이브 본느프와의 말라르메 시학 비평 — 언어 문제를 중심으로
La critique d'Yves Bonnefoy sur la poétique de Mallarmé - le problème du langage
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La critique d'Yves Bonnefoy sur la poétique de Mallarmé - le problème du langage LEE Sin-Ja Pour Bonnefoy, les oeuvres de Mallarmé lui permettent de réfléchir sur la relation entre le langage et l'être humain. Ses oeuvres approfondissent le langage du “haut degré” pour éclaircir finalement l'existence même de l'homme. Bonnefoy pense que les oeuvres attachent de la valeur, dans cette voie-là, en particulier, à la situation des mots dans la phrase. Du point de vue de Bonnefoy, la poésie doit effectuer, chez Mallarmé, le langage plus “élevé” que dans quelques autres genres littéraires. Le langage poétique consiste à créer, en effet, la vraie beauté du monde ou l'univers de l'“Idée”. Il s'agit alors de supprimer dans le poème le “hasard” qui fait représenter la seule réalité superficielle du monde sous le fonctionnement arbitraire du langage. Les mots “LE HASARD” présents dans un poème de l'auteur, “Un coup de dés jamais n'abolira le hasard”, évoquent justement ce problème. D'après nous, les mots sont effectivement écrits en gros à la différence des autres mots voisins écrits en italique. En examinant le problème du “hasard” à travers les textes de Mallarmé, Bonnefoy observe les réflexions du poète sur la “notion pure” et la “notion ordinaire” du langage. Selon Bonnefoy, cette “notion pure” a, chez Mallarmé, le sens de l'“Idée” à partir duquel le vrai visage de la réalité éternelle se révèle. Par contre, cette “notion ordinaire” a le sens de la “finitude” dans certaines circonstances intellectuelles et abstraites. Les deux “notions” s'opposent l'une à l'autre. Or, la “notion ordinaire”, représentée par le langage courant, influe mal sur la “notion pure”. En effet, l'homme utilise ce langage courant dont les expressions imparfaites nuisent à la “notion pure” du sens parfait. Il faut alors, dans la poésie en particulier, purifier le langage courant et lui permettre de devenir le langage absolu de la “notion pure”. Il est nécessaire de libérer les mots de la “notion ordinaire” de leurs sens absurdes habituellement employés, pour leur rendre leurs vraies “notions pures”. Bonnefoy pense que la plupart des oeuvres de Mallarmé se préoccupent de résoudre les problèmes de ces deux langages et de ces deux “notions”. Comme les oeuvres de Mallarmé prennent au sérieux la “notion pure” et la “notion ordinaire” du langage, le fonctionnement concret de chaque mot y est toujours important. Il est question d'un mot “nuit”, par exemple. En expliquant les oeuvres à commencer par “Le Minuit” contenu dans Igitur, Bonnefoy suppose que la qualité phonétique de ce mot ne garde pas la qualité signifiante de l'obscurité mais celle de la clarté. Dans la vision de Bonnefoy, le désaccord entre le son et le sens d'un mot constate la contradiction du langage humain qui peut provoquer la “crise de vers”(mentionnée par le poète). Le “plus haut” langage de l'homme pourra les accorder l'un avec l'autre. Ces perspectives montrent que Bonnefoy acceptent, avec Mallarmé, quelque peu, la théorie de Saussure qui persiste dans la concordance entre le signifiant et le signifié d'un mot. Les caractéristiques sonores des groupes de mots, susceptibles d'être examinées au niveau de leurs phonèmes comme dans le mot “nuit”, concernent leurs circonstances rythmiques qui forment le mètre du poème. D'après Bonnefoy, la rythmicité métrique dans les poèmes de Mallarmé peut être considérée comme la “musicalité” du langage qui crée leurs sens. Toutes les conditions de ses poèmes font naître cette “musicalité” métrique. Cela constitue une grande particularité des poèmes. Lorsque Bonnefoy étudie ainsi, dans les oeuvres de Mallarmé, la “musicalité” du langage poétique et le fonctionnement des mots dont la “notion pure” et la “notion ordinaire” sont en question, sa critique tente d'y joindre la poétique et la linguistique. Grâce à cette critique, les textes peuvent continuer à créer leurs valeurs nouvelles et originales en circulant entre les deux domaines.
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