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사진과 글의 접목 - 에르베 기베르의 작품 『악 Vice』을 중심으로

La photo et l'écriture dans Vice d'Hervé Guibert

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Dans cet article nous avons voulu mettre en valeur une réflexion sur le corps humain à travers la photo et l'écriture toutes deux en relation avec l'image de la mort dans Vice d'Hervé Guibert. Notre sujet vise non seulement à réfléchir sur la corrélation entre la photo et l'écriture, mais aussi à nous pencher sur l'existence humaine de la grotte de Lascaux jusqu'au «post-humain». Nous avons donc abordé cette recherche sous trois aspects : la saisie de l'image de la mort, la coexistence de la mort et de la vie et enfin l'homme hybride. Vice, peuplée d'images de la mort est une œuvre saisissante : photo de poupées de cire fragmentées, squelettes et animaux taxidermisés, toutes ces photos évoquent la morgue, plus précisément la mort. En effet, ces clichés correspondent tout à fait à un écrit sur un cimetière d'enfants, un daguerréotype d'enfants morts et à un cabinet de taxidermiste. D'où provient la fascination d'Hervé Guibert pour la mort? Il a montré le rapport inhérent de la mort et de la vie, ce qui nous renvoie à l'origine de la religion égyptienne et à son art plastique, plus précisément à la momie. Le corps momifié appelle l'éternité. Telle est aussi la visée de la pratique de la taxidermie, de l'embaumement du corps à laquelle l'auteur a pu montrer son attachement dans sa façon d’observer et de montrer le squelette et la poupée de cire. Certaines photos de la poupée de cire dans Vice ne semblent pas des objets inanimés, car ils semblent agir sur les gens qui les regardent. Il y a ainsi comme un renversement ou un échange de regard donnant l'énergie de la vie aux poupées dont le regard à leur tour devient si pénétrant qu’il fait de l’objet un sujet et des spectateurs des objets. La photo est en quelque sorte une image de “l'autrui”, voire un médium hallucinant ou un fétiche. C'est le retour du mort qui nous fait trembler. Le référent dans la photo, habité par la mort, donne l'impression de ressusciter, grâce aux spectateurs, si bien que la photo oscille entre le passé et le présent voire le futur. Tel est le charme de la photo qui nous mène ainsi jusqu'à une aspiration vers l'immatérialité perçue à la grotte de Lascaux ou dans les Pyramides d'Égypte. D'autre part, la poupée, la machine et les animaux taxidermisés dans les photos de Vice rappellent l'homme hybride. Le désir animal, tel qu’il s’exprime dans le cannibalisme et le vampirisme, est immanent dans l'univers d'Hervé Guibert qui est en partie lié à l’origine. La pulsion animale abolirait la frontière entre l'humain et l'animal, ce qui résume bien la caractérisque de l'homme hybride. Celui-ci incarné sous la forme d'une grosse machine noire dans Vice suggère la venue imminente des robots. La préoccupation du corps de l'écrivain, visible dans la figure des poupées de cire androgynes et fragmentées, aboutit à une incarnation du corps libéré. Le «post-humain» est lié au féminisme postmoderne dans les années 1990. Le «post-humain», futur de l'humain, humain libéré d'un code génétique hérité, est un androïde mi-robot, mi-humain dont la sexualité est incertaine. Ces êtres virtuels correspondent de manière saisissante à un être mi-humain, mi-animal que l’on peut voir déjà dans la grotte de Lascaux ou dans les êtres humains ressemblant aux animaux dans des tombeaux égyptiens. L'origine du post-humain se trouverait alors dans l'animisme ou dans la croyance des primitifs qui voulaient surmonter le sentiment de la perte, de la mort, en préservant l'apparence matérielle. Le vice proviendrait du fait que l'homme est mortel, mais Hervé Guibert fait face à la mort avec son œuvre Vice, comme si celle-ci luttait contre la mort. Aujourd'hui, comme de nombreux transhumanistes le croient, la science et la technologie aideront l'humanité à transcender ses limites mortelles et biologiques en déplaçant son esprit dans des ordinateurs. C'est ce dont Hervé Guibert a rêvé toute sa vie, mais le prix peut en être élevé car l'homme risque de disparaître en renonçant à son frêle corps biologique pour une immortalité numérique.

