라신의 『브리타니퀴스』에 나타난 비극적 진실임직함의 개념
The idea of tragic 'vraisemblance' developed in "Britannicus" by Jean Racine
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『브리타니퀴스』의 창작과정에서 라신은 황제 네롱과 모후 아그리핀 간의 정치적 대결이라는 역사적 이야기에서 빌려온 주된 줄거리에 쥐니를 두고 네롱과 네롱의 동생이자 아그리핀의 정치적 피후원자인 브리타니퀴스가 펼치는 사랑의 경쟁을 제2의 줄거리로 도입한다. 쥐니에 대한 불가능하고 정당화하기 어려운 사랑을 진척시키는 과정에서 네롱은 아그리핀의 정치적 영향력을 극복할 수 있는 계략과 대담함을 체득함으로써 브리타니퀴스를 살해하기 이전에 이미 아그리핀의 정치적 실각을 현실화시킨다. 이 과정에서 네롱의 아그리핀에 대한 오이디푸스적 반항 자체가 그의 정치적 독재의 확립과 무제한적인 탐욕의 추구를 보여준다. 이 점에서 극작가가 궁극적으로 추구했던 주제는 아그리핀의 정치적 탐욕의 불행한 파국도, 브리티니퀴스의 희생의 비장함도 아닌 친모과 대신들의 살육까지 치달을 악마성의 실현의 묘사라고 할 수 있을 것이다. 이 과정에서 극작가는 폭군 네롱을 뷔뤼스와 나르시스로 상징되는 자신의 성격적 양면성 사이에서 끊임없이 주저하면서도 황제권의 확인을 위해서는 범죄적인 충동도 자제할 수 없었던 악마성의 ‘비극적 희생자’로 그려내고자 하는 문학적 야심을 추구한 것으로 보인다. 다소 경솔한 브리타니퀴스를 먼저 비극의 희생양으로 삼은 극작가는 극작품의 명실상부한 주인공인 네롱을 비극적 제물로 포획하기 위하여 우울증과 분노의 발작을 두고두고 자극할 브리타니퀴스 사후의 쥐니의 개입을 구상함으로써 브리타니퀴스의 살해에서 자신의 자살까지의 네롱의 운명의 행로를 극단적인 공포의 묘사가 아니라 – 비극에 대한 당대의 비판의 요체였던 - 아그리핀이 말한 바 네롱이 가책을 느낄 때까지 계속될 분노의 여신의 집요한 징벌로 바꾸어놓는다. 이렇듯 브리타니퀴스의 사후 쥐니와의 네롱의 영원한 이별로 막을 내리는 대단원은 주된 줄거리인 정치적 줄거리에 심리적 깊이와 극적 반전을 가져옴으로써 모자간의 극한적인 권력 투쟁을 그린 정치 비극을 사랑의 서정적인 애가에 크고 작은 자신의 과오로 스스로 불행한 결말을 결정짓는 인물들의 보편적, 내적 운명에 대한 함의를 결합한 시적 비극으로 마무리 짓는다. 극작가 라신은 이렇듯 『브리타니퀴스』의 창작과정을 통해서 정념의 무질서의 묘사로 인해서 ‘사회적 진실임직함’에 대한 위반 가능성을 안고 있는 원전 텍스트의 ‘역사적 이야기’를 역설적으로 인간 심리가 안고 있는 진실임직하지 않은 요소들, 문학적으로 말하자면 인간의 내면적 진실들에 대한 극적 탐구의 주제로 활용함으로써 주제적 일관성, 극적인 밀도, 도덕적 영감을 조화시키는 이른바 ‘미적 진실임직함’에 도달했다고 볼 수 있다.
Abstract
Jean Racine à l’œuvre introduit l’intrigue secondaire, basée sur la rivalité amoureuse sur Junie entre Néron et Britannicus, à l’intrigue principale fondée sur la confrontation entre Néron empereur et Agippine, sa mère d‘une grande influence auprès de Britannicus, frère de Néron et ex-successeur légitime du trône. L’intrigue amoureuse accélère l’intrigue principale, et augmente l’imprévisibilite de la fin funeste en y donnant une motivation psychologique aux protagonistes ayant pour des conséquences des changements de leur caractères. Les modes d’intervention active de l’intrigue amoureuse à l’intrigue politique varient selon les parties temporelles de la tragédie, d’‘abord, exposition, ensuite, nœud, trois actes intermédiaire, et, enfin, dénouement divisible en deux parts à partir de la mort de Britannicus. Les deux intrigues se relient par l’exagération pernicieuse de Narcisse, alors que deux premiers actes du nœud montrent la pression et la ruse exercées par Néron qui consistent à débloquer l’obstacle dressé par l’amour fidèle entre Britannicus et Junie, et, par là, la crise d’amour où tombe ce dernier couple. Néron commence à apprendre, au cours du deuxième acte, comment il se révolte contre l’oppression politique et psychologique imposée par sa mère à travers la manifestaion violente de ses passions d’amour pour Junie. C’est dans le deuxième acte du nœud qu’Agrippine emploie une menace publique contre Néron pour retrouver son ancien pouvoir, et que Britannicus, d’ailleurs, fait exploser sa fureur contre l’attitude de soupirant contraire aux bienséances que doit expecter un empereur. Néron emprisonne, à la fin du troisième acte, sa mère et son frère à la fois sous le prétexte d’avoir bravé l’autorité de l’empereur même sans aucune preuve du complot de rébellion. Ainsi vu, ces deux intrigues importantes ne sont pas enchaînées par la liaison logique, mais sont reliés par les circonstances psychologiques, ainsi que jalouisie d’amour contre Britannicus et volonté de conquérir l’indépendance politique auprès de sa mère chez Néron, ambition politique d’Agrippine qui veut employer la discorde entre les deux frères, et la naïveté proche d’imprudence de Britannicus. Le dernier acte du nœud montre le ballottement psychologique de Néron qui, tout en étant sûr de la défaite d’Agrippine, alterne la décision et sa reprise jusqu’à ce qu’il prenne la résolution finale de tuer Britannicus. Le quatrième acte fait ressentir l’apparition de la monstruosité chez Néron qui entreprend de sacrifier Britannicus après avoir acquis la libération politique auprès d’Agrippine, et le destin déplorable de Britannicus qui va s’enfoncer, sans le savoir, dans la catastrophe à cause des rapports de force conflictuels entre Néron et Agrippine. Pour cette raison, la démarche de lier les deux intrigues n’est pas ‘nécessaire’, mais ‘vraisemblable’, étant donné que la mort de Britannicus n’est pas produit