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모니크 프루의 『몬트리올의 오로라』에 나타난 색의 이미지

L'image des couleurs dans Les aurores montréales de Monique Proulx

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초록

Les aurores montréales se composent de vingt-sept nouvelles sur la ville de Montréal dont six portent les titres de couleurs : gris, jaune, rose, noir, rouge et blanc. Si les aurores, titre du livre futur de Laurel, indiquent la transformation continuelle de la ville, provoquée par la venue des étrangers, les couleurs mettent en scène les montréalais de différentes origines. Le gris montre un garçon hispanique venu prendre “le chemin vers la richesse” et le rouge réalise un amérindien menant un combat d'existence pour “enfouir de nouvelles racines” dans le temps changé de visage. Les autres trois couleurs jaune, rose et noir rendent hommage en commun aux écrivains de l'écriture migrante : Ying Chen, Marco Micone et Dany Laferrière. Une femme chinoise, symbolisée par le jaune, vient au Québec afin de trouver son milieu libre et insiste sur la confiance en soi des Québécois face aux immigrants. Le rose nous raconte l'histoire d'une fille d'origine italienne née au Québec qui est en coflit avec ses parents et souffre de la crise d'identité externe et interne. Quant au noir, un Haïtien, conducteur de taxi, conseille d'agir avec sagesse et discernement pour résoudre le racisme en s'adressant d'une manière imaginaire à Malcolm X. Et le blanc parle de la rencontre d'une femme francophone et d'un homme anglophone. Accompagnant son malade à la mort, elle pressent une idée susceptible de dépasser l'antagonisme de deux communautés. Monique Proulx élargit la signification de la neige, une des caractéristiques du paysage québécois. La neige couvre le monde pour le rendre homogène. Somme de toutes les couleurs de la lumière, le blanc de la neige intégre diveres éthnies, de sorte qu'elles constituent ensemble l'identité du Québec. Enfin, mouvement multicolore de la lumière, les aurores représentent l'interaction et la transmutation réciproque des cultures venues de tous les horizons qui crée une nouvelle réalité.

Abstract

Les aurores montréales se composent de vingt-sept nouvelles sur la ville de Montréal dont six portent les titres de couleurs : gris, jaune, rose, noir, rouge et blanc. Si les aurores, titre du livre futur de Laurel, indiquent la transformation continuelle de la ville, provoquée par la venue des étrangers, les couleurs mettent en scène les montréalais de différentes origines. Le gris montre un garçon hispanique venu prendre “le chemin vers la richesse” et le rouge réalise un amérindien menant un combat d'existence pour “enfouir de nouvelles racines” dans le temps changé de visage. Les autres trois couleurs jaune, rose et noir rendent hommage en commun aux écrivains de l'écriture migrante : Ying Chen, Marco Micone et Dany Laferrière. Une femme chinoise, symbolisée par le jaune, vient au Québec afin de trouver son milieu libre et insiste sur la confiance en soi des Québécois face aux immigrants. Le rose nous raconte l'histoire d'une fille d'origine italienne née au Québec qui est en coflit avec ses parents et souffre de la crise d'identité externe et interne. Quant au noir, un Haïtien, conducteur de taxi, conseille d'agir avec sagesse et discernement pour résoudre le racisme en s'adressant d'une manière imaginaire à Malcolm X. Et le blanc parle de la rencontre d'une femme francophone et d'un homme anglophone. Accompagnant son malade à la mort, elle pressent une idée susceptible de dépasser l'antagonisme de deux communautés. Monique Proulx élargit la signification de la neige, une des caractéristiques du paysage québécois. La neige couvre le monde pour le rendre homogène. Somme de toutes les couleurs de la lumière, le blanc de la neige intégre diveres éthnies, de sorte qu'elles constituent ensemble l'identité du Québec. Enfin, mouvement multicolore de la lumière, les aurores représentent l'interaction et la transmutation réciproque des cultures venues de tous les horizons qui crée une nouvelle réalité.

참고문헌 (12)

  1. Monique Proulx, "Les aurores montréales" (1997), Boréal compact
  2. Berrouët-Oriol, "L'émergence des écritures migrantes et métisses au Québec", Québec Studies, 14 (1992)
  3. Clément Moisan, "Ces étrangers du dedans, une histoire de l'écriture migrante au Québec(1937-1997)" (2001), Nota bene
  4. Clément Moisan, "Ecritures migrantes et identités culturelles" (2008), Nota bene
  5. Daniel Chartier, "Les origines de l'écriture migrante. L'immigration littéraire au Québec au cours des deux derniers siècles", Voix et images, 27(2) (2002)
  6. Jean Lamore, "Transculturation : naissance d’un mot", Vice Versa, (21) (1987)
  7. Marie Cusson, "La mise en jeu de la ville dans Les aurores montréales de Monique Proulx", Revue internationale d’études québécoises, 5(1) (2002)
  8. Pierre Nepveu, "Qu'est-ce que la transculture ?", Paragraphes, 2 (1989)
  9. Simon Harel, "Les passages olbigés de l'écriture migrante" (2005), XYZ
  10. 신옥근, "Littérature migrante ou écriture migrante chez Régine Robin - autour de La Québécoite", 불어불문학연구, (85), pp.299~316 (2011), 한국불어불문학회
  11. 신정아, "욱 정의『김치』와 이주의 글쓰기의 한 양상", 프랑스학연구, (55), pp.443~470 (2011), 프랑스학회
  12. 이인숙, "『몬트리올의 여명 Les aurores montréales』에 나타난 퀘벡의 정체성", 프랑스문화예술연구, 33, pp.727~756 (2010), 프랑스문화예술학회

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