Abstract

Dans cet article nous avons voulu mettre en valeur une réflexion sur le corps humain à travers la photo et l'écriture toutes deux en relation avec l'image de la mort dans Vice d'Hervé Guibert. Notre sujet vise non seulement à réfléchir sur la corrélation entre la photo et l'écriture, mais aussi à nous pencher sur l'existence humaine de la grotte de Lascaux jusqu'au «post-humain». Nous avons donc abordé cette recherche sous trois aspects : la saisie de l'image de la mort, la coexistence de la mort et de la vie et enfin l'homme hybride. Vice, peuplée d'images de la mort est une œuvre saisissante : photo de poupées de cire fragmentées, squelettes et animaux taxidermisés, toutes ces photos évoquent la morgue, plus précisément la mort. En effet, ces clichés correspondent tout à fait à un écrit sur un cimetière d'enfants, un daguerréotype d'enfants morts et à un cabinet de taxidermiste. D'où provient la fascination d'Hervé Guibert pour la mort? Il a montré le rapport inhérent de la mort et de la vie, ce qui nous renvoie à l'origine de la religion égyptienne et à son art plastique, plus précisément à la momie. Le corps momifié appelle l'éternité. Telle est aussi la visée de la pratique de la taxidermie, de l'embaumement du corps à laquelle l'auteur a pu montrer son attachement dans sa façon d’observer et de montrer le squelette et la poupée de cire. Certaines photos de la poupée de cire dans Vice ne semblent pas des objets inanimés, car ils semblent agir sur les gens qui les regardent. Il y a ainsi comme un renversement ou un échange de regard donnant l'énergie de la vie aux poupées dont le regard à leur tour devient si pénétrant qu’il fait de l’objet un sujet et des spectateurs des objets. La photo est en quelque sorte une image de “l'autrui”, voire un médium hallucinant ou un fétiche. C'est le retour du mort qui nous fait trembler. Le référent dans la photo, habité par la mort, donne l'impression de ressusciter, grâce aux spectateurs, si bien que la photo oscille entre le passé et le présent voire le futur. Tel est le charme de la photo qui nous mène ainsi jusqu'à une aspiration vers l'immatérialité perçue à la grotte de Lascaux ou dans les Pyramides d'Égypte. D'autre part, la poupée, la machine et les animaux taxidermisés dans les photos de Vice rappellent l'homme hybride. Le désir animal, tel qu’il s’exprime dans le cannibalisme et le vampirisme, est immanent dans l'univers d'Hervé Guibert qui est en partie lié à l’origine. La pulsion animale abolirait la frontière entre l'humain et l'animal, ce qui résume bien la caractérisque de l'homme hybride. Celui-ci incarné sous la forme d'une grosse machine noire dans Vice suggère la venue imminente des robots. La préoccupation du corps de l'écrivain, visible dans la figure des poupées de cire androgynes et fragmentées, aboutit à une incarnation du corps libéré. Le «post-humain» est lié au féminisme postmoderne dans les années 1990. Le «post-humain», futur de l'humain, humain libéré d'un code génétique hérité, est un androïde mi-robot, mi-humain dont la sexualité est incertaine. Ces êtres virtuels correspondent de manière saisissante à un être mi-humain, mi-animal que l’on peut voir déjà dans la grotte de Lascaux ou dans les êtres humains ressemblant aux animaux dans des tombeaux égyptiens. L'origine du post-humain se trouverait alors dans l'animisme ou dans la croyance des primitifs qui voulaient surmonter le sentiment de la perte, de la mort, en préservant l'apparence matérielle. Le vice proviendrait du fait que l'homme est mortel, mais Hervé Guibert fait face à la mort avec son œuvre Vice, comme si celle-ci luttait contre la mort. Aujourd'hui, comme de nombreux transhumanistes le croient, la science et la technologie aideront l'humanité à transcender ses limites mortelles et biologiques en déplaçant son esprit dans des ordinateurs. C'est ce dont Hervé Guibert a rêvé toute sa vie, mais le prix peut en être élevé car l'homme risque de disparaître en renonçant à son frêle corps biologique pour une immortalité numérique.

