기호의 놀이와 유추의 수사학 - 앙드레 말로의 『인간의 조건』에서 첸이라는 인물을 중심으로 -
Jeu de signes et rhétorique d'analogie - autour du personnage de Tchen dans La Condition humaine d'André Malraux -
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Cette étude a pour but d'une part d'analyser un jeu de signes de haut degré, et d'autre part d'examiner une figure d'analogie autour du personnage de Tchen dans La Condition humaine, Cette figure et ce jeu, implicitement proposés à travers une poétique symboliste, permettent d'avoir accès à la vérité de la vision codifiée du personnage. La poétique symboliste est composée de la discontinuité, la suggestion/l'évocation, le symbole et l'analogie. Dans le roman, ellle fonctionne avec plusieurs dispositifs qui ont pour rôle de retarder la vérité du texte, en maintenant "le code herméneutique" de celle-ci. Nous les empruntons de S/Z de Barthes qui les appelle "morphèmes dilatoires". Elles sont le leurre, l'équivoque, la réponse suspendue, la réponse partartielle et le blocage auxquels nous ajoutons la réponse définitive et l'authentification. Tchen apparaît de la première partie à la quatrième dans le roman. Attendu la révolution qui se déroule sur le plan réel et pragmatique, "la réponse suspendue" formant l'arrière-plan, les autres morphèmes en interaction avec la poétique symboliste donnent à approcher de la verité de la vision bouddhique du terroriste. Plus précisément, dans les deux premières parties, trois dispositifs retardatifs s'imposent : "la réponse suspendue" indiquée par le déroulement pratique de la révolution, "l'équivoque" de discours ou de descriptions ouvrant diverses interprétations et "le leurre" qui pourrait conduire le lecteur à la déviation de lecture. En revanche, à partir de la troisième partie, malgré des fragements ligustiques qui correspendent à "la réponse suspendue" ou au "leurre" ou au "blocage", nous voyons fonctionner "la réponse partielle" avec l'apparition de suggestions/évocations de la poétique symboliste. Dans la quatrième, tandis que plusieurs "morphèmes" s'entrelacent par un mécanisme compliquée et entrainent le jeu de signes dans son apogée, nous obtenons la clé permettant de décripter "le code herméneutique" de la vérité métaphysique du révolutionnaire, étant donné des suggestions/évocations importantes comme "les temps bouddhiques", qui appartiennent à la réponse définitive et à l'authentification. Par conséquent, le jeu de signes prend cette forme : "les morphèmes" du retard qui prévalent dans le premier stade se heurtent ou s'unissent progressivement à la poétique symboliste, mais au dernier momoment, cette poétique révélant la vérité du texte met la touche finale. Ce jeu de signes se joue par l'analogie qui est une puissance invisible tissant le texte en un réseau de relations. L'opération inverse du "démon de l'analogie" mis en oeuvre par le romancier montre comment le texte déploie le jeu de sa vérité. Une telle analyse nous conduit à la conclusion que les éléments retardatifs sont non seulement des créations de langage mais aussi des miroirs qui reflètent cette vérité. Sur le plan de la rhétorique, la figure d'analogie comme clé pour interpréter l'unité symbolique dans le monde de Tchen, à savoir "la nuit de brume" est la métaphore. Ce symbole en tant que comparant manquant de son comparé fonctionne comme une métaphore filée. Il ne peut être déchiffré qu'après la révélation de la vision du terroriste. Par analogie, nous pouvons tirer cette équation : x / la nuit de brume = la condition humaine du bouddhisme / la condition humaine de Tchen. On peut en déduire le sens symbolique de la nuit de brume : la cécité(ignorance) humaine dans l'irréalité(illusion) du monde. Bref, sa condition humaine est la nuit de brume. Élargir l'opération d'analogie aux autres protagonistes nous amènera à constater que le texte romanesque se transforme en cette métaphore.
Abstract
Cette étude a pour but d'une part d'analyser un jeu de signes de haut degré, et d'autre part d'examiner une figure d'analogie autour du personnage de Tchen dans La Condition humaine, Cette figure et ce jeu, implicitement proposés à travers une poétique symboliste, permettent d'avoir accès à la vérité de la vision codifiée du personnage. La poétique symboliste est composée de la discontinuité, la suggestion/l'évocation, le symbole et l'analogie. Dans le roman, ellle fonctionne avec plusieurs dispositifs qui ont pour rôle de retarder la vérité du texte, en maintenant "le code herméneutique" de celle-ci. Nous les empruntons de S/Z de Barthes qui les appelle "morphèmes dilatoires". Elles sont le leurre, l'équivoque, la réponse suspendue, la réponse partartielle et le blocage auxquels nous ajoutons la réponse définitive et l'authentification. Tchen apparaît de la première partie à la quatrième dans le roman. Attendu la révolution qui se déroule sur le plan réel et pragmatique, "la réponse suspendue" formant l'arrière-plan, les autres morphèmes en interaction avec la poétique symboliste donnent à approcher de la verité de la vision bouddhique du terroriste. Plus précisément, dans les deux premières parties, trois dispositifs retardatifs s'imposent : "la réponse suspendue" indiquée par le déroulement pratique de la révolution, "l'équivoque" de discours ou de descriptions ouvrant diverses interprétations et "le leurre" qui pourrait conduire le lecteur à la déviation de lecture. En revanche, à partir de la troisième partie, malgré des fragements ligustiques qui correspendent à "la réponse suspendue" ou au "leurre" ou au "blocage", nous voyons fonctionner "la réponse partielle" avec l'apparition de suggestions/évocations de la poétique symboliste. Dans la quatrième, tandis que plusieurs "morphèmes" s'entrelacent par un mécanisme compliquée et entrainent le jeu de signes dans son apogée, nous obtenons la clé permettant de décripter "le code herméneutique" de la vérité métaphysique du révolutionnaire, étant donné des suggestions/évocations importantes comme "les temps bouddhiques", qui appartiennent à la réponse définitive et à l'authentification. Par conséquent, le jeu de signes prend cette forme : "les morphèmes" du retard qui prévalent dans le premier stade se heurtent ou s'unissent progressivement à la poétique symboliste, mais au dernier momoment, cette poétique révélant la vérité du texte met la touche finale. Ce jeu de signes se joue par l'analogie qui est une puissance invisible tissant le texte en un réseau de relations. L'opération inverse du "démon de l'analogie" mis en oeuvre par le romancier montre comment le texte déploie le jeu de sa vérité. Une telle analyse nous conduit à la conclusion que les éléments retardatifs sont non seulement des créations de langage mais aussi des miroirs qui reflètent cette vérité. Sur le plan de la rhétorique, la figure d'analogie comme clé pour interpréter l'unité symbolique dans le monde de Tchen, à savoir "la nuit de brume" est la métaphore. Ce symbole en tant que comparant manquant de son comparé fonctionne comme une métaphore filée. Il ne peut être déchiffré qu'après la révélation de la vision du terroriste. Par analogie, nous pouvons tirer cette équation : x / la nuit de brume = la condition humaine du bouddhisme / la condition humaine de Tchen. On peut en déduire le sens symbolique de la nuit de brume : la cécité(ignorance) humaine dans l'irréalité(illusion) du monde. Bref, sa condition humaine est la nuit de brume. Élargir l'opération d'analogie aux autres protagonistes nous amènera à constater que le texte romanesque se transforme en cette métaphore.
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