『세 가지 짧은 이야기 Les Trois contes』에 나타난 ‘종교성’에 관한 몇 가지 숙고들
Quelques réflexions sur le caractère religieux que présente les Trois contes
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초록
En lisant les Trois contes (1877), oeuvre écrite par Gustave Flaubert (1821‐1880) au crépuscule de sa vie, nous pourrions avoir le sentiment de lire un livre mystique. Ceci est dû au fait que Flaubert y parle de Dieu, implicitement personnage central, décentré et cachédans ce livre, lui qui est souvent considéré comme un auteur, sinon athée, du moins sceptique et très critique à l’égard du catholicisme. Il n’en est pas moins toujours préoccupé par le problème religieux,ce qui e st p artic ulièrement manifeste lorsque l’on étudie les Trois contes, une des oeuvres de sa maturité. Très fatigué par la préparation de Bouvard et Pécuchet, c’est mûpar un besoin thérapeutique que Flaubert rédige La légende de saint Julien l’Hospitalier, une oeuvre courte et légère, comme le lui a conseillé Tourgueniev (Lettre de Flaubert à Tourgueniev du 25 juillet 1874). Par la suite, Flaubert écrira une série de contes fondés sur des sources religieuses anciennes, mais en ne reprenant de ces sources que le caractère à la fois mystique et religieux. A travers un triptyque de contes très différents, (depuis Hérodias qui se déroule sous l’Antiquité, à l’aube de l’ère du Nouveau Testament, jusqu’à Un coeur simple situé à l’époque même de Flaubert, en passant par La légende de saint Julien l’Hospitalier au Moyen Âge, l’âge d’or du christianisme), l’auteur n’en suggère pas moins la présence du divin. Baignant dans une atmosphère ‘fantastique’ ou ‘mystique’, le perroquet empaillé d’Un coeur simple transformé en Saint‐Esprit, le Lépreux de La légende de saint Julien l’Hospitalier en Jésus‐Christ et la tête décapitée de Iaokanann dans Hérodias p rocalment l’espérance du Messie. Ces transformations montrent bien la complexité de la position religieuse chez Flaubert. Je suis mystique au fond, et je ne crois à rien, c’est àl’élucidation de son mysticisme sans croyance que c ette recherche est consacrée. Tout d’abord, nous envisageons l’intention sous‐jacente à la rédaction de La légende de saint Julien l’Hospitalier. En même temps,en voyant la clôture de cette histoire à la fois en tant que récit fantastique et sujet d’un vitrail de la cathédrale de Rouen, nous constatons comment elle peut être prise, de par sa nature “plus ou moins spirituelle”, à savoir quasi‐religieuse, pour l’histoire de la Religion ou des Religions, enfin de ‘la spiritualité’. Cette pensée s’appuie aussi sur le rôle joué par le genre du ‘conte’. En vivant l’âge d’or du récit bref, Flaubert n’en manque pas l’efficacité intrinsèque :‘imaginaire’, ‘savant’ et ‘permanent’, il représente l’occasion d’introduire “l’idée magnifique” qui est l’idée d’énergie morale ou d’Absolu. En commençant donc par traiter la mention ajoutée par Flaubert àla fin de La légende de saint Julien l’Hospitalier “telle à peu près qu’on la trouve, sur un vitrail d’église, dans mon pays” révélant que la source de cette histoire lui est venue de la cathédrale, nous voyons comment le caractère très religieux de ces phrases semble transformer le c adre d e cette oeuvre pour nous la faire appréhender sous l’angle de la ‘spiritualité’. Cela tient au fait que Flaubert y évoque l’influence du sublime – le même que nous trouvons dans les visions horribles du perroquet empaillé, du lépreux et de la tête décapitée sur le plateau – et, en vue d’y introduire le sacré, celle de la transcendance – comme la Vérité que les expériences vécues nous font enfin découvrir. De plus, grâce à la conscience que nous avons de l’état paisible des personnages au moment de leur mort dans laquelle ils entrent extasiés sous l’effet d’une figuration sacrée et grâce àl’évocation du style gothique suggérée par la dernière mention du narrateur de La légende de Saint Julien, le sacré à la fin de chaque c onte n’est pas autre chose que le symbole de la marche vers l’Audelà. En ce sens il est permis d’affirmer que ces contes visent à la spiritualité. La spiritualité, prise dans un sens plus large que celui de religion générale, nous la repérons aussi à travers les deux structures des Trois contes c onsidérés dans leur globalité. L’une est la structure d’ordre théologique, basée sur le mystère de la Sainte‐Trinité et sur le nombre parfait, 3. L’autre est celle relevant de l’interprétation qui voit dans l’oeuvre un voyage à la fois dans le temps (du contemporain à l’Antiquité) et dans l’espace (de l’Occident vers l’Orient). Ces deux mouvements, inhérents à la s truc ture du triptyque des Trois contes, suscitent en nous la nostalgie de ‘ce qui est origine’et ‘ce qui est primitif’. C’est ainsi que la structure du triptyque des Trois contes fait appel à l’intuition des lecteurs qui, de tout temps et en tous lieux, sont à la recherche de ce qui est l’Absolu ou le Haut. Il est enfin possible d’arriver à la conclusion suivante : ce que nous comprenons des Trois contes à travers l’identité du fond et de la forme qui s’y d isc erne, c ’est l ’oeuvre spirituelle, oeuvre considérée au delà d’un sens strictement religieux. Cette approche de l’aspect spirituel des Trois contes permettra un essai pour constater les traces du syncrétisme religieux de Flaubert ou une nouvelle analyse apportant une autre vision (spirituelle) à la lecture de chaque texte des Trois contes.
