알제리 식민 지배 초기(1830-1870)의 프랑스의 언어 문화 정책
La politique de la langue et de la culture françaises aux débuts de la colonisation de l'Algérie(1830-1870)
0
조회
0
다운로드
12
인용
0
참고문헌
키워드
초록
L'histoire de l'Algérie a commencé avec les phéniciens et s'est poursuivie avec les Romains, les Vandales puis les Byzantins. Ils y ont laissé de nombreuses traces de leurs passages. Avec l'arrivée des Arabes, les indigènes ont commecé à adopter l'islam mais ils ont toujours conservé leurs langues locales ainsi, pendant longtemps, le latin, l'arabe, les langues berbères, le punique et l'ottoman ont coexisté. Mais seule la langue arabe était considérée comme langue divine. Cependant l'arabe qui s'est parlé en Algérie n'a pas été celui du Coran; il s'agissait plutôt d'une variante régionale ou dialectale influencé par le berbère, le latin et le turc. Cette diversité linguistique a contribué à faire de l'arabe algérien une variété d'arabe différente de celui du Proche-Orient. L'éloignement géographique, le temps et le contexte socioculturel ont accentué également cette particularisation de l'arabe algérien. La conquête de l'Algérie s'est faite par la force, village après village. Le français s'est implanté dans son sillage car les colonisateurs se sont efforcés de faire de l'Algérie une province française à part entier. L'islam a joué le rôle d'un rempart contre la francisation, même si, pour bien régner, la France a lancé une vaste entreprise de déstabilisation culturelle et religieuse de la société indigène: les autorités ont tenté de développer, au début de la période considérée, une culture mixte et bilingue franco-arabe. Ce projet reposait sur des considérations politiques: il s'agissait, d'abord, de satisfaire à des besoins administratifs et militaires, il était indispensable de former des interprètes, indigènes et français. En Algérie, les cours magistraux d'enseignement de la langue française ont débuté dès 1832 pour que les indigènes accédent peu à peu aux idées de la civilisation française. Par ailleurs, la théorie du langage en vigueur à l'époque a été mise au service de la politique coloniale, par exemple, les recherche sur la langue indo-européenne ont contribué à justifier la légitimité de l'extension coloniale par la supériorité de la civilisation du colonisateur et donc par la supériorité de sa langue. L'école française devait faire la conquête morale de l'indigène, lui faire prendre conscience de la supériorité la civilisation qui lui était imposée, rendre la population moins hostile et répandre la langue et la culture française pour créer les conditions de la pérennité politique de la conquête. Tout est entrepris dans ce but par l'administration coloniale: bourse, distribution de prix, gratifications diverses, rémunération journalière, tolérance religieuses etc. Certains indigènes ont alors commencé à accepter le principe d'une assimilation au modèle français. En 1870, les autorités ont pris l'enseignement des indigènes totalement en mains: la Troisième République a confirmé officiellement la volonté de poursuivre plus efficacement la voie de l'assimilisation. Pourtant, la civilisation française, ses normes et ses valeurs n'étaient véhiculées que par l'école qui ne touchait qu'une petite partie de la population indigène: les élites indigènes avaient rejeté l'éducation à la française pour partir plutôt étudier au Proche-Orient, tandis que les enfants pauvres, eux, n'y avaient pas accès. Par contre, les Jeunes Algériens, produits de la culture française, ont commencé à rêver de cette assimilation. Peu nombreux mais très actifs, surtout par l'intermédiaire de la presse et de la politique, ils se sont attiré la sympathie de l'opinion publique et de la politique française. A la fin du XIXe siècle, la langue française est devenue une langue très importante dans la société algérienne, à la même époque, la lutte pour l'indépendance linguistique vis-à-vis du français est aussi devenue une constante de la pensée politique algérienne.
