멜랑콜리와 알레고리 : 라스 폰 트리에의 <멜랑콜리아>
Mélancolie et Allegorie : Melancholia (2011) de Lars Von Trier
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초록
Melancholia est un film qui, en partant de la propre expérience de dépression du réalisateur Las Von Trier, jette un regard tragique sur la fin du monde. Ce texte voudrait d’abord pointer que cette oeuvre renferme les traces confuses de la souffrance de l’auteur, allant des symptômes pathologiques jusqu’à l’agonie, la frustration et l’euphorie créatrice. Dans ce sens, ce film nous révèle la différence entre les ‘symptômes pathologiques’ et ‘l’art symptomatologique’ se manifestant au cours de la création. Et si nous considérons que la mélancolie est un affect phare de notre modernité, cette oeuvre va à l’encontre exiger à questionner avec profondeur le mode de cet affect. Afin d’entamer ces questions, ce texte propose d’abord une analyse de la stratégie narrative et visuelle utilisées dans Melancholia. Cet article va d’abord étudier la structure contradictoire entre la première partie, caractérisée par ce qui est qualifiable de ‘réalisime hystérique’, et la seconde partie, d’une structure progressant d’une manière plutôt paisible vers la fin du monde. Ce texte va d’ailleurs assimiler cette structure antagoniste à la composition dramatique du ‘Trauerspiel allemand’ analysée par Walter Benjamin. Ensuite, en qualifiant la composition de l’image de l’ouverture à une composition allégorique de l'image, la remarque sera faite sur la relation entre allégorie et mélancolie. Par cette analyse, cet artice tente de creuser la signification de ‘la politique de provocation’ de Von Trier qui se manifeste à travers le regard dépressif, la souffrance de l’extermination ainsi que l’expérience traumatisante observables pendant le film. Melancholia exprime l’absurdité critique de la société post-moderne inspirée de la propre expérience de l’auteur, et nous propose la quête d’une nouvelle possibilité suggérée à travers un dénouement ouvert. Pour conclure, cet article essaye d’expliciter la chose suivante: la stratégie cinématographique de Von Trier occasionne un ressentiment intense chez le spectateur en usant d’un affect fatal qu’est la destruction, et en ce faisant, intente à cette audience un questionnement politique sur l’Histoire post-moderne.
Abstract
Melancholia est un film qui, en partant de la propre expérience de dépression du réalisateur Las Von Trier, jette un regard tragique sur la fin du monde. Ce texte voudrait d’abord pointer que cette oeuvre renferme les traces confuses de la souffrance de l’auteur, allant des symptômes pathologiques jusqu’à l’agonie, la frustration et l’euphorie créatrice. Dans ce sens, ce film nous révèle la différence entre les ‘symptômes pathologiques’ et ‘l’art symptomatologique’ se manifestant au cours de la création. Et si nous considérons que la mélancolie est un affect phare de notre modernité, cette oeuvre va à l’encontre exiger à questionner avec profondeur le mode de cet affect. Afin d’entamer ces questions, ce texte propose d’abord une analyse de la stratégie narrative et visuelle utilisées dans Melancholia. Cet article va d’abord étudier la structure contradictoire entre la première partie, caractérisée par ce qui est qualifiable de ‘réalisime hystérique’, et la seconde partie, d’une structure progressant d’une manière plutôt paisible vers la fin du monde. Ce texte va d’ailleurs assimiler cette structure antagoniste à la composition dramatique du ‘Trauerspiel allemand’ analysée par Walter Benjamin. Ensuite, en qualifiant la composition de l’image de l’ouverture à une composition allégorique de l'image, la remarque sera faite sur la relation entre allégorie et mélancolie. Par cette analyse, cet artice tente de creuser la signification de ‘la politique de provocation’ de Von Trier qui se manifeste à travers le regard dépressif, la souffrance de l’extermination ainsi que l’expérience traumatisante observables pendant le film. Melancholia exprime l’absurdité critique de la société post-moderne inspirée de la propre expérience de l’auteur, et nous propose la quête d’une nouvelle possibilité suggérée à travers un dénouement ouvert. Pour conclure, cet article essaye d’expliciter la chose suivante: la stratégie cinématographique de Von Trier occasionne un ressentiment intense chez le spectateur en usant d’un affect fatal qu’est la destruction, et en ce faisant, intente à cette audience un questionnement politique sur l’Histoire post-moderne.
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