Abstract
En lisant les Trois contes (1877), oeuvre écrite par Gustave Flaubert (1821‐1880) au crépuscule de sa vie, nous pourrions avoir le sentiment de lire un livre mystique. Ceci est dû au fait que Flaubert y parle de Dieu, implicitement personnage central, décentré et cachédans ce livre, lui qui est souvent considéré comme un auteur, sinon athée, du moins sceptique et très critique à l’égard du catholicisme. Il n’en est pas moins toujours préoccupé par le problème religieux,ce qui e st p artic ulièrement manifeste lorsque l’on étudie les Trois contes, une des oeuvres de sa maturité. Très fatigué par la préparation de Bouvard et Pécuchet, c’est mûpar un besoin thérapeutique que Flaubert rédige La légende de saint Julien l’Hospitalier, une oeuvre courte et légère, comme le lui a conseillé Tourgueniev (Lettre de Flaubert à Tourgueniev du 25 juillet 1874). Par la suite, Flaubert écrira une série de contes fondés sur des sources religieuses anciennes, mais en ne reprenant de ces sources que le caractère à la fois mystique et religieux. A travers un triptyque de contes très différents, (depuis Hérodias qui se déroule sous l’Antiquité, à l’aube de l’ère du Nouveau Testament, jusqu’à Un coeur simple situé à l’époque même de Flaubert, en passant par La légende de saint Julien l’Hospitalier au Moyen Âge, l’âge d’or du christianisme), l’auteur n’en suggère pas moins la présence du divin. Baignant dans une atmosphère ‘fantastique’ ou ‘mystique’, le perroquet empaillé d’Un coeur simple transformé en Saint‐Esprit, le Lépreux de La légende de saint Julien l’Hospitalier en Jésus‐Christ et la tête décapitée de Iaokanann dans Hérodias p rocalment l’espérance du Messie. Ces transformations montrent bien la complexité de la position religieuse chez Flaubert. Je suis mystique au fond, et je ne crois à rien, c’est àl’élucidation de son mysticisme sans croyance que c ette recherche est consacrée. Tout d’abord, nous envisageons l’intention sous‐jacente à la rédaction de La légende de saint Julien l’Hospitalier. En même temps,en voyant la clôture de cette histoire à la fois en tant que récit fantastique et sujet d’un vitrail de la cathédrale de Rouen, nous constatons comment elle peut être prise, de par sa nature “plus ou moins spirituelle”, à savoir quasi‐religieuse, pour l’histoire de la Religion ou des Religions, enfin de ‘la spiritualité’. Cette pensée s’appuie aussi sur le rôle joué par le genre du ‘conte’. En vivant l’âge d’or du récit bref, Flaubert n’en manque pas l’efficacité intrinsèque :‘imaginaire’, ‘savant’ et ‘permanent’, il représente l’occasion d’introduire “l’idée magnifique” qui est l’idée d’énergie morale ou d’Absolu. En commençant donc par traiter la mention ajoutée par Flaubert àla fin de La légende de saint Julien l’Hospitalier “telle à peu près qu’on la trouve, sur un vitrail d’église, dans mon pays” révélant que la source de cette histoire lui est venue de la cathédrale, nous voyons comment le caractère très religieux de ces phrases semble transformer le c adre d e cette oeuvre pour nous la faire appréhender sous l’angle de la ‘spiritualité’. Cela tient au fait que Flaubert y évoque l’influence du sublime – le même que nous trouvons dans les visions horribles du perroquet empaillé, du lépreux et de la tête décapitée sur le plateau – et, en vue d’y introduire le sacré, celle de la transcendance – comme la Vérité que les expériences vécues nous font enfin découvrir. De plus, grâce à la conscience que nous avons de l’état paisible des personnages au moment de leur mort dans laquelle ils entrent extasiés sous l’effet d’une figuration sacrée et grâce àl’évocation du style gothique suggérée par la dernière mention du narrateur de La légende de Saint Julien, le sacré à la fin de chaque c onte n’est pas autre chose que le symbole de la marche vers l’Audelà. En ce sens il est permis d’affirmer que ces contes visent à la spiritualité. La spiritualité, prise dans un sens plus large que celui de religion générale, nous la repérons aussi à travers les deux structures des Trois contes c onsidérés dans leur globalité. L’une est la structure d’ordre théologique, basée sur le mystère de la Sainte‐Trinité et sur le nombre parfait, 3. L’autre est celle relevant de l’interprétation qui voit dans l’oeuvre un voyage à la fois dans le temps (du contemporain à l’Antiquité) et dans l’espace (de l’Occident vers l’Orient). Ces deux mouvements, inhérents à la s truc ture du triptyque des Trois contes, suscitent en nous la nostalgie de ‘ce qui est origine’et ‘ce qui est primitif’. C’est ainsi que la structure du triptyque des Trois contes fait appel à l’intuition des lecteurs qui, de tout temps et en tous lieux, sont à la recherche de ce qui est l’Absolu ou le Haut. Il est enfin possible d’arriver à la conclusion suivante : ce que nous comprenons des Trois contes à travers l’identité du fond et de la forme qui s’y d isc erne, c ’est l ’oeuvre spirituelle, oeuvre considérée au delà d’un sens strictement religieux. Cette approche de l’aspect spirituel des Trois contes permettra un essai pour constater les traces du syncrétisme religieux de Flaubert ou une nouvelle analyse apportant une autre vision (spirituelle) à la lecture de chaque texte des Trois contes.
참고문헌 (20)
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