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밀란 쿤데라의 『불멸』에 나타난 포스트모던적 글쓰기

L’écriture postmoderne dans L’immortalité de Milan Kundera

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Milan Kundera, qui est connu communément comme un écrivain postmoderne, et qui proclame qu’il reste toujours la possibilité illimitée de forme au roman, écrit ses œuvres dans une forme expérimentale méta-fictionnelle. Il a développé continuellement des sujets, des motifs, et des possibilités formelles depuis son premier roman, La Plaisanterie, et il les a poussés au maximum dans L’immortalité, son septième roman. Ici, nous avons remarqué les aspects formels de L’immortalité, et les avons observés au regard des traits de méta-fiction en littérature postmoderne. Les trois grands aspects formels dans cet œuvre : l’hybridité du genre entre roman et essai ; l’intervention de l’auteur dans son roman avec des éléments autobiographiques, l’apparition du narrateur-auteur qui est aussi «un personnage central» ; enfin, donc la frontière imprécise entre réalité et fiction. Les traits majeurs de méta-fiction sont la déconstruction de la forme romanesque traditionnelle, l’ambiguïté entre le début et la fin, sans intrigue, ni héros. Cela peut s’appliquer au sens propre à L’immortalité. Celle-ci est irracontable, inadaptable comme Kundera le dit lui-même, qu’il n’y a aucun d’intrigue. Plusieurs événements se croisent comme une grande mosaïque, mais il n’y a aucun ordre de priorité, aucun événement supérieur, aucun héros. Kundera refuse une intrigue traditionnelle, et donne l’importance aux épisodes (anecdotes), donc l’improbabilité et la contingence surgissent. «La rencontre de l’auteur avec ses propres personnages» est un exemple extrême pour la contingence. À travers de ce dispositif plus ou moins inouï, l’auteur trouble radicalement la structure et l’univers du roman. Un nouveau fait s’ajoute à la fin, le lecteur peut faire maintenant ‘une nouvelle lecture’. Suivant que le rôle du lecteur est important, l’auteur utilise une voix d’interprète qui joue un rôle de guide. Pour les différentes voix, Kundera change de point de vue. La voix d’auteur pour l'essai, la voix du narrateur pour le roman, et celle-ci change de la focalisation interne à la focalisation externe. En effet, les personnages obtiennent une individualité au fur et à mesure que le récit est en progrès. Pour quelle raison utilise-t-il cette méthode postmoderne? Il est bien connu que Kundera refuse la lecture dans le contexte biographique à cause de son origine (tchèque) et donc, il ne veut pas de dévoiler sa vie privée. C’est qu’il prend une position d’interprète pour réduire au minimum des malentendus vis-à-vis son œuvre. À propos de l’essai, il l’emploie comme un moyen de transmettre plus clairement le sujet du roman. C’est ce que l'auteur nomme «un essai spécifiquement romanesque», à travers cette forme expérimentale, il peut construire son propre univers romanesque plus solidement.

