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독일점령기 쇼아 소설 - 『도라 브루더』와『사라의 열쇠』를 중심으로

Romans sur la Shoah sous l’Occupation : Dora Bruder et Elle s’appelais Sarah

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Nous avons pour but, dans cette étude, d’analyser deux romans sur la Shoah sous l’occupation allemande Dora Bruder de Patrick Modiano et Elle s’appelais Sarah de Tatiana de Rosnay. Modiano et de Rosnay accomplissent dans ces romans une sorte de mission morale, à savoir revendiquer la vérité historique en honorant la mémoire des victimes de la Shoah. Dora et Sarah seraient des personnages représentatifs des juifs français soufferts et sacrifiés par l’antisémitisme durant la Seconde Guerre mondiale et en lisant leurs histoires tragiques les lecteurs peuvent partager leur douleur et leur souffrance. Modiano et de Rosnay donnnent ainsi la voix aux percécutés et déportés qui ont été souvent négligés (ou même omis) dans l‘Histoire officielle et révèlent dans ces romans la vérité sur l’holocauste en France afin de lutter contre l’oubli et de poser des questions fondamentales sur l'humanité. Modiano décrit son enquête relative à Dora Bruder, fille de 15 ans dont l’annonce de recherche s’est apparue dans le journal Paris-Soir du 31 décembre 1941. La trace de l'existence de la famille Bruder est tellement fine et fragile que Modiano se contente d’expliquer la topographie des lieux où elle avait habité. Car l’auteur croit qu’“au moins les lieux gardent une légère empreinte des personnes qui les ont habités.” (D 28~29) Dans ce roman le narrateur-auteur entremêle des souvenirs de son père juif et ceux de la famille juive Bruder afin de critiquer l’antisémitisme sous l’occupation allemande et la Shoah. Modiano témoigne ainsi la mémoire des victimes de la déportation des Juifs en France et renouvelle l’identité narrative des juifs français. Dans Elle s’appelais Sarah, Julia Jarmond, journaliste américaine se met à la recherche de Sarah Starzynski, enfant victime du rafle du Vél’d’Hiv du 16~17 juillet 1942. De Rosnay critique ici l’oubli volontaire et répendu sur l’histoire surnois du Vichy aussi que l’indifférence (ou même la haine aveugle) envers les juifs français persécutés et déportés par la police nationale dans les années 1930~40. L’auteur nous délivre ici une histoire poignante et déchirante des victimes de l’holocauste : des survivants de la Shoah qui n’arrivent pas à surmonter le passé et le trauma finissent parfois par se suicider en raison de la désolation et du ressentiment de la perte de la famille et/ou des proches. Ce roman qui témoigne “les jours les plus sombres” (S 108) de France sert probablement à apaiser la peine inconsolable d’innocentes victimes aussi à envisager une réconciliation sociale possible.

Abstract

Nous avons pour but, dans cette étude, d’analyser deux romans sur la Shoah sous l’occupation allemande Dora Bruder de Patrick Modiano et Elle s’appelais Sarah de Tatiana de Rosnay. Modiano et de Rosnay accomplissent dans ces romans une sorte de mission morale, à savoir revendiquer la vérité historique en honorant la mémoire des victimes de la Shoah. Dora et Sarah seraient des personnages représentatifs des juifs français soufferts et sacrifiés par l’antisémitisme durant la Seconde Guerre mondiale et en lisant leurs histoires tragiques les lecteurs peuvent partager leur douleur et leur souffrance. Modiano et de Rosnay donnnent ainsi la voix aux percécutés et déportés qui ont été souvent négligés (ou même omis) dans l‘Histoire officielle et révèlent dans ces romans la vérité sur l’holocauste en France afin de lutter contre l’oubli et de poser des questions fondamentales sur l'humanité. Modiano décrit son enquête relative à Dora Bruder, fille de 15 ans dont l’annonce de recherche s’est apparue dans le journal Paris-Soir du 31 décembre 1941. La trace de l'existence de la famille Bruder est tellement fine et fragile que Modiano se contente d’expliquer la topographie des lieux où elle avait habité. Car l’auteur croit qu’“au moins les lieux gardent une légère empreinte des personnes qui les ont habités.” (D 28~29) Dans ce roman le narrateur-auteur entremêle des souvenirs de son père juif et ceux de la famille juive Bruder afin de critiquer l’antisémitisme sous l’occupation allemande et la Shoah. Modiano témoigne ainsi la mémoire des victimes de la déportation des Juifs en France et renouvelle l’identité narrative des juifs français. Dans Elle s’appelais Sarah, Julia Jarmond, journaliste américaine se met à la recherche de Sarah Starzynski, enfant victime du rafle du Vél’d’Hiv du 16~17 juillet 1942. De Rosnay critique ici l’oubli volontaire et répendu sur l’histoire surnois du Vichy aussi que l’indifférence (ou même la haine aveugle) envers les juifs français persécutés et déportés par la police nationale dans les années 1930~40. L’auteur nous délivre ici une histoire poignante et déchirante des victimes de l’holocauste : des survivants de la Shoah qui n’arrivent pas à surmonter le passé et le trauma finissent parfois par se suicider en raison de la désolation et du ressentiment de la perte de la famille et/ou des proches. Ce roman qui témoigne “les jours les plus sombres” (S 108) de France sert probablement à apaiser la peine inconsolable d’innocentes victimes aussi à envisager une réconciliation sociale possible.

참고문헌 (15)

  1. De Rosnay, Tatiana, "타티아나 드 로즈네" (2011), 비채
  2. De Rosnay, "사라의 열쇠" (2015), 문학동네
  3. De Rosnay, "Héloïse d'Ormesson" (2007)
  4. Modiano, Patrick, "신혼여행" (2017), 문학동네
  5. Modiano, Patrick, "도라 브루더" (2014), 문학동네
  6. Modiano, Patrick, "거대한 망각의 백지 앞에서-노벨 문학상 수상연설문", 문학동네, 82(봄), pp.581~583 (2015)
  7. Agamben, Giorgio, "호모 사케르" (2008), 새물결
  8. Arendt, Hannah, "전체주의의 기원 1, 2" (2006), 한길사
  9. Arendt, Hannah, "인간의 조건" (2015), 한길사
  10. Arendt, Hannah, "예루살렘의 아이히만" (2017), 한길사
  11. Hilberg, Raul, "홀로코스트, 유럽 유대인의 파괴1" (2008), 개마고원
  12. Kenny, Richard, "이방인, 신, 괴물" (2004), 개마고원
  13. Nora, Pierre, "기억의 장소 1, 4" (2010), 나남
  14. Ricoeur, Paul, "시간과 이야기 3" (2015), 문학과 지성사
  15. Sontag, Susan, "타인의 고통" (2004), 이후

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