참고문헌 (34)

  1. 에르베 기베르, "À l’Ami qui ne m’a pas sauvé la vie" (1990), Éditions Gallimard
  2. 에르베 기베르, "Des Aveugles" (1985), Éditions Gallimard
  3. 에르베 기베르, "Les Chiens" (1982), Les Éditions de Minuit
  4. 에르베 기베르, "Lettres d’Égypte du Caire à Assouan" (1995), Actes Sud
  5. 에르베 기베르, "La Mort propagande" (1977), Éditions Régine Deforges
  6. 에르베 기베르, "Le Protocole compassionnel" (1991), Éditions Gallimard
  7. 에르베 기베르, "Vice" (1991), Éditions Jacques Berton
  8. 에르베 기베르, "Vous m'avez fait former des fantômes" (1987), Éditions Gallimard
  9. 에르베 기베르, "유령 이미지" (2017), 알마
  10. BOULÉ Jean Pierre, "Hervé Guibert, L'écriture photographique ou le miroir de soi" (2015), Presses universitaires de Lyon
  11. BOULÉ Jean Pierre, "Hervé Guibert : Vice de formes", Hervé Guibert, Nottingham French Studies, 34(1), pp.49~60 (1995), The University of Nottingham
  12. BUISINE Alain, "Le Corps textuel d’Hervé Guibert, La Revue des lettres modernes", pp.97~112 (1997)
  13. 김현아, "사진과 페티시즘 -에르베 기베르의 작품 세계-", 프랑스학연구, (34), pp.471~491 (2005), 프랑스학회
  14. 김현아, "시각장애인들의 환상 - 에르베 기베르의 소설 『시각장애인들 Des Aveugles』을 중심으로", 불어불문학연구, (109), pp.35~57 (2017), 한국불어불문학회
  15. DUBOIS Philippe, "L'Acte photographique" (1990), Nathan
  16. KRAUSS Rosalind, "Le Photographique, Pour une théorie des écarts, traduit par Marc Bloch et Jean Kempf" (1990), Éditions Macula
  17. TOURNIER Michel, "La Goutte d'or" (2000), Gallimard
  18. 롤랑 바르트, "밝은방 사진에 관한 노트" (2006), 동문선
  19. 앙드레 바쟁, "영화란 무엇인가" (2001), 시각과 언어
  20. 필립 뒤봐, "사진적 행위" (2005), 사진마실
  21. FREUD Sigmund, "L'Inquiétante étrangeté" (1985), Gallimard
  22. MIMOSO-RUIZ Rey, "Dictionnaire des mythes féminins, sous la direction de Pierre Brunel" (2002), Du Rocher
  23. POLITI Giancarlo, "Post Human : Jeffrey Deitch's Brave New Art", Flash Art, pp.66~68 (1992)
  24. 김홍희, "여성과 미술" (2003), 눈빛
  25. 김홍희, "페미니즘ㆍ비디오ㆍ미술" (1998), 재원
  26. 미셀 푸코, "감시와 처벌 : 감옥의 역사" (2013), 나남
  27. "Exposition de Dove Allouche", MEA CULPA D'UN SCEPTIQUE, Fondation d’entreprise Ricard paris, ~ (2016)
  28. "Exposition collective", Matéralité de l'invisible L’archéologie des sens, Cent quatre Paris, ~ (2016)
  29. Miquel Barceló, "Sol y sombra", Bnf-Le site François-Mitterrand, 2016
  30. "Persona, Etrangement humain" (2016), Musée du Quai Brandly, Actes Sud
  31. "오를랑 테크노바디 1966-2016", 성곡미술관, ~ (2016)
  32. "이집트 보물전", 국립중앙박물관, ~ (2016)
  33. "Lascaux 프랑스 라스코동굴벽화 국제순회 광명동굴전", 광명시, ~ (2016)
  34. "2016 부산비엔날레 - 프로젝트1 An", other avant-garde china-japan-korea, 2016

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