3D ou le rêve du mythe du cinéma total

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초록

Il est peu de dire que l’année 2010 et ses nombreux films numériques en relief marquent un tournant dans l’histoire du cinéma. Depuis l’invention du ‘Cinématographe’ des frères Lumière, le cinéma évolue sans cesse dans différentes directions. Aujourd’hui, le disque dur remplace la pellicule. Le cinéma en relief (et numérique) n’est plus une expérience rare mais fait partie déjà de notre vie quotidienne. On pourrait considérer que ces images en trois dimensions sont dans la continuité de la volonté artistique la plus ancienne de l’humanité,comme André Bazin réclame : « la restitution d’une illusion parfaite du monde extérieur avec le son, la couleur et le relief ». Les nouvelles technologies cinématographiques permettent peut être d’atteindre ce vieux rêve artistique qu’André Bazin appelle le ‘Mythe du cinéma total’. La peinture, de son côté, a développé la perspective pour rétablir virtuellement les trois dimensions de la réalité sur la toile. La Renaissance voit apparaître une codification de la perspective, le trompe-l’oeil, ou encore le point de fuite. Au début du 20èmesiècle, ce sont les cubistes qui réitèrent conceptuellement l’expérience des trois dimensions. L’histoire du développement technologique du cinéma est aussi parallèle à la réalisation de ce vieux rêve artistique : cf. le passage au cinéma sonore, à la couleur, ou encore la miniaturisation de la caméra qui permet d’apporter plus de vivacité à l’image. Les premiers essais de projection en relief sont apparus dans les années 50 avec Alfred Hitchcock (Le crime était presque parfait, 1954) et Jack Arnold (L’Étrange Créature du lac noir, 1954). Déjà, certaines contraintes et la nécessité d’un système plus sophistiqué comme une double projection, un écran métallisé spécial ou encore la fatigue oculaire engendrée pour les spectateurs, constituaient autant de défis à relever. Tous ces efforts, passés et présent, tendent vers un ultime objectif : le cinéma total. Le néo-réalisme italien, les diverses tentatives de la nouvelle vague française, ou celles de Robert Bresson s’inscrivent,chacun à leur façon, dans la même quête artistique qui consiste às’approcher de la réalité et à la restituer intégralement sur l’écran. Ces exemples permettent d’affirmer que l’image filmique en relief se trouve dans le sillage de la direction continuelle de l’Art. Il apparaît alors légitime de considérer le développement de la technologie cinématographique selon un continuum de la reproduction de la réalité. Il semble indéniable que, techniquement parlant, le cinéma d’aujourd’hui est plus que jamais proche du mythe du cinéma total. Ainsi l’artéfact technologique est prêt à atteindre l’objectif ultime. Cette recherche permettra dans un premier temps de parcourir brièvement la direction du développement de l’art de la représentation. Elle offrira ainsi dans un deuxième temps une occasion de diagnostiquer le cinéma du présent et de comparer les caractéristiques entre le film en 3D et le film en 2D.

Abstract

Il est peu de dire que l’année 2010 et ses nombreux films numériques en relief marquent un tournant dans l’histoire du cinéma. Depuis l’invention du ‘Cinématographe’ des frères Lumière, le cinéma évolue sans cesse dans différentes directions. Aujourd’hui, le disque dur remplace la pellicule. Le cinéma en relief (et numérique) n’est plus une expérience rare mais fait partie déjà de notre vie quotidienne. On pourrait considérer que ces images en trois dimensions sont dans la continuité de la volonté artistique la plus ancienne de l’humanité,comme André Bazin réclame : « la restitution d’une illusion parfaite du monde extérieur avec le son, la couleur et le relief ». Les nouvelles technologies cinématographiques permettent peut être d’atteindre ce vieux rêve artistique qu’André Bazin appelle le ‘Mythe du cinéma total’. La peinture, de son côté, a développé la perspective pour rétablir virtuellement les trois dimensions de la réalité sur la toile. La Renaissance voit apparaître une codification de la perspective, le trompe-l’oeil, ou encore le point de fuite. Au début du 20èmesiècle, ce sont les cubistes qui réitèrent conceptuellement l’expérience des trois dimensions. L’histoire du développement technologique du cinéma est aussi parallèle à la réalisation de ce vieux rêve artistique : cf. le passage au cinéma sonore, à la couleur, ou encore la miniaturisation de la caméra qui permet d’apporter plus de vivacité à l’image. Les premiers essais de projection en relief sont apparus dans les années 50 avec Alfred Hitchcock (Le crime était presque parfait, 1954) et Jack Arnold (L’Étrange Créature du lac noir, 1954). Déjà, certaines contraintes et la nécessité d’un système plus sophistiqué comme une double projection, un écran métallisé spécial ou encore la fatigue oculaire engendrée pour les spectateurs, constituaient autant de défis à relever. Tous ces efforts, passés et présent, tendent vers un ultime objectif : le cinéma total. Le néo-réalisme italien, les diverses tentatives de la nouvelle vague française, ou celles de Robert Bresson s’inscrivent,chacun à leur façon, dans la même quête artistique qui consiste às’approcher de la réalité et à la restituer intégralement sur l’écran. Ces exemples permettent d’affirmer que l’image filmique en relief se trouve dans le sillage de la direction continuelle de l’Art. Il apparaît alors légitime de considérer le développement de la technologie cinématographique selon un continuum de la reproduction de la réalité. Il semble indéniable que, techniquement parlant, le cinéma d’aujourd’hui est plus que jamais proche du mythe du cinéma total. Ainsi l’artéfact technologique est prêt à atteindre l’objectif ultime. Cette recherche permettra dans un premier temps de parcourir brièvement la direction du développement de l’art de la représentation. Elle offrira ainsi dans un deuxième temps une occasion de diagnostiquer le cinéma du présent et de comparer les caractéristiques entre le film en 3D et le film en 2D.

참고문헌 (15)

  1. 베니김, "입체영화 산업론" (2009), MJ미디어
  2. 안민수, "연극연출 : 원리와 기술 저자" (1998), 집문당
  3. 최양현, "3D 입체영상 제작 워크북" (2010), 한국콘텐츠진흥원
  4. André BAZIN, "Qu'est-ce que le cinéma?" (2002), Les éditions du Cerf
  5. 이승현, "3D 입체영화 제작기술" (2010), 진샘미디어
  6. David BORDWEL, "Art du film-Introduction" (1986), Knopf
  7. Edgar MORIN, "Le Cinéma ou l’homme imaginaire" (1956), Les édition de Minuit
  8. François PENZ, "Cinema & architecture : Méliès, Mallet-Stevens, multimedia" (1997), British Film Institute
  9. Jean Moneret, "Le Triomphe du trompe l’oeil" (1993), Mengès
  10. Nicole de MOURGUES, "Le Générique de film" (1994), Méridiens Klincksieck
  11. Noël BURCH, "Une Praxis du cinéma" (1969), Gallimard
  12. Olivier CAHEN, "L'image en relief : de la photographie stéréoscopique à la vidéo 3D" (1990), Masson
  13. Ray ZONE, "Stereoscopic cinema & the origins of 3-D film : 1838-1952, Lexington, Robert M. HAYES, 3-Dmovies : a history of filmography of stereoscopic cinema, Chicago, St James press Cop. 1989" (2007), The university press of Kentucky Cop
  14. Thierry KUNTZEL, "Le Travail du film 2, In Communication N° 23 : Psychanalyse et cinéma" (1975), Le Seuil
  15. Thierry LEFEBVRE et Philippe-Alain MICHAUD, "Le relief au cinéma" (1997), Association française de recherche sur l'histoire du cinéma

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