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모니크 라뤼의 강연과 퀘벡문학의 문제

La conférence de Monique Larue et les problèmes de la littérature québécoise

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초록

Il est vrai que la conférence de Monique Larue donnée en 1996 au Centre d'études québécoises (CETUQ), L'arpenteur et le navigateur,suscite de vifs débats qui concernent la xénophobie envers l''écriture migrante' des auteurs immigrés. L'arpenteur est selon la conférencière l'écrivain ‘québécois de souche’ et le navigateur l'écrivain immigré. Le discours de Monique Larue est devenu par la suite “l'affaire Monique Larue” commencée par la contestation de Ghila B. Sroka qui remet en question l'attitude de la conférencière avec la notion de la littérature nationale et celle de l'écriture migrante. Cette affaire nous paraît très importante si l'on examine les résultats de la transformation de la littérature québécoise sur la voie de la transculture. La transculture, selon l'optique de l'écrivain ‘québécois de souche’, n'est pas une utopie conçue par l'écriture migrante mais une réalité qui n'est pas tellement belle au Québec. Il s'agit chez lui des réactions hostiles à l'écriture migrante. Monique Larue a rapporté dans sa conférence quelques frustrations d'un collègue qui critiquent sérieusement les auteurs étrangers. Mais cette mise en scène imaginaire d'un collègue soulève aux écrivains néo-québécois le malentendu selon lequel l'idée de la conférencière est nationaliste,chauvine ou xénophile. On n'a jamais suffisamment lu le texte de Monique Larue si bien qu'il est difficile de le comprendre exactement. Il est nécessaire de le lire en analysant quelques tournures d'argumentation des métaphores romanesques adoptées. Monique Larue, romancière, a utilisé le personnage romanesque pour présenter les idées du collègue imaginaire comme François Dumont l'a remarqué ; elle utilise aussi des métaphores romanesques pour développer son argument. C'est pourquoi nous pensons à analyser avec attention le contenu de la conférence de Monique Larue. Il nous permet de caractériser la littérature québécoise en développant et remplaçant la littérature nationale dont le statut est provisoire au Québec puisque la nation québécoise n'est pas établie dans le sens de pays indépendant. Monique Larue n'est sûrement pas nationaliste ; elle souligne la littérature québécoise qui comprend la littérature nationale du Québec et l'écriture migrante. La littérature québécoise définie par l'ensemble de la production littéraire au Québec représente à la fois la littérature traditionnelle québécoise et l'écriture migrante. Il nous paraît très significatif d'examiner les problèmes suscités par la conférence de Monique Larue qui traite de l'écriture migrante et de la transculture, parce que ce pays multiculturel n'évitera pas de tels problèmes concernant la littérature nationale remise en question par la littérature des auteurs immigrés. La notion de la littérature nationale du Québec n'existe pas dans le contexte de l'ethnicité ni dans le sens politique mais dans la littérature québécoise qui comprend provisoirement toute la production littéraire avec son système institutionnel.

Abstract

Il est vrai que la conférence de Monique Larue donnée en 1996 au Centre d'études québécoises (CETUQ), L'arpenteur et le navigateur,suscite de vifs débats qui concernent la xénophobie envers l''écriture migrante' des auteurs immigrés. L'arpenteur est selon la conférencière l'écrivain ‘québécois de souche’ et le navigateur l'écrivain immigré. Le discours de Monique Larue est devenu par la suite “l'affaire Monique Larue” commencée par la contestation de Ghila B. Sroka qui remet en question l'attitude de la conférencière avec la notion de la littérature nationale et celle de l'écriture migrante. Cette affaire nous paraît très importante si l'on examine les résultats de la transformation de la littérature québécoise sur la voie de la transculture. La transculture, selon l'optique de l'écrivain ‘québécois de souche’, n'est pas une utopie conçue par l'écriture migrante mais une réalité qui n'est pas tellement belle au Québec. Il s'agit chez lui des réactions hostiles à l'écriture migrante. Monique Larue a rapporté dans sa conférence quelques frustrations d'un collègue qui critiquent sérieusement les auteurs étrangers. Mais cette mise en scène imaginaire d'un collègue soulève aux écrivains néo-québécois le malentendu selon lequel l'idée de la conférencière est nationaliste,chauvine ou xénophile. On n'a jamais suffisamment lu le texte de Monique Larue si bien qu'il est difficile de le comprendre exactement. Il est nécessaire de le lire en analysant quelques tournures d'argumentation des métaphores romanesques adoptées. Monique Larue, romancière, a utilisé le personnage romanesque pour présenter les idées du collègue imaginaire comme François Dumont l'a remarqué ; elle utilise aussi des métaphores romanesques pour développer son argument. C'est pourquoi nous pensons à analyser avec attention le contenu de la conférence de Monique Larue. Il nous permet de caractériser la littérature québécoise en développant et remplaçant la littérature nationale dont le statut est provisoire au Québec puisque la nation québécoise n'est pas établie dans le sens de pays indépendant. Monique Larue n'est sûrement pas nationaliste ; elle souligne la littérature québécoise qui comprend la littérature nationale du Québec et l'écriture migrante. La littérature québécoise définie par l'ensemble de la production littéraire au Québec représente à la fois la littérature traditionnelle québécoise et l'écriture migrante. Il nous paraît très significatif d'examiner les problèmes suscités par la conférence de Monique Larue qui traite de l'écriture migrante et de la transculture, parce que ce pays multiculturel n'évitera pas de tels problèmes concernant la littérature nationale remise en question par la littérature des auteurs immigrés. La notion de la littérature nationale du Québec n'existe pas dans le contexte de l'ethnicité ni dans le sens politique mais dans la littérature québécoise qui comprend provisoirement toute la production littéraire avec son système institutionnel.

참고문헌 (7)

  1. Neil Bissoondath, "Le marché aux illusions : la méprise du multiculturalisme" (1995), Boréal
  2. François Dumont, "L'arpenteur et le navigateur:les ambiguïté d'un essai romanesque", Voix et Images, XXVIII(2) (2003)
  3. Frnçois Faré, "compte rendu de Clément Moisan et Renate Hildebrand,Ces étrangers du dedans.Une histoire de l'écriture migrante au Québec(1937-1997),Editions Nota bene,2001", Recherches sociographiques, 44(3) (2003)
  4. Dominique Garand, "Juste une polémique?", Spirale, (228) (2009)
  5. Monique Larue, "L'arpenteur et le navigateur, Montréal" (1997), Fides
  6. Clément Moisan, "Ces étrangers du dedans.Une histoire de l'écriture migrante au Québec(1937-1997)" (2001), Ed. Nota bene
  7. Paul Ricoeur, "Soi-même comme un autre" (1990), Ed.du Seuil

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