Abstract

Milan Kundera, qui est connu communément comme un écrivain postmoderne, et qui proclame qu’il reste toujours la possibilité illimitée de forme au roman, écrit ses œuvres dans une forme expérimentale méta-fictionnelle. Il a développé continuellement des sujets, des motifs, et des possibilités formelles depuis son premier roman, La Plaisanterie, et il les a poussés au maximum dans L’immortalité, son septième roman. Ici, nous avons remarqué les aspects formels de L’immortalité, et les avons observés au regard des traits de méta-fiction en littérature postmoderne. Les trois grands aspects formels dans cet œuvre : l’hybridité du genre entre roman et essai ; l’intervention de l’auteur dans son roman avec des éléments autobiographiques, l’apparition du narrateur-auteur qui est aussi «un personnage central» ; enfin, donc la frontière imprécise entre réalité et fiction. Les traits majeurs de méta-fiction sont la déconstruction de la forme romanesque traditionnelle, l’ambiguïté entre le début et la fin, sans intrigue, ni héros. Cela peut s’appliquer au sens propre à L’immortalité. Celle-ci est irracontable, inadaptable comme Kundera le dit lui-même, qu’il n’y a aucun d’intrigue. Plusieurs événements se croisent comme une grande mosaïque, mais il n’y a aucun ordre de priorité, aucun événement supérieur, aucun héros. Kundera refuse une intrigue traditionnelle, et donne l’importance aux épisodes (anecdotes), donc l’improbabilité et la contingence surgissent. «La rencontre de l’auteur avec ses propres personnages» est un exemple extrême pour la contingence. À travers de ce dispositif plus ou moins inouï, l’auteur trouble radicalement la structure et l’univers du roman. Un nouveau fait s’ajoute à la fin, le lecteur peut faire maintenant ‘une nouvelle lecture’. Suivant que le rôle du lecteur est important, l’auteur utilise une voix d’interprète qui joue un rôle de guide. Pour les différentes voix, Kundera change de point de vue. La voix d’auteur pour l'essai, la voix du narrateur pour le roman, et celle-ci change de la focalisation interne à la focalisation externe. En effet, les personnages obtiennent une individualité au fur et à mesure que le récit est en progrès. Pour quelle raison utilise-t-il cette méthode postmoderne? Il est bien connu que Kundera refuse la lecture dans le contexte biographique à cause de son origine (tchèque) et donc, il ne veut pas de dévoiler sa vie privée. C’est qu’il prend une position d’interprète pour réduire au minimum des malentendus vis-à-vis son œuvre. À propos de l’essai, il l’emploie comme un moyen de transmettre plus clairement le sujet du roman. C’est ce que l'auteur nomme «un essai spécifiquement romanesque», à travers cette forme expérimentale, il peut construire son propre univers romanesque plus solidement.

참고문헌 (22)

  1. 밀란 쿤데라, "불멸" (2010), 민음사
  2. 권오용, "소설의 기술" (2008), 민음사
  3. 밀란 쿤데라, "사유하는 존재의 아름다움" (1994), 청년사
  4. 밀란 쿤데라, "참을 수 없는 존재의 가벼움" (2002), 민음사
  5. 밀란 쿤데라, "커튼" (2008), 민음사
  6. Milan Kundera, "L'immortalité, traduction d'Eva Bloch" (1990), Gallimard, coll. «Folio»
  7. Milan Kundera, "L'Art du roman" (1986), Gallimard, coll. «Folio»
  8. Milan Kundera, "Kundera OEuvre", Bibliothèque de la Pléiade, 1(2) (2011), Gallimard
  9. 권택영, "포스트모던이란 무엇인가 - 자연주의에서 미니멀리즘까지" (1990), 민음사
  10. 이두진, "『프랑스 중위의 여자』에 있어서의 작가의 개입에 대한 연구", 성심여자대학 논문집, 21, pp.77~87 (1989)
  11. 임선지, "브레히트의 서사극이론 ― <억척어멈과 그 자식들>, <사천의 선인>을 중심으로", Minerva, (24), pp.95~106 (1990), 이화여자대학교 인문과학대학 영어영문학과
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  13. Bissonnette, Annie, "Esprit de procès de l'esprit : de l'esthétique du paradoxe chez Milan Kundera essayiste", Orées, Revue électronique du Département des études françaises de l'Université Concordia, 1(1) (2001)
  14. Bissonnette, "Milan Kundera, essayiste ou le singulier pluriel des testaments trahis, Milan Kundera, une oeuvre au pluriel", ULB, 14~15 (2001)
  15. Boisen, John, "Piscines et plages chez Kundera", Revue Romane, 42(2), pp.239~255
  16. Boyer-Weinmann, Martine, "Lire Milan Kundera" (2009), Armand Colin
  17. Harper, Mark, "The role of the narrator in the novels of Milan Kundera", 석사, pp.1990
  18. Kheriji, Rym, "Boudjedra et Kundera : Lectures à corps ouvert", 박사, pp.2000
  19. O’Brien, John, "Milan Kundera: Meaning, Play, and the Role of the Author", Critique, 34(1), pp.3~18 (1992)
  20. Ochs, Elinor, "Narrating the self", Annual Review Anthropologie, 25, pp.19~43 (1996)
  21. Parent, Thierry, "Le hasard à l'oeuvre chez Milan Kundera", Études françaises, 41(2), pp.117~134 (2005)
  22. Rizza, Michael James, "Continuity and Complexity in Milan Kundera's Immortality", Critique: Studies in Contemporary Fiction articles, 50(4), pp.350~364 (2009)

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