Abstract
L'histoire de l'Algérie a commencé avec les phéniciens et s'est poursuivie avec les Romains, les Vandales puis les Byzantins. Ils y ont laissé de nombreuses traces de leurs passages. Avec l'arrivée des Arabes, les indigènes ont commecé à adopter l'islam mais ils ont toujours conservé leurs langues locales ainsi, pendant longtemps, le latin, l'arabe, les langues berbères, le punique et l'ottoman ont coexisté. Mais seule la langue arabe était considérée comme langue divine. Cependant l'arabe qui s'est parlé en Algérie n'a pas été celui du Coran; il s'agissait plutôt d'une variante régionale ou dialectale influencé par le berbère, le latin et le turc. Cette diversité linguistique a contribué à faire de l'arabe algérien une variété d'arabe différente de celui du Proche-Orient. L'éloignement géographique, le temps et le contexte socioculturel ont accentué également cette particularisation de l'arabe algérien. La conquête de l'Algérie s'est faite par la force, village après village. Le français s'est implanté dans son sillage car les colonisateurs se sont efforcés de faire de l'Algérie une province française à part entier. L'islam a joué le rôle d'un rempart contre la francisation, même si, pour bien régner, la France a lancé une vaste entreprise de déstabilisation culturelle et religieuse de la société indigène: les autorités ont tenté de développer, au début de la période considérée, une culture mixte et bilingue franco-arabe. Ce projet reposait sur des considérations politiques: il s'agissait, d'abord, de satisfaire à des besoins administratifs et militaires, il était indispensable de former des interprètes, indigènes et français. En Algérie, les cours magistraux d'enseignement de la langue française ont débuté dès 1832 pour que les indigènes accédent peu à peu aux idées de la civilisation française. Par ailleurs, la théorie du langage en vigueur à l'époque a été mise au service de la politique coloniale, par exemple, les recherche sur la langue indo-européenne ont contribué à justifier la légitimité de l'extension coloniale par la supériorité de la civilisation du colonisateur et donc par la supériorité de sa langue. L'école française devait faire la conquête morale de l'indigène, lui faire prendre conscience de la supériorité la civilisation qui lui était imposée, rendre la population moins hostile et répandre la langue et la culture française pour créer les conditions de la pérennité politique de la conquête. Tout est entrepris dans ce but par l'administration coloniale: bourse, distribution de prix, gratifications diverses, rémunération journalière, tolérance religieuses etc. Certains indigènes ont alors commencé à accepter le principe d'une assimilation au modèle français. En 1870, les autorités ont pris l'enseignement des indigènes totalement en mains: la Troisième République a confirmé officiellement la volonté de poursuivre plus efficacement la voie de l'assimilisation. Pourtant, la civilisation française, ses normes et ses valeurs n'étaient véhiculées que par l'école qui ne touchait qu'une petite partie de la population indigène: les élites indigènes avaient rejeté l'éducation à la française pour partir plutôt étudier au Proche-Orient, tandis que les enfants pauvres, eux, n'y avaient pas accès. Par contre, les Jeunes Algériens, produits de la culture française, ont commencé à rêver de cette assimilation. Peu nombreux mais très actifs, surtout par l'intermédiaire de la presse et de la politique, ils se sont attiré la sympathie de l'opinion publique et de la politique française. A la fin du XIXe siècle, la langue française est devenue une langue très importante dans la société algérienne, à la même époque, la lutte pour l'indépendance linguistique vis-à-vis du français est aussi devenue une constante de la pensée politique algérienne.
참고문헌 (22)
- 김진수, "프랑스의 언어정책" (2007), 부산외국어대학교 출판부
- 김진식, "프랑스권 국가의 형성에 관한 연구", 44, pp.387~414 (2004), 한국프랑스학회
- 미우라 노부타카, "언어제국주의란 무엇인가" (2005), 돌베개
- 아민 말루프, "사람잡는 정체성" (2006), 이론과 실천
- 에드워드 사이드, "문화와 제국주의" (2004), 문예출판사
- 이송희, "Francophonie와 알제리", 한국프랑스학논집, 42, pp.427~448 (2003), 한국프랑스학회
- 임기대, "다언어국가로서의 알제리의 언어 사용 정책에 관한 연구: 베르베르어의 경우", 한국프랑스학회.제62집, 62, pp.23~48 (2008), 한국프랑스학회
- 장 카르팡티에, "프랑스인의 역사" (1991), 소나무
- 장 카르팡티에, "지중해의 역사" (2006), 한길출판사
- 정진농, "오리엔탈리즘의 역사" (2005), 살림출판사
- CALVET Louis-Jean, "Linguistique et colonialisme: Petit traité de glottophagie" (1979), Editions Payot
- CALVET Louis-Jean, "La guerre des langues et les politiques linguistiques" (1999), Hachette
- CAMPS Gabriel, "Les berbères: mémoire et identité" (2007), Actes sud
- CHITOUR Chems-Eddine, "Algérie: le passé revisité" (2004), Casbah Editions
- GUERID, Djamel, "L'exception algérienne: La modernisation à l'épreuve de la société" (2007), Casbah Editions
- HADDADOU Mohamed Akli, "Défense et illustration de la langue berbère" (2002), Alger
- LANASRI, Ahmed, "La littérature algérienne de l'entre-deux-guerre" (1995), Publisud
- MAHE, Alain, "Histoire de la grande Kabylie" (2006), Editions Bouchènes
- RISLER Camille, "La politique culturelle de la France en Algérie: Les objectifs et les limites(1830-1962)" (2004), L'Harmattan
- SEBBA Rabeh, "L'Algérie et la langue française: L'altérité partagé" (2002), Editions Dar el Gharb
- STORA Benjamin, "Algérie: histoire contemporaine 1830-1988" (2004), Casbah
- STORA Benjamin, "Histoire de l'Algérie coloniale (1830-1954)" (2006), La Découverte