par la logique politique qui suit le cours des événements objectives, mais par l’égarement psychologique entrainîné par l’emprise des passions, ainsi qu’obstination, hésitation et illusion. Il se forme, sur la mort de Britannicus lors du festin de réconciliation entre deux frères, une coexistence contrastive de la chute du rêve optimiste dont Agrppine se nourrit, et du démenti cynique fait par Néron. Ce contraste radical confirme la combinaison naturelle entre la cohérence narrative dans la manifestation du monstruel chez Néron, et l’ironie tragique réalisée par le renversement de fortune dans les partisans d’Agrippine. Si Agrippine s’entretient dans l’illusion aveugle d’elle-même même après sa disgrâce, Néron gardera dans son cœur un espoir de voir exclusivement établi son pouvoir suprême, et de conclure son mariage avec Junie par le moyen de la mort de Britannicus. On se demande alors pourquoi la tragédie de Britannicus close par la séparation entre Néron et Junie devant le temple de Vesta en faisant apparaître Junie sur scène après la mort de Britannicus. On peut supposer alors que le dramaturge envisage d’imposer la punition de Néron de l’empoisonnement de Britannicus par la séparation éternelle avec sa bien-aimée, De la sorte, Racine parvient à relier ‘vraisemblablement’ la mort de Britannicus et ses suites funestes historiques en y fournissant la motivation psychologique résumée par la révélation du monstre, ceci accélélée par ses adieux avec Junie. Il en ressort que Néron arrive à réaliser la disgrâce d’Agrippine avant de commettre la meurtre de Britannicus en acquérirant les manœuvre subtiles capables de maîtriser l’influence politique d’Agrippine dans ses tentatives de faire progresser son amour pour l’amante de son frère. Même si Racine insiste sur la disgrâce d’Agrippine non moins importante que la mort de Britannicus, ce que le dramaturge semble envisager de rechercher comme son sujet ultime, ce n’est ni assujettissement politique d’Agrippine, ni élimination cruelle de Britannicus, c’est la peinture ‘tragique’ du Néron monstruel qui courira jusqu’à sa suicide en passant par les meurtres de sa mère et de ses courtisans loyaux. Ce qu’il est intéressant de constater, c’est que le dramaturge entreprend de décrire Néron comme un victime tragique de la monstruosité intrinsèque qui se (re)trouve imposible de résister, en vue de la confirmation indiscutable de son pouvoir intangible d’empereur, à l’impulsion criminelle tout en oscillant chez lui entre le côté d’un Burrhus et le côté d’un Narcisse. En fin de compte, Racine conçoit, après avoir pris comme victime tragique Britannicus un peu inconsidéré, l’intervention de Junie juste après la mort de Britannicus, ceci notamment de façon à capturer Néron, véritable protagoniste de la pièce tragique comme coupable punissable de la mort de Britannicus. De cette manière, le dramarturge tragique interprète l’itinéraire de Néron à partir de la mort de Britannicus jusqu’à sa suicide non plus comme la peinture extrême des choses terrifiantes – qui constituait l’enjeu majeur des reproches de l’époque. mais comme la punition implacable de la Furie jusqu’au moment où Néron soit la proie des remords tout en parcourant la fureur mélancolique, comme le prévoit Agrippine. De la sorte, le dénouement composé en deux parts fait de la tragédie politique qui traite de la lutte politique cruelle entre mère et fils la tragédie poétique qui combine l’élégie de l’amour lyrique et l’implicite grandiose des destinées universelles et intérieures des héros qui concluent leur fortunes malheureuses en raison de leurs propres fautes obligées ou voulues. On peut dire alors que le dramaturge Racine à l’œuvre parvient à production de la ‘vraisemblance esthétique’ qui consiste à harmoniser cohérence thématique, densité dramatique et inspiration morale en exploitant l’histoire du texte de source qui comporte les possibilités de transgresser la ‘vraisemblance sociale’ en raison de la peinture lucide de la désordre des passions, ceci comme moteur de recherches des faits en eux-mêmes invraisemblables que comprend “la psychologie des illusins de soi sur soi”, selon les termes de Bernard Tocanne, des personnages tragiques, autrement dit, des vérités intérieures des humains d’un caractère souvent contradictoire ou paradoxal.
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