동북아시아 3국의 전통문화예술에 대한 프랑스의 이중적 관점- 케브랑리 박물관(Musée du quai Branly)의 사례를 중심으로
Double regards français sur la culture de trois pays de l’Asie du nord-est :le cas du Musée du quai Branly
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초록
Le Musée du quai Branly inauguré en 2006, conserve et exhibe environ trois cents mille objets qui proviennent des continents non-européens. Quai Branly se proclame ‘le lieu où les cultures se dialoguent.’ Pourtant son identité même est un important sujet du débat dans le milieu intellectuel et culturel en France. Avant l’ouverture du musée du quai Branly, la plupart des objets collectés pendant la longue période de colonisation etaient conservés au musée de l’Homme. Autrement dit, ils étaient historiquement d’abord l’objet d’étude et de recherche de l’anthropologie. Pourtant La nouvelle directive de la politique culturelle française qui transforme leur valeur anthropologique en valeur artistique, s’est formé déjà au milieu du vingtième siècle. D’ailleurs à partir du début du 20 siècle, les artistes français et européens considéraient ces objets d’un autre regard artistique. Du terme de l’art nègre jusqu’à celui de l’art primitif, leur statut artistique s’est renforcé de plus en plus. Or la valorisation de la culture traditionnelle non-occidentale par l’attribution du statut artistique provoquait toujours un soupçon. Les objets qui se trouvent actuellement au Musée du quai Branly, pour leurs créateurs, à savoir pour les non occidentaux, ne sont pas des objets d’arts mais ceux de la vie quotidienne. Parmi tant d’objets au Musée du quai Branly, la spécificité des objets culturels asiatiques, définie par le Musée du quai Branly même, est un sujet de discussion. Car par rapport à d’autres cultures non-européennes, seule la culture asiatique est caractérisée par la longue et grande civilisation culturelle, politique, économique et religieuse. Autrement dit, la culture asiatique en général n’appartient pas à la catégorie de l’art premier ou primitif, qui a une certaine connotation de ‘l’art tribal’. Avant le dix-septième siècle, certains pays asiatiques comme la Chine et l’Inde étaient supérieurs aux pays européens au niveau de la richesse économique et du développement politico-administrstif. C’est pour cette raison que le Musée du quai Branly, concernant l’Asie, a décidé d’exposer les cultures des peuples minoritaires asiatiques comme les Aïnous ou les sibériens, qui sont relativements proches de la culture tribale des autres continents. Pour l’art et la culture asiatiques en général, le Musée Guimet est déjà spécialisé depuis la fin du dix-neuvième siècle. Le Musée du quai Branly, quant à la culture asiatique, se considère comme complément du Musée Guimet. Or les places de la Corée, de la Chine et du Japon au Musée du quai Branly, posent encore une autre question. Les trois pays de l’Asie du nord-est qui sont économiquement les plus développés parmi les pays asiatiques, ont une longue histoire commune et tumultueuse à partir de la fin du dix-neuvième siècle, à savoir, de l’époque de la modernisation à la manière occidentale. Le Japon qui avait le plus vite rattrapé l’Occident, a adopté la même politique colonialiste que celle de l’Occident. Le zoo humain qui s’est installé pendant l’exposition coloniale et industrielle de l’Ôsaka en 1903, est un exemple démonstratif de l’imitation du racisme occidental par le Japon. La Corée et la Chine ont contesté contre le zoo humain japonais qui a exhibé leurs compatriotes comme des animaux. Pourtant les coréens et les chinois à cette époque n’ont pas surmonté la vision même du critère euro-centriste et raciste de la civilisation, qui n’est en fin de compte que la valorisation uni-dimensionnelle de la technologie moderne occidentale. La spécification difficile des cultures de ces trois pays au Musée du quai Branly reflète leurs histoires complexes.
Abstract
Le Musée du quai Branly inauguré en 2006, conserve et exhibe environ trois cents mille objets qui proviennent des continents non-européens. Quai Branly se proclame ‘le lieu où les cultures se dialoguent.’ Pourtant son identité même est un important sujet du débat dans le milieu intellectuel et culturel en France. Avant l’ouverture du musée du quai Branly, la plupart des objets collectés pendant la longue période de colonisation etaient conservés au musée de l’Homme. Autrement dit, ils étaient historiquement d’abord l’objet d’étude et de recherche de l’anthropologie. Pourtant La nouvelle directive de la politique culturelle française qui transforme leur valeur anthropologique en valeur artistique, s’est formé déjà au milieu du vingtième siècle. D’ailleurs à partir du début du 20 siècle, les artistes français et européens considéraient ces objets d’un autre regard artistique. Du terme de l’art nègre jusqu’à celui de l’art primitif, leur statut artistique s’est renforcé de plus en plus. Or la valorisation de la culture traditionnelle non-occidentale par l’attribution du statut artistique provoquait toujours un soupçon. Les objets qui se trouvent actuellement au Musée du quai Branly, pour leurs créateurs, à savoir pour les non occidentaux, ne sont pas des objets d’arts mais ceux de la vie quotidienne. Parmi tant d’objets au Musée du quai Branly, la spécificité des objets culturels asiatiques, définie par le Musée du quai Branly même, est un sujet de discussion. Car par rapport à d’autres cultures non-européennes, seule la culture asiatique est caractérisée par la longue et grande civilisation culturelle, politique, économique et religieuse. Autrement dit, la culture asiatique en général n’appartient pas à la catégorie de l’art premier ou primitif, qui a une certaine connotation de ‘l’art tribal’. Avant le dix-septième siècle, certains pays asiatiques comme la Chine et l’Inde étaient supérieurs aux pays européens au niveau de la richesse économique et du développement politico-administrstif. C’est pour cette raison que le Musée du quai Branly, concernant l’Asie, a décidé d’exposer les cultures des peuples minoritaires asiatiques comme les Aïnous ou les sibériens, qui sont relativements proches de la culture tribale des autres continents. Pour l’art et la culture asiatiques en général, le Musée Guimet est déjà spécialisé depuis la fin du dix-neuvième siècle. Le Musée du quai Branly, quant à la culture asiatique, se considère comme complément du Musée Guimet. Or les places de la Corée, de la Chine et du Japon au Musée du quai Branly, posent encore une autre question. Les trois pays de l’Asie du nord-est qui sont économiquement les plus développés parmi les pays asiatiques, ont une longue histoire commune et tumultueuse à partir de la fin du dix-neuvième siècle, à savoir, de l’époque de la modernisation à la manière occidentale. Le Japon qui avait le plus vite rattrapé l’Occident, a adopté la même politique colonialiste que celle de l’Occident. Le zoo humain qui s’est installé pendant l’exposition coloniale et industrielle de l’Ôsaka en 1903, est un exemple démonstratif de l’imitation du racisme occidental par le Japon. La Corée et la Chine ont contesté contre le zoo humain japonais qui a exhibé leurs compatriotes comme des animaux. Pourtant les coréens et les chinois à cette époque n’ont pas surmonté la vision même du critère euro-centriste et raciste de la civilisation, qui n’est en fin de compte que la valorisation uni-dimensionnelle de la technologie moderne occidentale. La spécification difficile des cultures de ces trois pays au Musée du quai Branly reflète leurs histoires complexes.
참고문헌 (19)
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- "Le Débat, n 147", Gallimard, ~ (2007)
- "Le Guide du musée", Musée du quai Branly, ~ (2006)
- Guillaume Apollinaire, "Chroniques d’art 1902-1918" (1960), Gallimard
- André Breton, "Entretiens (1913-1952), coll.Idées" (1973), Gallimard
