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독립 후(1965-1978) 알제리의 언어․교육정책 -탈식민화 과정에 관한 연구-

La politique linguistique et éducationnelle de l’Algérie après l'indépendance(1965-1978): Recherche sur la poursuite de la décolonisation

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Dans le cadre du Maghreb, l’originalité de l’Algérie tient dans les traumatismes de la colonisation de peuplement et de la guerre d’indépendance qui fut aussi une guerre civile. Dès la fin de la guerre d’Algérie, l’Armée de libération nationale prend le pouvoir. L’oligarchie qui en émane a joué un rôle déterminant dans le devenir linguistique du pays. Le nouvel État poursuit le processus de décolonisation, avec une volonté de refonte et d’unification de la nation algérienne ; il choisit l’Islam pour religion et l’arabe pour langue ; il s’emploie à effacer la dépendance culturelle vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale. Le colonel Houari Boumediène, amené au pouvoir par un coup d’État en 1965, lance les premières campagnes d'arabisation : elles ont pour but de poursuivre la lutte anticapitaliste et de soutenir la construction d’un État islamique sur la base du socialisme. La langue qui s’impose n’est pas le dialecte algérien mais l’arabe coranique. L'arabisation a d'abord logiquement commencé par le système scolaire, puis par l’administration (obligation pour les fonctionnaires de connaitre l’arabe dit classique) et les médias. Pour remédier aux manques d'enseignants, l'Algérie a fait appel aux pays amis, notamment l'Égypte, la Syrie et l'Irak. Ceux-ci ont expédié en masse des instituteurs militants, souvent proches des « Frères musulmans ». C'est sous leur influence que la jeunesse algérienne a pu s'imprégner des valeurs islamiques en se préoccupant, de manière secondaire, d’accroitre le niveau de connaissance et les savoirs des apprenants. Ces enseignants étrangers étaient connus pour peu comprendre le dialecte algérien. La politique linguistique d'arabisation a aussi suscité de profondes tensions dans la population. En particulier les Berbères, dont la langue ne se rattache pas à l’arabe, s'opposèrent le plus à l'arabisation (la Kabylie était aussi la plus ancienne région d’émigration vers la France). Leur résistance s'exprima dans l'usage exclusif du berbère et du français dans tous les lieux publics, comme les cafés, les hôtels, les restaurants et les bureaux administratifs. Une autre hostilité vint des milieux intellectuels francophones qui, pour beaucoup, quittèrent le pays pour rejoindre la France et le Canada. Aujourd'hui, l’idée est répandue que l’arabisation du pays, voulue par le président Boumediène, a été contreproductive pour le développement de l’Algérie. La politique linguistique d'arabisation a été étéguiil idéologique au servicee lingn maiérien au pouvoir, sans réflexion ogiqu’histoire ethnique et culturelle, et ogitgui, sans même avoire livéritable dyna idéolpédagogique. L’ideérité arabo-berbère de l’Algérie implidéolune réflexion ogiqétéchamp de connaissance plus réduit déolcelouvde la civiingation uiil idéoldans son acception la plus large. Cette réflexion our l’état de l’arabisation implique une double approche pédagogique et culturelle de l’histoire linguistique du pays.

Abstract

Dans le cadre du Maghreb, l’originalité de l’Algérie tient dans les traumatismes de la colonisation de peuplement et de la guerre d’indépendance qui fut aussi une guerre civile. Dès la fin de la guerre d’Algérie, l’Armée de libération nationale prend le pouvoir. L’oligarchie qui en émane a joué un rôle déterminant dans le devenir linguistique du pays. Le nouvel État poursuit le processus de décolonisation, avec une volonté de refonte et d’unification de la nation algérienne ; il choisit l’Islam pour religion et l’arabe pour langue ; il s’emploie à effacer la dépendance culturelle vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale. Le colonel Houari Boumediène, amené au pouvoir par un coup d’État en 1965, lance les premières campagnes d'arabisation : elles ont pour but de poursuivre la lutte anticapitaliste et de soutenir la construction d’un État islamique sur la base du socialisme. La langue qui s’impose n’est pas le dialecte algérien mais l’arabe coranique. L'arabisation a d'abord logiquement commencé par le système scolaire, puis par l’administration (obligation pour les fonctionnaires de connaitre l’arabe dit classique) et les médias. Pour remédier aux manques d'enseignants, l'Algérie a fait appel aux pays amis, notamment l'Égypte, la Syrie et l'Irak. Ceux-ci ont expédié en masse des instituteurs militants, souvent proches des « Frères musulmans ». C'est sous leur influence que la jeunesse algérienne a pu s'imprégner des valeurs islamiques en se préoccupant, de manière secondaire, d’accroitre le niveau de connaissance et les savoirs des apprenants. Ces enseignants étrangers étaient connus pour peu comprendre le dialecte algérien. La politique linguistique d'arabisation a aussi suscité de profondes tensions dans la population. En particulier les Berbères, dont la langue ne se rattache pas à l’arabe, s'opposèrent le plus à l'arabisation (la Kabylie était aussi la plus ancienne région d’émigration vers la France). Leur résistance s'exprima dans l'usage exclusif du berbère et du français dans tous les lieux publics, comme les cafés, les hôtels, les restaurants et les bureaux administratifs. Une autre hostilité vint des milieux intellectuels francophones qui, pour beaucoup, quittèrent le pays pour rejoindre la France et le Canada. Aujourd'hui, l’idée est répandue que l’arabisation du pays, voulue par le président Boumediène, a été contreproductive pour le développement de l’Algérie. La politique linguistique d'arabisation a été étéguiil idéologique au servicee lingn maiérien au pouvoir, sans réflexion ogiqu’histoire ethnique et culturelle, et ogitgui, sans même avoire livéritable dyna idéolpédagogique. L’ideérité arabo-berbère de l’Algérie implidéolune réflexion ogiqétéchamp de connaissance plus réduit déolcelouvde la civiingation uiil idéoldans son acception la plus large. Cette réflexion our l’état de l’arabisation implique une double approche pédagogique et culturelle de l’histoire linguistique du pays.

참고문헌 (19)

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